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Les artisans aussi accusent l’Etat: «L'émigration irrégulière est accentuée par nos nombreux déguerpissements… »

Le phénomène du «Barça ou Barsax» est revenu en force, avec son lot de désolation. Plus de 480 morts en mer sont enregistrés. Les spéculations vont bon train sur les causes qui expliquent les nombreux départs de ces voyageurs «suicidaires».


Rédigé par leral.net le Vendredi 13 Novembre 2020 à 08:34 | | 0 commentaire(s)|

Les artisans aussi accusent l’Etat: «L'émigration irrégulière est accentuée par nos nombreux déguerpissements… »
Pour le président du Regroupement des vrais artisans de l'automobile de la Banlieue (Revaab), la raison est liée aux nombreux déguerpissements que subissent les artisans. «Au Sénégal, les artisans ne sont pas respectés. Si nous prenons l'exemple des mécaniciens, nous sommes tout le temps victimes de déguerpissement. Pourtant, nous participons à l'éducation et à la formation des jeunes. Un chef de garage peut avoir entre 10 et 15 apprentis qu'il forme. Mais si ces jeunes n'ont plus où travailler, ils vont prendre les pirogues pour voir ailleurs», râle Mamadou Bakayoko dit Bambara.

Selon le président du Revaab, les dernières estimations faisaient état de plus de 59.000 mécaniciens à Dakar. «Si nous avons des sites où travailler, c'est sûr que l'émigration irrégulière va baisser», soutient-il.

Les mécaniciens regroupés au sein du Revaab ont tenu un point de presse au site du technopole, à Pikine, pour réclamer un site où construire un centre de métier. «C'est un projet d'un coût de 5 milliards. Plus de 2000 jeunes y trouveront du travail. Nous avons déjà un partenaire qui est prêt à nous accompagner, mais il ne nous manque que le site. Nous réclamons un site au technopole pour construire un centre», souligne M. Bakayoko.

Les artisans ont saisi cette tribune pour interpeller le nouveau ministre de l'Artisanat et de la transformation du secteur informel sur les 35 milliards dégagés par le président de la République, pour soutenir les artisans, dans le cadre de la résilience économique et sociale. «Nous attendons toujours cette manne financière. Nous interpellons le nouveau ministre sur la question», dit-il.
Tribune



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