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Lourdement condamné pour viol suivi de meurtre, il tente de se suicider à l’énoncé du verdict

Rédigé par La rédaction de leral.net le 7 Décembre 2019 à 21:16

Condamné à 30 ans de prison un peu plus tôt, Willy Bardon a été placé en réanimation après avoir tenté de se suicider. Son état est « grave », selon le procureur d’Amiens.


Un geste désespéré à l'énoncé du verdict. Willy Bardon, condamné ce vendredi à 30 ans de prison pour « viol, enlèvement et séquestration suivis de mort » dans l'affaire Élodie Kulik, a tenté de se suicider devant la cour d'assises de la Somme.

Willy Bardon, abattu et tremblant, a tout de suite été évacué hors de la salle d'audience, après avoir avalé « quelque chose » - selon son avocat Stéphane Daquo - ressemblant à un cachet.

Il a été pris en charge mais restait alors conscient. Selon le procureur de la République d'Amiens, il a toutefois été placé un peu plus tard « en réanimation à l'hôpital », dans un état « grave et préoccupant ».

Il avait été fouillé
« On ne sait pas quel est le produit qu'il a ingéré », ni « comment il a pu cacher ça » alors qu'il avait « été fouillé », a déclaré à la presse Alexandre de Bosschère, précisant qu'un proche de Willy Bardon avait « dit qu'il attenterait à ses jours s'il était condamné ».

« Je ne comprends pas ce verdict (...) je ne vois pas les éléments qui amènent à condamner cet homme », a réagi l'avocat de Willy Bardon, annonçant son intention de faire appel. Concernant le geste de Bardon, « on n'a pas d'explication, je pense que la volonté qui est la sienne, c'est de ne pas supporter la prison », a poursuivi Stéphane Daquo.

Regrettant lui aussi le geste de l'accusé, le père de la victime Jacky Kulik s'est dit « soulagé » de ce verdict qui « rend enfin justice à Elodie ». « Je pourrai aller demain sur leur tombe et dire que j'ai fait mon travail », a-t-il déclaré, évoquant aussi son épouse Rose-Marie, décédée

Willy Bardon a été jugé coupable des sévices commis sur Élodie Kulik, employée de banque de 24 ans enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin (Aisne).

Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier, qui a ébranlé la salle d'audience à de nombreuses reprises pendant deux semaines. C'est sur cette bande sonore que la voix de Willy Bardon a été reconnue par plusieurs témoins. L'homme a toujours nié toute implication.

leparisien.fr