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Lourds impacts de la Covid-19: La famine multipliée par six avec la pandémie

La famine est l’une des conséquences les plus lourdes de la pandémie de Covid-19. D’après le nouveau rapport de l’ONG Oxfam, publié le 9 juillet 2021, le nombre de personnes souffrant de la famine a été multiplié par six depuis le début de la pandémie.


Rédigé par leral.net le Samedi 10 Juillet 2021 à 09:19 | | 0 commentaire(s)|

Actuellement, sept personnes meurent chaque minute dans le monde à cause de la faim. Mais l’ONG Oxfam sonne l’alerte. Cette triste cadence pourrait s'accélérer et atteindre onze personnes par minute, avant la fin de l’année. L’ONG met en cause ce qu’elle nomme « les 3 C », comme Conflits, Covid-19 et Crise Climatique.

La pandémie et les mesures de confinement ont fait ralentir l’activité économique et provoqué un chômage de masse. À cela, s'ajoutent les fermetures de frontières qui continuent de perturber l’approvisionnement de certains pays comme le Yémen ou Haïti. Toutes ces mesures ont provoqué une augmentation de 40% du prix des denrées alimentaires depuis l’année dernière. Ce qui en fait l’inflation alimentaire la plus importante de la décennie.

Situation Préoccupante au Sahel

L’ONG s’inquiète notamment des zones les plus ravagées par le conflit, comme le Burkina Faso et le nord du Nigéria. L’escalade des violences notamment dans le bassin du lac du Tchad, a conduit plus de 5 millions de personnes à fuir.

La région du Sahel subit l’une des crises alimentaires les plus préoccupantes dans le monde, avec actuellement 1,6 million d’enfants souffrant de malnutrition aiguë. Les inondations, près de deux fois plus nombreuses en cinq ans, ont détruit les habitations et anéanti les cultures et les troupeaux de près de deux millions de personnes l’année dernière.

Oxfam regrette que les gouvernements ne fassent pas une priorité de la lutte contre la faim, alors que les budgets affectés aux dépenses militaires se multiplient. Le Mali, par exemple, a importé sept fois plus d’armes ces cinq dernières années qu’au début de la décennie. Pour Hélène Botreau, porte-parole d’Oxfam, « il faut arrêter les conflits, surtout dans cette période de pandémie où on a besoin que les États se recentrent sur des services essentiels, sur la protection sociale ».

Selon elle, « les budgets affectés aux dépenses militaires, les ressources pour acheter des armes augmentent, alors que les ressources pour répondre à la crise alimentaire, n'augmentent en parallèle pas assez vite ».

L’ONG attend des gouvernements qu’ils prennent des mesures à l’occasion du prochain Comité de la sécurité mondiale, qui se tiendra à Rome en octobre prochain.






Tribune avec RFI



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