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Magal de Touba, Gamou de Tivaouane et de Médina Baye : trois mois après sa nomination, le ministre a tenu la maison

Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Août 2026 à 14:29 | | 0 commentaire(s)|

Nommé le 1er juin 2026, Mouhamadou Makhtar Cissé a conduit coup sur coup l'organisation du 132e Grand Magal de Touba et des Gamou de Tivaouane et de Médina Baye. Une séquence dense, passée sans accroc majeur, qui installe le ministre de l'Intérieur dans sa fonction.


Mouhamadou Makhtar Cissé a réussi sa première grande séquence à l'Intérieur. Nommé le 1er juin 2026, il a piloté en trois mois l'organisation du 132e Grand Magal de Touba, puis celle des Gamou de Tivaouane et de Médina Baye.

Touba, le baptême du feu

Le 28 juillet 2026, à la résidence Khadimou Rassoul de Darou Marnane, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique préside la réunion d'évaluation des engagements de l'État, accueilli par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des mourides.

Le gouverneur de Diourbel, Ibrahima Fall, y annonce que 95 % des 137 besoins recensés pour l'organisation sont satisfaits ou en cours de réalisation. Cinq jours plus tard, le 2 août, le 132e Grand Magal se déroule sans incident majeur.

Tivaouane et Médina Baye, la confirmation

Le ministre n'attend pas le Magal pour ouvrir le chantier suivant. Dès le 27 juillet, il réunit les autorités religieuses de Tivaouane — Serigne Mansour Sy Djamil, Serigne Habib Sy Borom Daradji, Serigne Moustapha Sy Al Amine, Serigne Abdou Hamid Sy Al Amine — le gouverneur de Thiès et le COSKAS.

Le 10 août, il préside au ministère la réunion nationale du Gamou de Médina Baye, en présence de Cheikh Abdoul Ibrahima Niass et du gouverneur de Kaolack. Les 24 et 25 août, il conduit les délégations gouvernementales aux deux cérémonies officielles, à Médina Baye puis à Tivaouane pour la 124e édition.

Un principe tenu : la sécurité ne se négocie pas

Sur les demandes d'allègement du dispositif de Médina Baye, sa réponse a été nette : les facilitations seront étudiées, mais « sous prétexte d'alléger, nous ne devons pas prêter le flanc ». La dimension internationale du Gamou de Médina Baye imposait cette fermeté.

Sur le terrain, Police nationale et Gendarmerie ont été déployées conjointement, avec des opérations ciblées dans les zones sensibles et un effort particulier sur les accidents de la circulation. Le Directeur général de la Police est allé lui-même inspecter le dispositif de Tivaouane.

Anticiper au lieu de constater

C'est peut-être là l'apport le plus durable du ministre. Il propose que le bilan du Magal ne se tienne plus dans la semaine de l'événement, mais deux mois après, et à Touba plutôt qu'à Dakar.

Il n'a d'ailleurs pas cherché à embellir le tableau : « Beaucoup de choses ont été réalisées, mais tout ne sera pas fait », a-t-il reconnu. La lucidité vaut ici mieux qu'un satisfecit.

Reste le chantier de l'étranger

Les foyers religieux sont tenus. Reste, pour boucler la démonstration, le volet qui touche à l'étranger : la relation aux Sénégalais de l'extérieur et la gestion des étrangers sur le territoire, deux dossiers qui relèvent directement de son département.

C'est sur ce terrain que se jouera la suite. Il a montré à Touba, à Tivaouane et à Médina Baye qu'il savait faire travailler ensemble une administration entière ; la même méthode y est attendue.