Leral.net - S'informer en temps réel

Mali : frappes aériennes à Kidal sur fond d’escalade avec les rebelles touareg

Rédigé par leral.net le Mercredi 29 Avril 2026 à 19:22 | | 0 commentaire(s)|

L’armée malienne a mené des frappes aériennes sur Kidal, désormais sous contrôle de groupes rebelles touareg et jihadistes, après une série d’attaques meurtrières à travers le pays. Cette montée des tensions illustre la dégradation rapide de la situation sécuritaire dans le nord du Mali.


La situation sécuritaire se détériore davantage au Mali. L’armée a lancé mercredi des frappes aériennes ciblant la ville de Kidal, passée sous le contrôle de rebelles touareg et de leurs alliés jihadistes ces derniers jours.

Selon des sources sécuritaires, les frappes ont visé notamment le camp militaire et des positions situées autour du gouvernorat. L’objectif affiché est clair : reprendre l’initiative face aux groupes armés qui ont multiplié les offensives récentes. « Nous ne comptons laisser aucun répit à ces ennemis », a indiqué une source militaire.

Ces opérations interviennent après une série d’attaques coordonnées lancées le week-end dernier par le JNIM et le Front de libération de l'Azawad. Ces offensives ont provoqué une onde de choc dans le pays, causant la mort du ministre de la Défense ainsi que d’au moins 23 personnes, civiles et militaires.

Du côté des rebelles, les frappes ont été confirmées, sans qu’aucune perte humaine ne soit signalée dans l’immédiat. Un responsable du FLA a évoqué une riposte de leurs systèmes de défense, tandis que des habitants ont rapporté avoir entendu plusieurs détonations dans la ville.

Parallèlement, les combats se poursuivent dans d’autres régions du nord. Une attaque a notamment visé un camp militaire à Gourma Rharous, dans la région de Tombouctou, illustrant la stratégie d’expansion des groupes armés.

Les indépendantistes touareg ont d’ailleurs affiché leur ambition de s’emparer des principales villes du nord, dans le cadre de leur revendication historique de l’Azawad, un vaste territoire couvrant plusieurs régions septentrionales du Mali.

Cette nouvelle escalade souligne la fragilité persistante du pays, confronté depuis des années à une insécurité chronique mêlant rébellions indépendantistes et groupes jihadistes. Elle pose également la question de la capacité des autorités de transition à contenir la progression des groupes armés dans un contexte de tensions croissantes.