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Marché d’armement de 45 milliards FCFA : deux inculpations et un mandat d’arrêt international requis

L’enquête sur le marché d’armement de 45 milliards de FCFA conclu sous l’ancien régime connaît une nouvelle accélération judiciaire. Deux intermédiaires ont été placés sous mandat de dépôt, tandis que le parquet financier réclame un mandat d’arrêt international contre un homme d’affaires cité dans un présumé système de rétrocommissions.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Mai 2026 à 10:06 | | 0 commentaire(s)|

Marché d’armement de 45 milliards FCFA : deux inculpations et un mandat d’arrêt international requis
Le dossier du marché d’armement de 45 milliards de francs CFA prend une nouvelle tournure judiciaire. Selon les révélations du journal Libération, l’information judiciaire ouverte au niveau du 3e cabinet financier connaît d’importants développements à la suite d’une plainte déposée par l’Agent judiciaire de l’État (AJE).

D’après les éléments révélés, deux intermédiaires impliqués dans cette affaire ont été inculpés puis placés sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur. Les investigations portent sur de présumées irrégularités dans l’attribution et l’exécution de ce marché conclu sous l’ancien régime.

Le parquet financier a également demandé l’émission d’un mandat d’arrêt international contre un homme d’affaires connu sous le surnom de « Petit Boubé ». Sa société aurait servi de structure écran dans un mécanisme présumé de rétrocommissions mis en lumière par les investigations de la CENTIF.

Les enquêteurs cherchent désormais à retracer les circuits financiers et à identifier les différents bénéficiaires des opérations suspectes liées à ce contrat d’armement.

Selon les mêmes sources, un autre volet sensible du dossier concerne un ancien ministre. Cette partie de la procédure a été transmise à la Haute Cour de Justice, seule juridiction habilitée à juger d’anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des nombreuses enquêtes ouvertes ces derniers mois sur la gestion de plusieurs marchés publics sous l’ancien pouvoir, dans un contexte marqué par les engagements des nouvelles autorités en matière de transparence et de reddition des comptes.