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Marième Soda Ndiaye, Députée : «C’est bien de voter des lois, mais il faut mettre le paquet sur leur applicabilité»

Lors de la cérémonie de clôture du projet «C’est la Vie» de l’Ong Raes qu’elle présidait, la députée Soda Marième Ndiaye a fait un plaidoyer fort en faveur des jeunes et demandé l’application des lois qui dorment dans les tiroirs.


Rédigé par leral.net le Samedi 11 Décembre 2021 à 09:48 | | 0 commentaire(s)|

Marième Soda Ndiaye a profité hier de la clôture du projet «C’est la Vie» de l’Ong Raes, pour revenir de façon large sur les questions qui touchent essentiellement les jeunes dans divers domaines.

«Nous ne cessons de le dire et de faire un plaidoyer sur les questions du Vih Sida, pour que l’Etat du Sénégal accepte d’augmenter son enveloppe. Pour nous, c’est une question de souveraineté. La santé doit être d’abord une priorité. Ce n’est pas normal que notre pays cotise à hauteur de 24% et que les bailleurs donnent 76%», indique la parlementaire, qui n’a pas manqué de rappeler que l’Etat du Sénégal a voté une loi sur la santé de la reproduction.

«Combien de jeunes et de mamans connaissent cette loi ? C’est bien de voter des lois, mais il faudrait mettre le paquet sur leur applicabilité et leur vulgarisation. Nous attendons des jeunes élus de porter les vrais problèmes qui sont occultés par nos aînés», souligne Soda Marième Ndiaye.

Elle ajoute : «Nous sommes en train de former une dynamique de jeunes autour de 30%, qui seront dans les instances de décisions pour pouvoir plaider nos réels problèmes, parce que si nous ne le faisons pas, nous continuerons à être dans la rue publique à revendiquer et à poser des doléances, alors que les choses sérieuses se décident dans les sphère de la République».

Poursuivant, elle estime qu’on ne peut pas parler toujours des questions de santé et de femmes sans représentation masculine. Il faudrait impliquer et influencer les hommes. «Mon meilleur ami était mon père. Et la première fois que j’ai eu la chance de voyager dans le cadre de mes activités professionnelles, il m’a dit : «Fais-toi ta police physique et morale». Nous avons besoin de déconstruire ce discours tabou quand il s’agit de la santé de la reproduction, des menstrues et autres, en pensant que ce sont des questions féminines. Nous avons besoin d’avoir des hommes champions qui vont aller vers cette destruction là. Nous avons besoin de l’appropriation des populations pour faire avancer les choses».

Pour sa part, la directrice exécutive de l’Ong Raes, Mbathio Diaw, indique que le projet «C’est la Vie» ambitionne d’accompagner le changement social et comportemental en matière de santé sexuelle et reproductive, de santé maternelle et infantile, de violence basée sur le genre et de la qualité des soins, à travers la campagne d’éducation par le divertissement.

«Le projet a ciblé, dans cette phase, les jeunes de 15 à 35 ans. Informer et sensibiliser et préparer cette jeunesse à l’avenir, est un véritable challenge. Il faut donner la clé aux jeunes pour qu’ils pussent prendre soin de leur santé et leur bien-être», affirme-t-elle.

A l’en croire, 9 pays de l’Afrique de l’ouest ont été touchés par le projet. Il s’agit notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo.






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