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Mécaniciens déguerpis de Pompiers: «Nous sommes installés sous le pont de Baux maraîchers, à côté de la voie ferrée. Ce qui est dangereux …»

Les mécaniciens qui avaient été déguerpis de la gare routière de Pompiers en 2013, sortent de leur mutisme. Ils ont tenu une conférence de presse sous le pont de Baux maraîchers sur la route de Yarakh, où ils tiennent leurs garages de mécanique depuis lors. En les déguerpissant à l’époque, les autorités leur avaient promis un recasement à Diamniadio. Mais, huit ans après, les mécaniciens n’ont toujours rien vu et rien reçu. L’attente est longue. Leurs espoirs s’effritent petit à petit...


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Décembre 2021 à 10:03 | | 1 commentaire(s)|

Mécaniciens déguerpis de Pompiers: «Nous sommes installés sous le pont de Baux maraîchers, à côté de la voie ferrée. Ce qui est dangereux …»
Ils sont sortis de leur réserve pour dénoncer le non-respect des promesses que les autorités avaient faites. «Nous sommes installés sous le pont de la gare routière de Baux maraîchers, à côté de la voie ferrée. Ce qui est dangereux ! Nous disons aux autorités que nous voulons travailler dans des garages modernes, sécurisés. Mais les autorités ne respectent pas les artisans», fustige Ousmane Bâ, secrétaire général du Regroupement des vrais artisans de l’automobile du Sénégal (Revaas).

Lors de leur conférence de presse, les responsables du Revaas ont abordé la question du site de recasement à Diamniadio. «Le site de Diamniadio revient de facto aux mécaniciens déguerpis de Pompiers. Nous sommes les priorités dans le recasement. Il faut que les autorités le comprennent ainsi. Nous n’accepterons pas que les déguerpis de Pompiers soient lésés», peste Aly Sow, président de Revaas.

Trois cent quinze (315) chefs de garages ont été déguerpis à Pompiers en 2013. La place qu’ils occupaient, y est née la Cité Adoha, avec ses luxueux appartements. «Nous participons à la formation des enfants de ce pays. Il est temps que les artisans du Sénégal méritent plus de respect et de considération», tonne Ousmane Bâ. Le Revaas a saisi cette occasion pour réclamer aussi la tenue des élections à la Chambre des métiers.

«Après 26 ans de règne, l’actuel président, Maguette Ngom, doit laisser la place aux jeunes», relève Aly Sow. «Nous réclamons notre argent du fonds force Covid-19», ajoute M. Sow.






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