Mondial 2018: 10 choses à retenir après le premier tour

Retrouvez dix choses à retenir à l’issue des 48 matches du premier tour du Mondial russe.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Juin 2018 à 10:19 | | 0 commentaire(s)|

L’élimination de l’Allemagne et la malédiction du tenant du titre
C’est le séisme de cette Coupe du monde pour le moment. Champions du monde en titre, les Allemands ont très mal commencé leur Mondial en s’inclinant face au Mexique (0-1). Victorieuse sur le fil de la Suède (2-1) grâce à un but inespéré de Toni Kroos, la Mannschaft pensait alors repartir sur de bons rails. Cependant, la Corée du Sud a mis brutalement fin au rêve de doublé de l’Allemagne (0-2) lors de l’ultime journée de la phase de groupes. Pour la quatrième fois lors des cinq dernières éditions de la Coupe du monde, le tenant du titre est éliminé dès le premier tour.

Le fair-play fait son apparition
Une grande première. Le fair-play a donc désigné un qualifié pour les huitièmes de finale. A l’issue de la troisième journée, le Sénégal et le Japon étaient à égalité parfaite en termes de points, buts encaissés et marqués. Lors de la deuxième journée, les deux sélections n’avaient pu se départager (2-2). La FIFA l’a donc fait pour eux avec la règle du fair-play. Et à ce petit jeu-là, les Nippons (quatre cartons jaunes) ont été plus sages que les Lions de la Teranga (six). C’est donc le Japon qui verra les huitièmes de finale face à l’Angleterrre. Cruel.

Les nations africaines à la trappe
Cinq sélections africaines étaient engagées dans ce Mondial russe et aucune ne verra les huitièmes de finale. C’est l’Égypte qui a fait la plus piètre apparition avec trois défaites en autant de matches. Le Maroc est parvenu à sauver l’honneur en arrachant un match nul face à l’Espagne (2-2). Le Nigéria y a longtemps cru mais l’Argentine a fini par avoir raison des Super Eagles (2-1). On pense également bien sûr au Sénégal, mentionné plus haut, et ce coup du sort avec le fair-play. Enfin, la Tunisie, dans un groupe très compliqué avec l’Angleterre et la Belgique, a sauvé les meubles en venant à bout du modeste Panama (2-1). Aucune nation africaine en huitièmes de finale, une première depuis 1982.

Record de penalties et de buts contre son camp
Le Mondial russe fait sa révolution. Avec l’instauration de l’arbitrage vidéo, on note une recrudescence de penalties. Alors que le précédent record était de 18 (1990, 1998 et 2002), 24 penalties ont déjà été sifflés lors de ce premier tour. Autre marque à tomber, les buts contre son camp. En 1998 en France, six C.S.C avaient été inscrits sur toute la compétition. A l’issue des 48 premiers matches, neuf buts contre leur camp ont déjà été marqués. D’ailleurs, le Tunisien Yassine Meriah est devenu, face au Panama, le 50e joueur de l’histoire de la Coupe du monde à marquer contre son camp.

El-Hadary dans l’histoire
Véritable légende du football égyptien, Essam El-Hadary était remplaçant face à l’Uruguay et la Russie. Déjà éliminés, les Pharaons ont fait tourner lors du dernier match face à l’Arabie saoudite (défaite 1-2) et Hector Cuper, le sélectionneur, en a profité pour titulariser le gardien aux 160 sélections. A l’occasion de cette rencontre, il est devenu le joueur le plus âgé à disputer un match de Coupe du monde, à 45 ans et 161 jours, et ainsi effacé des tablettes le Colombien Faryd Mondragon, lui aussi gardien, qui avait évolué face au Japon, en 2014, à 43 ans et 3 jours.

La malchance des gardiens tunisiens
C’est un peu l’histoire cocasse de ce Mondial. Titulaire face à l’Angleterre, Mouez Hassen s’est blessé prématurément à l’épaule. C’est alors Farouk Ben Mustapha qui a repris le flambeau. Mais ce dernier s’est également fait mal lors d’un entraînement avant l’ultime rencontre face au Panama. La Tunisie a alors demandé une dérogation à la FIFA pour faire appel à un quatrième gardien. Refusé par l’instance internationale. Heureusement pour les Aigles de Carthage, Aymen Mathlouthi, le troisième gardien, ne s’est pas blessé au cours de la partie...

France-Danemark, le match qu’il ne fallait pas voir
On ne va pas se mentir, ce France-Danemark du mardi 26 juin était une horreur pour les yeux. Aucune des deux équipes n’a voulu prendre de risque et on a assisté à un match sans saveur. Les vingt-deux acteurs ont même terminé la rencontre sous les sifflets d’un public très mécontent. C’est d’ailleurs le seul 0-0 de cette Coupe du monde pour le moment.

Espagne-Portugal, le match qu’il ne fallait pas manquer
Certes, cette rencontre a eu lieu dès le deuxième jour de compétition. Mais quelle partie ! Il était présenté comme LE match à voir et très rapidement, on a compris pourquoi. L’Espagne était attendue au tournant, après le licenciement de son sélectionneur deux jours avant la compétition, et elle a répondu aux attentes. En face, le champion d’Europe a défendu son rang et Cristiano Ronaldo a été grand. De l’intensité, des buts magnifiques (Nacho et Diego Costa) et le triplé de CR7. Cette rencontre (3-3 score final) a parfaitement lancé le Mondial.

La déroute argentine face à la Croatie
Là-aussi, ce match était attendu. L’Argentine, tenue en échec en ouverture par l’Islande (1-1), pouvait se retrouver dans une situation embarrassante en cas de défaite. L’Albiceleste n’a pas simplement perdu cette rencontre, elle a tout simplement été humiliée par la Croatie (0-3) d’un Luka Modric exceptionnel. A ce moment précis, on voyait mal comment les partenaires de Leo Messi pourraient s’en relever et pourtant, ils seront face aux Bleus (samedi sur la pelouse de Kazan à 16 heures) en huitièmes de finale.

Toutes les nations ont marqué deux buts
On finira avec une touche historique. Pour la première fois, toutes les nations engagées dans cette Coupe du monde ont marqué au moins deux buts. Avant le dernier jour de cette phase de poules, la Pologne et le Panama étaient les mauvais élèves de la classe. Bednarek a inscrit le deuxième but polonais dans la compétition et offert la victoire aux siens face au Japon (1-0). Les Panaméens les ont imités le soir même grâce à l’aide d’un Tunisien, Meriah. Le compte est bon.





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