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Vendredi 5 Juin 2020

Narcotrafiquants dans le viseur du FBI: Retour sur une exclusivité de Leral et les détails livrés par Yerim Seck


Le 18 mai dernier, votre site Leral.net livrait en exclusivité des pistes sur un dossier sensible, parce qu’en cours d’enquête, sur le trafic illicite de drogue: des Libano-syriens et leur filière-cocaïne dans le collimateur des Américains. Dans cette investigation en cours, Yerimpost rebondissant sur cette exclusivité de Leral, nous en livre aujourd’hui encore plus des détails, dont certains, passés sous silence, étaient déjà en notre possession.



Une source sûre, rassurée par le professionnalisme de votre site Leral.net, nous avait garanti que les Américains soupçonnent une officine de Libano-syriens du Sénégal, de servir de façade au Hezbollah et autres.

L’affaire étant sensible, Leral.net avait gardé pour le moment, motus et bouche cousue sur ces Libano-syriens qui se chargeraient du blanchiment de l'argent, avec des liens terroristes.

Voici en extraits les faits livrés par nos confrères.


En ce moment où ces lignes sont écrites, et en dépit des contraintes liées au coronavirus, un officier américain du FBI séjourne au Sénégal, suite à un fait apparemment divers, mais qui cache une grave affaire de criminalité financière sur fond de financement du terrorisme international.

D’après Yerimpost, en début mars 2020, à la faveur de deux perquisitions conjointement menées, la Section de recherches de la gendarmerie sénégalaise a mis la main sur 525 497 000 FCfa, 73 590 euros, et 1350 dollars en liquide détenus par un commerçant libanais du nom de Hassan Hashim, mais également sur 48 483 000 FCfa, 21 230 euros et 9 350 dollars dans le magasin de son compatriote Aidar Soufan.

Ces sommes venaient d’être déposées auprès de ces deux hommes-lige par M. Fall, courtier depuis 15 ans chez Batiplus, qui, sous le feu nourri des questions des gendarmes, a avoué avoir, pendant toutes ces années, transporté et livré des milliards de cash à travers un circuit rôdé.
Leral.net avait livré en Mars ces infos:

Le Directeur général de Batiplus, Christian Chabel Samra a porté plainte contre la dame Rachelle Slaylaty, qu'il accusait d'avoir soustrait pas moins de 125,07 millions de nos francs de la caisse dont elle avait la gérance.

Cette dernière a toujours nié les faits et, lors de l'enquête des pandores, de nouveaux éléments ont changé la donne. Car s'il est vrai que la dame accusée distribuait de l'argent à des tiers sans justification par pièce de caisse, il s'est avéré que son propre patron, le sieur Christian Chabel Samra recevait, lui aussi, des mains de Mme Sleytaly, des sommes qui, cumulées, dépassent largement les 2 milliards de francs et ce, sans justification.


Ces entreprises appartiennent aux frères Mohamed, Hassan et Mehie el dine Fares, une fratrie libanaise qui sent le soufre, dont l’un des membres, Hassan Fares, fut inculpé, emprisonné en 2006, soupçonné d’avoir blanchi plusieurs milliards alors supposés avoir été détournés par Idrissa Seck, cet ancien Premier ministre qui fut incarcéré sous une accusation de malversations financières.

Le neveu des Fares, Abbas Fawaz Loutfe, directeur de… Batimat, est recherché par la justice des Etats-Unis, soupçonné par le Trésor américain de transporter des fonds en liquide collectés au Sénégal et destinés au Hezbollah libanais.

C’est justement dans le cadre de ce dossier que le FBI a envoyé son officier au Sénégal, dès que l’ambassade américaine à Dakar a appris la saisie par les gendarmes sénégalais, du cash appartenant au groupe Fares.

Dans cette affaire qu’ils perçoivent comme un enjeu de sécurité nationale, les Etats-Unis reprochent également à notre pays de laisser en liberté, après la grave découverte de la gendarmerie, l’orchestrateur de cette mafia du cash, le nommé Christian Chabel Samra, directeur général de Batiplus.

Christian Chabel Samra, contre qui le parquet de Dakar a requis un mandat de dépôt, n’a jamais été arrêté, encore moins incarcéré. Au même moment, croupit en prison, depuis le 23 mars 2020, une jeune femme de 24 ans, Rachelle Sleylaty, suite à une plainte de ce même Samra qui l’accuse, après avoir été recrutée comme caissière par Batiplus en 2018, d’avoir détourné… 126 millions de francs FCfa.

Dans le cadre de l’enquête, suite à cette plainte, cette caissière méthodique a produit des reçus manuscrits qui ont mis à nu la grave délinquance financière en cours chez les Fares.

« Aux Etats-Unis, cette dame aurait été décorée par l’Etat pour avoir aidé à dévoiler ce gang qui vole au fisc sénégalais des milliards, dont une partie sert, à en croire le renseignement américain, à financer l’activité violente de Hassan Nasrallah qui vient du même bourg au Liban que les Fares et leur neveu Abbas Fawaz Loutfe », nous dit le site de Cheikh Yerim.
Retour sur les faits partagés par Leral.net le 26 Mars dernier

Ce sont nos confrères de la presse écrite, précisément ceux-là très perspicaces du quotidien "Libération", qui ont révélé le scandale.

Elle a donc nié les faits jusqu’au bout. A part une sommation interpellative dans laquelle elle aurait incriminé son fiancé et son père – ce qu’elle réfute évoquant des aveux extorqués par ses supérieurs-, rien ne semble l’accabler. Ce qui n'a pas empêché son inculpation et son placement sous mandat de dépôt par le doyen des juges. Mais il y a manifestement deux poids deux mesures, car les enquêteurs ont découvert beaucoup de mouvements de fonds qui, à s'y méprendre, ressemblent fortement à une opération de blanchiment d'argent de la part des patrons de Batiplus.

Car, lors de l'enquête, les gendarmes ont découvert que le sieur Christian Chabel Samra leur cachait bien des choses. Aussi, de plaignant, ce monsieur se retrouve visé par le réquisitoire introductif du procureur de la République, qui a prêté foi aux découvertes des enquêteurs. Aussi, le proc' a-t-il demandé au doyen des juges, l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, en écriture de commerce, abus de confiance et blanchiment de capitaux. Dans le réquisitoire visant aussi X, le parquet a requis le mandat de dépôt contre Rachelle Sleytaly- acté hier- et contre Christian Chabel Samra, qui sera ultérieurement convoqué par le magistrat-instructeur.

Car, en effet, les gendarmes enquêteurs ont pu établir formellement qu'il y a eu des opérations opaques sur un montant global de 2,8 milliards de FCfa. Et ce, rien que sur une période de quatre ans.

A la suite d’un rapport du commissaire aux comptes, Akm audit et conseil, Christian Chabel Samra a déposé plainte après signalement d’un écart de 125, 072 millions de Fcfa. D’après lui, la responsabilité de Rachelle Sleytaly serait établie puisque c’est elle qui gérait le coffre.

Mais, lors de son interrogatoire, Rachelle Sleytaly a formellement nié les accusations contre elle. Elle a fourni aux enquêteurs un document de plusieurs pages attestant que 2,8 milliards de FCfa ont été puisés du coffre et remis au courtier M. Fall, sans écriture comptable, sur instruction du directeur général. Mieux, elle ajoute que Samra lui-même recevait parfois des montants qui pouvaient atteindre 100 millions de FCfa. Entendu par les enquêteurs, ce dernier confirme mais évoque des « situations exceptionnelles ». Rachelle ira plus loin, en confiant aux enquêteurs que chaque fois qu’il y avait des retraits sans trace, Samra lui demandait d’effacer du fichier les lignes relatives à ces dépenses.

En poursuivant leurs investigations, les gendarmes iront de surprise en surprise

Convoqué et entendu par les pandores, le courtier M. Fall jure dans un premier temps qu’il n’a jamais déposé de l’argent chez un particulier. Lorsqu'ils lui présentent le document attestant de la sortie des 2,8 milliards de FCfa, rien que sur une période de quatre ans, Fall craque et balance. Il avoue que durant la période incriminée, il déposait effectivement des montants à deux adresses sises en centre-ville. Une descente des gendarmes sur les lieux a permis d’interpeller les destinataires, deux hommes d’affaires libanais- qui étaient encore en possession de 500 et de 48 millions de FCfa.

Réentendu, Samra a reconnu l'existence de ces dépôts particuliers, alors qu'il en avait toujours nié la survenance.

Mieux, il soutient que l’argent transitait, "pour des raisons de sécurité" dans les boutiques des deux hommes d’affaires libanais, avant d’être déposé à la banque le lendemain. Alors pourtant que Baptiplus dispose d’un coffre blindé encastré dans un mur. Premier problème : aucun des acteurs concernés n’a pu produire un document attestant que ces fonds ont été déposés à la banque. H.H a finalement affirmé que les 500 millions de FCfa retrouvés entre ses mains, sont un prêt que Batiplus lui aurait octroyé. Deuxième problème : pour un montant aussi conséquent, il a été incapable de sortir le moindre document attestant cet «emprunt». « Je suis un ami de la société», a-t-il glissé aux enquêteurs.

Il est donc clair que la dame n'a pas décaissé ces sommes de sa propre initiative et n'a donc commis aucun détournement. Cette affaire pue le blanchiment à plein nez et l'attitude du doyen des juges qui n'a arrêté que la dame Sleylaty, peut prêter à interprétation. Pourquoi est-elle la seule à être placée sous mandat de dépôt alors que son patron et le courtier-maison sont bien plus impliqués dans cette opération opaque ?

Leral vous promet de revenir avec une débauche de détails sur cette nébuleuse.…


Archive de Leral https://www.leral.net/Trafic-illicite-de-drogue-des-Libano-syriens-et-leur-filiere-cocaine-dans-le-collimateur-des-Americains_a275133.html



Des Libano-syriens présumés narcotrafiquants
Des Libano-syriens présumés narcotrafiquants
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