leral.net | S'informer en temps réel

Ousmane Sonko réaffirme la position du Sénégal sur la loi réprimant l’homosexualité

Dans un entretien accordé à RFI et France 24, Ousmane Sonko a défendu la législation sénégalaise réprimant l’homosexualité, invoquant la souveraineté nationale et les valeurs culturelles du pays, tout en appelant à éviter la stigmatisation des familles concernées.


Rédigé par leral.net le Lundi 15 Juin 2026 à 14:17 | | 0 commentaire(s)|

Interrogé par RFI et France 24, le président de l’Assemblée nationale et leader de PASTEF, Ousmane Sonko, a réaffirmé la position des autorités sénégalaises sur la loi réprimant l’homosexualité, au moment où ce texte suscite des critiques sur la scène internationale.

Au cours de cet entretien, il a rappelé que cette législation n’était pas nouvelle au Sénégal. Selon lui, les dispositions pénales existent depuis plusieurs décennies et ne datent pas de l’actuelle majorité. Il a toutefois précisé que les peines prévues par la loi avaient récemment été renforcées.

Face aux critiques formulées par certaines organisations internationales et partenaires étrangers, Ousmane Sonko a défendu le principe de souveraineté nationale. Il a estimé que chaque État demeure libre d’adopter les lois qu’il juge conformes à ses réalités sociales, culturelles et religieuses.

« Le Sénégal est un pays souverain », a-t-il notamment déclaré, insistant sur le respect mutuel entre nations et sur la nécessité de ne pas imposer des modèles extérieurs aux États.

Le responsable politique a également évoqué les critiques adressées à certaines législations occidentales, estimant qu’un même respect devait être accordé aux choix opérés par le Sénégal.

Interrogé sur l’éventualité d’une révision de la loi, il a écarté toute idée de retour en arrière. « S’il y a nécessité de la renforcer, on la renforcera », a-t-il affirmé.

Toutefois, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur certaines conséquences sociales liées à l’application de la loi. Il a notamment mis en garde contre la stigmatisation des familles et la médiatisation excessive de dossiers judiciaires, soulignant les répercussions que cela peut avoir sur les proches des personnes concernées.

Il a également insisté sur le respect du secret de l’instruction et rappelé l’importance de préserver l’indépendance de la justice dans le traitement de ces affaires.

Pour le leader de PASTEF, la position du Sénégal sur cette question s’inscrit dans un cadre plus large lié aux convictions religieuses et culturelles du pays. Il considère que ce débat doit avant tout être abordé à l’aune des réalités sénégalaises.