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PRES et Agenda Sénégal 2050 : Un plan cohérent pour restaurer l’économie

Rédigé par leral.net le Lundi 5 Janvier 2026 à 11:48 | | 0 commentaire(s)|

Le ministre d’État auprès du président de la République, Ahmadou Al Aminou Lô, a détaillé la pertinence et la cohérence du Plan de Redressement Économique et Social (PRES) dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation, face aux inquiétudes liées à la crise économique et […]

Sénégal

Atlanticactu/ Ahmadou Al Aminou Lo/ Serigne Ndong

Le ministre d’État auprès du Président de la République, Ahmadou Al Aminou Lo, a détaillé la pertinence et la cohérence du Plan de Redressement Économique et Social (PRES) dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation, face aux inquiétudes liées à la crise économique et à l’absence de programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Faisant d’abord le point sur l’année 2025, il a souligné son rôle clé dans le déploiement de l’agenda national, notamment en matière d’infrastructures, de désenclavement et d’aménagement du territoire. Selon lui, cette période a marqué le véritable lancement du redressement économique, engagé dans un contexte difficile mais assumé. « Le redressement s’est enclenché, a été initié », a-t-il affirmé, convaincu que 2026 permettra d’en mesurer concrètement les résultats, grâce à la mise en œuvre du PRES.

Interrogé sur le caractère contraint du redressement, lié à un environnement économique défavorable, Ahmadou Al Aminou Lo a tenu à dissiper toute confusion entre l’Agenda Sénégal 2050 et le PRES. À ses yeux, il ne s’agit pas de deux instruments concurrents mais de dispositifs complémentaires. « On ne peut pas opposer le PRES et l’agenda », a-t-il martelé, qualifiant le plan de redressement de « premier palier » de l’agenda national.

Le ministre a rappelé que le PRES s’inscrit pleinement dans plusieurs objectifs stratégiques de l’Agenda Sénégal 2050, notamment la soutenabilité du cadre macroéconomique, la mobilisation des ressources internes, l’innovation, l’amélioration du climat des affaires et l’implication de la diaspora. L’essentiel du plan, a-t-il précisé, vise à restaurer les équilibres macroéconomiques, condition sine qua non pour relancer durablement le développement.

Conscient de l’urgence de la situation, marquée par un endettement élevé, estimé à environ 120 % du PIB, Ahmadou Al Aminou Lo a insisté sur la nécessité d’agir. « Nous ne sommes pas là juste pour nous plaindre de ce qu’on nous a laissé », a-t-il déclaré, soulignant la volonté du gouvernement de démontrer, tant au peuple qu’aux partenaires techniques et financiers, la capacité du Sénégal à se redresser par ses propres moyens.

Dans cette logique, le PRES prévoit de mobiliser près de 6 000 milliards de francs CFA sur la période 2025-2028, soit l’équivalent d’un budget annuel. Ces ressources doivent provenir en grande partie d’un effort interne, par l’élargissement de l’assiette fiscale, l’identification de niches et le renforcement du civisme fiscal. Le ministre a tenu à rassurer : les mesures prévues n’auront « aucun impact sur le petit peuple ».

Concernant l’absence de programme avec le FMI, il en a relativisé les effets. Si elle réduit certaines marges budgétaires et suspend certains financements extérieurs, elle peut être transformée en opportunité. « Une menace peut devenir une opportunité », a-t-il affirmé, appelant les Sénégalais à relever le défi de la souveraineté économique.

Pour Ahmadou Al Aminou Lo, la vraie souveraineté réside dans la capacité à financer son propre développement. Comparant le taux de pression fiscale du Sénégal, autour de 20 % du PIB, à celui des pays développés, entre 30 et 40 %, il plaide pour un effort national accru, nécessaire même avec un programme FMI, tant la mobilisation des ressources internes est une obligation structurelle.

Il a rappelé que l’endettement reste un outil normal de gestion budgétaire, utilisé par tous les États. L’appartenance du Sénégal à une union monétaire offre par ailleurs des garanties de stabilité. Mais pour l’heure, a-t-il insisté, la priorité est claire : réussir le PRES, restaurer les équilibres macroéconomiques et démontrer que le Sénégal peut compter d’abord sur lui-même pour bâtir un développement durable et souverain.



Source : https://atlanticactu.com/pres-et-agenda-senegal-20... Sénégal Atlanticactu/ Serigne Ndong