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Pds : un Ka… insoluble ?

Le Parti démocratique sénégalais n’est pas sorti indemne de l’élection présidentielle du 24 février dernier. L’absence de candidat à cette élection, l’ordre de boycott donné par Me Abdoulaye Wade, ont fini de susciter une défiance à l’encontre du pape du Sopi.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Mars 2019 à 11:04 | | 0 commentaire(s)|

Le Pds survivra-t-il aux joutes présidentielles de février dernier ? Rien n’est moins sûr au rythme des défections dans les rangs des Bleus. Et personne ne pourra dire que les derniers fugueurs étaient portion congrue au sein du parti libéral. Le divorce entre Me Abdoulaye Wade et Madické Niang est assez révélateur du mal qui ronge le Parti démocratique sénégalais.

Me Madické Niang, ce compagnon de toujours du pape du Sopi. Celui qui partage avec lui les secrets de l’affaire Me Sèye, pour l’avoir défendu à ce procès historique, était bien assis à la droite du Père. Un fidèle parmi les fidèles, chez qui l’ancien chef de l’Etat et toute sa famille, trouvaient pied-à-terre pendant leurs séjours à Dakar, après la chute du dinosaure en 2012.

Qu’à cela ne tienne, Madické Niang, comme tous les autres, n’avait pas le droit de lorgner le fauteuil réservé au Prince. Sa décision de se proposer en plan B après l’invalidation de la candidature de Karim Wade à la dernière élection présidentielle, valait tous les péchés d’Israël et était assez gros pour casser presque un demi-siècle d’amitié entre lui et Wade. Son crime de lèse-majesté commis, Madické Niang n’avait plus d’autre choix que de partir. Mais avec lui, plusieurs de ses frères qui ne supportaient plus le joug de ce père fortement autoritaire, pour dire le moins.

Pas moins de 29 membres du Comité directeur du parti ont décidé de se solidariser du candidat de la coalition ‘’Madické 2019’’ à la dernière élection présidentielle.

C’est est vrai, au Pds, tout le monde n’est pas parti dans les mêmes circonstances. Il y en a qui ont naturellement répondu aux appels des sirènes du pouvoir, au lendemain de la défaite de Wade en 2012. D’autres ont préféré sauter par-dessus bord quand ils ont vu que le commandant du navire refusait de changer de cap.

La seule constante au Pds a décidé que le parti qu’il a créé reviendra à son fils, à qui un destin présidentiel semble promis. Ce destin qu’on a déjà voulu forcer il y a 7 années et qui avait valu, en partie, la déroute de 2012.

Mais pour Karim, l’avenir politique est reste suspendu à une grâce présidentielle et un retour d’exil espéré. Il lui appartiendra ensuite de faire l’unanimité autour de lui, de fédérer les forces du Pds, avant d’aller à la rencontre des Sénégalais qui jusque-là, ne l’ont aperçu que de très loin.

Un exercice périlleux qu’il devra absolument réussir. Puisque Abdoulaye Wade a cassé beaucoup d’œufs pour lui préparer cette omelette gigantesque. Il faudra bien qu’il la mange.






Bachir Seck



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