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Vendredi 28 Novembre 2025

Photo de Diomaye déchirée : Le juge du 2e cabinet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis place Bachir Syll placé sous instruction


Mouhamed Bachir Sylla, 34 ans, connu aussi sous le nom de Mouhamadou Bachir Syll, a été déféré et placé sous instruction par le juge du 2ᵉ cabinet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, après la diffusion d’une vidéo virale où il déchire la photo officielle du président Bassirou Diomaye Faye.



Photo de Diomaye déchirée : Le juge du 2e cabinet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis place Bachir Syll placé sous instruction
L’affaire débute avec la note n°3291/PR/SL du 27 novembre 2025, par laquelle le procureur de Saint-Louis ordonne l’ouverture d’une enquête. Les policiers du Commissariat central interpellent Sylla, né le 16 juillet 1991 à Saint-Louis et domicilié à Sanar Peul, se présentant comme entrepreneur. Il est placé en garde à vue pour offense au chef de l’État et injures publiques, des infractions prévues par le Code pénal sénégalais. Cet épisode intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des divergences croissantes entre les partisans du président Diomaye Faye et ceux du Premier ministre Ousmane Sonko, fracture qui se fait de plus en plus sentir au sein du Pastef.

La première vidéo montrant Sylla en train de s’en prendre à la photo présidentielle a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant un tollé. Avant même son arrestation, il publie une seconde séquence pour présenter ses excuses, affirmant que la vidéo avait été tournée « en privé » en présence d’un ami et qu’elle avait été diffusée à son insu.

Lors de son audition, il a confirmé cette version : « Je n’ai jamais voulu que la vidéo sorte. Je ne l’ai jamais partagée moi-même », aurait-il déclaré, selon des sources policières. Sylla évoque avoir été emporté par sa colère et sa désillusion politiques, et rappelle que son père lui a souligné la gravité de son geste.

À Boudiouck et dans les environs de Sanar, ses proches oscillent entre regret et incompréhension. Son oncle, Zahir Fall, décrit un homme « sérieux », mais « très engagé sur les réseaux sociaux ». La famille peine à gérer la médiatisation de l’affaire.
Ousseynou Wade






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