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Podor / Laissés en rade: Des jeunes de Saldé, en colère, réclament des financements et emplois

A Saldé, chef-lieu d’arrondissement, plusieurs jeunes de cette localité sollicitent un accompagnement de l’Etat et des partenaires techniques et financiers. Ce, en vue de faciliter leur insertion dans le tissu économique et social. Ces jeunes, pour la plupart des chômeurs sans emploi, très remontés, disent être très déçus des leaders politiques issus de Saldé.


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Janvier 2024 à 13:38 | | 0 commentaire(s)|

Après avoir tout donné à ces derniers, en retour de souligner, qu’ils ont été sacrifiés et victimes de leur propre engagement politique, à l’endroit de ces derniers. « C’est pourquoi, en tant que jeunes de ce terroir, une zone riche en potentialités économiques et agricoles, nous attendons de nos autorités étatiques, un appui dans le cadre des financements et la formation », explique Iba Camara, un des responsables des jeunes de cette localité.

Ces insulaires qui ont beaucoup de projets susceptibles de relever les défis de développement dans cette contrée, indiquent qu’il suffit juste, d’une petite volonté de politiques adéquates de l’Etat, pour les accompagner. Lesdits propos ont été tenus lors d’une grande assemblée générale. Une rencontre au cours de laquelle, de nombreux jeunes présents sont montés au créneau pour fustiger l’attitude de certains de leurs leaders, qui selon eux, n’ont qu’un seul et unique objectif. C’est-à-dire de gérer tout simplement leur carrière politique.

Pour I. Camara, responsable des jeunes de BBY. « Il est maintenant temps de changer de vision et de démarche. » Une nouvelle donne positive qui sera uniquement centrée sur le développement de leur localité, peste Abou Diacko, habitant de Saldé Tébégout. Poursuivant, Diacko d’expliquer, que leur localité regorge de jeunes étudiants bacheliers, qui ont leurs licences et leurs masters et que malheureusement, ne travaillent pas. Ils passent leur temps, à longueur de journée, à ne faire que du thé dans les places publiques du village. Alors qu’ils auraient dû bénéficier de travail, pour aujourd’hui, aider à la survie de leurs familles.

Aucun fils ou fille de la localité, n’a pu aujourd’hui bénéficier d’un quelconque financement issu des agences comme la Der et les autres programmes de développement, s’offusque Aboubacry Mbégniga, jeune de la localité. Et pourtant, nous entendons chaque jour que Dieu fait, des financements octroyés aux jeunes dans d’autres régions. « Et, c’est comme si nous ne faisons pas partie des jeunes de ce pays », regrette Mbégniga, qui pointe un doigt accusateur sur les responsables politiques du village. Des responsables qu’ils ne voient que pendant les échéances électorales, qui leur promettent monts et merveilles. « Mais, des engagements qui ne sont jamais tenus », s’indignent-ils. Selon eux, il n’est plus question d’être derrière un leader politique.

Composés d’agriculteurs d’éleveurs et de pécheurs, ces insulaires disent être prêts à travailler dans n’importe quel secteur de développement, pour participer à l’atteindre de l’autosuffisance alimentaire. « Nous sommes tous nés ici, et personne ne peut nous enseigner comment il faut travailler la terre pour y réussir. Ce qu’il nous faut pour que la zone devienne le grenier du Sénégal, c’est juste de nous mettre dans les conditions optimales de réussite. Ce qui va régler définitivement la lancinante question du sous-emploi et surtout, maintenir les populations dans la zone. Donc, loin de l’exode rural », renseigne Samboy Diop, un des responsables du comité de gestion du forage.

Issus de plusieurs chapelles politiques et acteurs de développement à la base, ces jeunes se veulent désormais clairs dans leurs nouvelles options. Ils n’accepteront plus d’être les agneaux du sacrifice et ont décidé de ne soutenir seules, que des personnes de bonne foi,et décidées à œuvrer pour le rayonnement de leur terroir. Un signal fort a été lancé aux autorités étatiques, pour leur accès à la terre, aux financements, aux matériels agricoles, entre autres.

Ces jeunes de regretter que leurs leaders politiques de Saldé, ont beaucoup failli à leurs missions. « Nous leur avons tout donné. Mais, en retour, nous n’avons rien vu. Et comble de désespoir, nos populations continuent toujours de vivre dans la précarité totale, dans une zone qui pourtant, regorge d’importantes ressources humaines, économiques et agricoles », se plaignent-ils.







Abou Kane

Ousmane Wade