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Grâce présidentielle : René Capain Bassène sort de prison après huit années de détention

Après plus de huit ans passés derrière les barreaux dans le cadre de l’affaire de la tuerie de Boffa-Bayotte, le journaliste et essayiste René Capain Bassène a retrouvé la liberté ce mercredi 27 mai 2026. Il bénéficie d’une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, mettant fin à l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles liés au conflit casamançais.


Rédigé par leral.net le Jeudi 28 Mai 2026 à 04:01 | | 0 commentaire(s)|

C’est une page importante qui se tourne dans le dossier de la tuerie de Boffa-Bayotte. Le journaliste-essayiste René Capain Bassène a été libéré ce mercredi 27 mai 2026 après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle signée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Arrêté en janvier 2018 à la suite du massacre de quatorze coupeurs de bois dans la forêt de Boffa-Bayotte, près de la frontière bissau-guinéenne, René Capain Bassène était devenu le dernier détenu encore emprisonné dans cette affaire qui avait profondément bouleversé le Sénégal, notamment la région sud du pays.

Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la Casamance et observateur du conflit dans cette région depuis de nombreuses années, il avait été poursuivi pour complicité d’assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et association de malfaiteurs. En 2022, la justice l’avait condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, une peine confirmée en appel en août 2024.

Durant toute la procédure judiciaire, René Capain Bassène a toujours rejeté les accusations portées contre lui, affirmant être victime d’une injustice. En avril 2025, affaibli par des problèmes de santé, il avait entamé une grève de la faim illimitée afin de dénoncer ses conditions de détention et réclamer sa libération.

Au fil des années, plusieurs organisations de défense des droits humains, associations de presse et acteurs de la société civile avaient plaidé en faveur d’une mesure de clémence présidentielle. Sa libération suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Cette grâce présidentielle relance également le débat autour du traitement judiciaire du dossier Boffa-Bayotte, considéré comme l’un des plus complexes et sensibles de ces dernières années au Sénégal.