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Projet de loi de Finances 2022: Comment le Fonds Force Covid et certains secteurs ont atteint leurs objectifs (Document)

Une économie qui marche, c’est la condition pour des infrastructures de haute qualité, un système éducatif performant, un système de santé robuste, des politiques culturelles dignes de ce nom, et des succès importants dans la lutte contre les inégalités sociales. En retour, ce sont ces mêmes facteurs qui entretiennent les performances de l’économie.


Rédigé par leral.net le Samedi 25 Décembre 2021 à 03:15 | | 0 commentaire(s)|

Une politique économique qui négligerait donc le social ne pourrait que générer ou aggraver les inégalités, ce qui, à terme, nuirait à la cohésion sociale, sans laquelle aucun progrès économique n’est durable.

Les efforts de l’Etat en matière de promotion socio-économique des hommes et des femmes, pour créer les conditions d’une prospérité mieux partagée, doivent donc aller de pair avec la lutte contre toute forme de précarité ainsi que l’élimination de toutes les sources de vulnérabilité.

C’est cela qui explique le poids dans le budget de l’État depuis 2012 des dépenses sociales (bourses de sécurité familiale, couverture maladie universelle, projet d’appui aux filets sociaux, etc.), destinées à réduire la pauvreté : plus de 40% en moyenne. Et comme la crise sanitaire a accentué la situation de précarité de beaucoup de ménages, le Gouvernement a décidé, dans la loi de finances pour 2022, de porter le poids des dépenses sociales à presque 50%, si l’on y intègre toutes les initiatives destinées à
soutenir l’emploi et l’auto-emploi des jeunes et des femmes. En effet, on combat mieux la pauvreté en donnant aux personnes les moyens de se hisser par leurs propres efforts hors de la trappe de l’assistanat, pour leur permettre d’emprunter l’ascenseur social.

Une économie qui marche, c’est aussi, la condition pour plus de sécurité aux frontières et à l’intérieur du territoire car la construction et l’entretien de forces de défense et de sécurité, à la hauteur des menaces, nécessitent des ressources considérables, que l’État ne peut mobiliser que sur une assiette fiscale large, c’est-à-dire une matière économique solide.

L’Histoire a montré que la démocratie elle-même fonctionne mieux durant les périodes économiquement fastes car la récession ou la faible croissance alimentent le chômage et la précarité, lesquels génèrent angoisse et frustration citoyenne, qui font le lit du populisme.

Pari sur le PSE

C’est pourquoi, le Gouvernement mise, plus que jamais, sur le Plan Sénégal Émergent (PSE) pour guérir les maux de notre pays. Le PSE est la meilleure synthèse entre l’économique, le social, l’environnement et le politique, c’est-à-dire les quatre éléments structurants de l’évolution d’un pays, reflétés dans les trois axes du Plan.

A/ En lançant le chantier de l’accélération de l’industrialisation du pays

La crise de la Covid 19 a fini de jeter une lumière crue sur une réalité déjà bien perçue dans le PSE : l’urgence de doter le Sénégal de filières industrielles compétitives à l’international, contribuant très fortement à la croissance du PIB et à l’emploi. Le tissu industriel sénégalais reste encore très peu développé, avec une faible articulation entre le secteur primaire et le secteur secondaire, se traduisant par la faiblesse des activités de transformation et de valorisation de nos produits. La valeur ajoutée manufacturière (VAM), déjà très faible, a souvent stagné, voire baissé durant ces dernières années.

Notre VAM par habitant représente la moitié de celle du Maroc, le tiers de celle de l’Afrique du Sud, 10% de celle de la Turquie, 3% de celle de la Corée du Sud. Singapour a une VAM par habitant 45 fois supérieure à celle du Sénégal. Le secteur industriel ne contribue qu’à hauteur de 19% au PIB et compte à peine 9% des entreprises formelles. Notre pays reste encore très dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement en produits essentiels, notamment pour son alimentation, et pour la satisfaction de ses besoins en biens d’équipements de consommation courante, malgré le potentiel de ressources disponibles et des opportunités de développer des filières compétitives capables de satisfaire le marché intérieur et de capter la demande extérieure.

La conséquence est presque mécanique : la balance commerciale du Sénégal n’a cessé d’être déficitaire depuis 1963. En 2019 et en valeur absolue, notre pays a importé pratiquement le double de ce qu’il a exporté : 5 372,54 milliards de FCFA contre 3 419 milliards de FCFA. Le Sénégal n’exporte essentiellement que des produits non transformés et importe la quasi-totalité des produits transformés.

Or la carte économique du monde est claire : les pays qui sont dépendants de l’exportation de produits bruts ont un niveau de vie inférieur. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement cultive l’ambition d’asseoir une industrie compétitive, portée par un secteur privé national fort, contribuant à un développement inclusif et durable, pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035. Cette ambition s’articule autour de quatre programmes stratégiques que sont :
-
- la transformation des matières premières agricoles, sylvopastorales et halieutiques ;
- la transformation industrielle des ressources minérales et des hydrocarbures ;
- le développement de l’industrie pharmaceutique et de la pharmacopée ;
- le développement des industries à forte intensité technologique et capacité d’innovation.

L’industrie devant être le premier débouché de l’agriculture, vont être développés des agropoles intégrés et compétitifs, destinés à jouer le rôle de forces motrices de développement et d’industrialisation régionale, à travers notamment l'amélioration de la valeur ajoutée agricole créée au niveau local dans les différentes zones du pays. L’enjeu est de créer des plateformes de production aptes à mettre sur le marché une offre compétitive de produits capables de s’insérer dans les chaines de valeurs régionales et mondiales.

Sont ainsi concernés :

➢ le projet Agropole Sud avec un financement de 57 651 750 000 FCFA. Pour 2022, un montant de 3 899 828 000 FCFA est budgété, dont 2 899 828 000 FCFA attendus de la Banque africaine de Développement (BAD) et de la Banque Islamique de Développement (BID) ;

➢ le projet Agropole Centre qui bénéficie déjà d’un don de 14 782 500 000 de FCFA de la part du Royaume de Belgique. Les filières prioritaires identifiées sont l’arachide, les céréales « mil-maïs-sorgho » et le sel. Un montant de 300 000 000 de FCFA sera mobilisé en 2022 avec la Coopération Belge et 100 000 000 de FCFA comme contrepartie de l’Etat ;

➢ le projet Agropole Nord d’un coût global de 65 700 000 000 de FCFA dont les études de faisabilité vont être clôturées en fin 2022 avec comme filières prioritaires le riz, l’oignon, la filière bétail viande et le lait.

Le Gouvernement se concentre également sur :
1. le développement de la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio, d’un coût global de 60 milliards de FCFA dont 1 750 000 000 FCFA attendus en 2022 ;

2. la montée en puissance du Domaine industriel de Diamniadio, lancé en 2020, et qui accueille aujourd’hui 27 entreprises : 17 entreprises qui ont démarré leur production et 10 qui sont en phase d’investissement pour 60 milliards de FCFA.

Ce Domaine qui va être la base infrastructurelle de la stratégie vise à faire du Sénégal un hub minier régional, c’est-à-dire un centre de référence dans l’équipement, les services et le capital humain pour les opérateurs miniers établis en Afrique de l’Ouest. Concernant le projet hub minier régional, sa structuration est en cours avec l’appui de la BAD dans le cadre du Projet d’Appui à la Mobilisation des Ressources et l’Attractivité des Investissements (PAIMRAI) ;

3. l’aménagement des Zones économiques spéciales notamment celles de Sandiara et de DIASS pour assurer leur pleine opérationnalité ;

4. le projet PHARMAPOLIS, visant à ériger au Sénégal un centre intégré de production de biens et services pharmaceutiques et biomédicaux. Les études de faisabilité ont été lancées en janvier 2021 en vue d’arrêter le volume des investissements ainsi que le modèle économique du projet ;

5. le projet de mise en place d’une unité de production de vaccins anti-covid-19 et autres de l’Institut Pasteur de Dakar d’un coût de 200 millions de dollars dont les premiers vaccins sont attendus en 2022.
La mise en œuvre de l’ensemble de ces différentes initiatives, pour une transformation industrielle du pays, requiert une forte implication du secteur privé national et international qui n'intervient que si les conditions d'attractivité, de compétitivité et de rentabilité sont réunies. A cet égard, la consolidation d’un climat des affaires sera poursuivie pour impulser davantage les investissements privés. C’est pour cela que la mise en œuvre de ces projets sera accompagnée de réformes phares avec notamment
la stratégie nationale de développement du secteur privé, la révision du code des investissements, la formation professionnelle ainsi que l’administration et la législation du travail.

Il s’y ajoute la mise en place de mécanismes de financements innovants pour accompagner le secteur privé national (dont l’informel), le développement et la structuration des projets de type PPP autour des projets stratégiques. Il sera poursuivi également l'amplification des relations avec l'ensemble des partenaires au développement et l'orientation de leurs interventions autour des secteurs porteurs de croissance.

B/ En usant à bon escient du levier budgétaire

Afin de contenir le choc provoqué par la Covid-19, le Gouvernement avait fait le choix assumé d’ouvrir les vannes de la dépense publique. C’est ainsi que le déficit budgétaire, qui avait été ramené à 3,9% en 2019 (alors qu’il était de 6,5% en 2011), est remonté jusqu’ à 6,4% en 2020 et devrait s’établir à 5,4% en 2021 (hors utilisation des DTS).

Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour les finances publiques, surtout après le spectaculaire redressement des comptes auquel le PSE avait permis de parvenir, en alliant volontarisme économique et rigueur dans la gestion. Toutefois, si les chiffres sont importants, ce serait une erreur que de réduire le sort d’une Nation à une affaire de chiffres.

Mais quand un virus chasse les touristes, ferme les hôtels, les restaurants, les écoles et les stades, cloue les avions au sol, paralyse les chaînes de production, fait écrouler le chiffre d’affaires des entreprises, envoie au chômage des milliers de travailleurs, alors un seul choix s’impose à l’État : intervenir pour éviter l’effondrement du pays, ni plus ni moins. Et cette intervention s’effectue au premier chef par la dépense publique.

Le Fonds FORCE Covid-19 avait été créé dans ce but et il a rempli son objectif, en renforçant substantiellement les moyens d’intervention du système sanitaire, en soutenant les ménages sénégalais les plus vulnérables ainsi que la Diaspora, en accompagnant les secteurs économiques les plus impactés, à travers des appuis financiers directs et indirects, ainsi que des mesures de soutien fiscal, en sécurisant l’approvisionnement du pays en denrées et produits essentiels. Autant d’actions qui ont permis de contenir la maladie et préserver notre économie de la récession.

Ce choix a naturellement un coût. En effet, la baisse de l’activité économique ayant un impact mécanique sur le recouvrement des recettes fiscales, c’est-à-dire sur la première source de revenus de l’État, le déficit budgétaire ne pouvait qu’augmenter, de même que, corrélativement, le mécanisme qui permet de le financer : la dette publique. Les autres États n’ont pas fait des choix différents, une quasi-unanimité régnant parmi les économistes sur le point suivant : en période de crise, l’heure n’est pas à l’équilibre
des comptes mais à la sauvegarde des entreprises, à la protection des emplois, au soutien du pouvoir d’achat et au renforcement des services publics, « quoi qu’il en coûte » sur le plan budgétaire.

Exemple: Voir Tableau ci-contre

Cette situation ne doit pas être sous-estimée mais il faut également éviter de surinterpréter la dégradation ponctuelle des deux ratios ci-dessus. Avant que ne survienne la pandémie, notre pays avait enclenché un cycle de croissance d’une robustesse jamais connue depuis l’indépendance, avec un taux moyen de 6,2% entre 2014 et 2019, ainsi que des pics de 6,6% et 7,4% en 2014 et 2017. Cette dynamique n’était pas le fruit du hasard mais le résultat de la mise en œuvre du PSE.

C’est cette croissance qui, s’appuyant sur un cadre macroéconomique robuste, a d’ailleurs renforcé la résilience de l’économie ainsi que des finances publiques, permettant à notre pays d’absorber le choc Covid-19 en épargnant à sa population les tourments vécus ailleurs. C’est la même croissance qui, une fois la crise dépassée, permettra de garnir les carnets de commandes de nos entreprises, de gonfler leurs chiffres d’affaires, de favoriser les recrutements, de stimuler les investissements, d’augmenter les revenus des ménages ainsi que les recettes fiscales, et enfin de ramener les comptes de l’État à l’équilibre ou à des niveaux qui en sont proches.

Car l’analyse moderne des finances publiques distingue deux cycles à l’intérieur de l’activité économique : la composante permanente ou durable et la composante temporaire ou transitoire. La composante temporaire résulte de l’ensemble des chocs transitoires qui peuvent affecter à tout moment le système économique, qu’il s’agisse de chocs positifs (comme la baisse des prix des produits pétroliers) ou de chocs négatifs (tels que les aléas climatiques, la hausse des prix du pétrole, les grèves, les crises politiques ou les
pandémies).
Or, par définition, l’impact des chocs transitoires est voué à s’effacer plus ou moins rapidement et le PIB doit ainsi revenir sur sa tendance sous-jacente, jusqu’à l’arrivée d’un nouveau choc. Autrement dit, pour aussi pénible qu’elle soit, la crise sanitaire actuelle n’est jamais qu’un évènement conjoncturel.
Rien ne justifie que le ralentissement temporaire de l’activité qu’elle occasionne, et qui sera forcément suivi d’un retour à la tendance préalable, ne puisse pas donner lieu à un creusement proportionné et exceptionnel du déficit public, pour maintenir certaines politiques essentielles de l’État malgré la baisse des recettes publiques, ou pour assurer une certaine protection des revenus des entreprises et des ménages, en vue notamment de soutenir la demande.

Il est vrai que la décision politique sur le niveau du solde budgétaire global comporte une part de risque en cas de choc conjoncturel, dans la mesure où son caractère pérenne ou temporaire n’est pas maîtrisé à l’avance. Toutefois, le Gouvernement sénégalais a bien pris la mesure de ce risque, à travers un arbitrage entre plusieurs facteurs :

1) les premières années de mise en œuvre du PSE ont permis d’installer la fusée Sénégal sur le pas de tir. Le coronavirus aura certes infléchi la courbe du décollage mais, sous réserve de quelques ajustements, l’agenda de l’émergence reste toujours en vigueur. Le virus a perturbé l’activité mais il n’a pas endommagé l’outil de production. Le Gouvernement reste donc pleinement confiant sur sa politique économique et entend la poursuivre ;

2) la dégradation de la situation politique et sécuritaire au niveau de ses voisins renforce, par effet de contraste, l’atout géopolitique du Sénégal, seul pays de la sous-région à connaitre une stabilité politique et institutionnelle, et où les libertés civiles, politiques et économiques sont garanties ;

3) après avoir :
(i) opéré la révolution énergétique avec :1 529 mégawatts de puissance installée en 2020 contre 573 en 2012 ; 220 mégawatts d’énergies renouvelables en 2020 contre zéro en 2012 ; 4231 villages électrifiés en 2019 contre 1648 en 2012 ;

(ii) multiplié par 6 la longueur du réseau autoroutier du Sénégal en 6 ans (de 35 à 233 kilomètres) ;

(iii)renforcé les infrastructures de désenclavement et de desserte ainsi que l’offre de structures sanitaires, éducatives et sociales ;

(iv) triplé la production de riz paddy et la production aquacole, tout en doublant les productions d’oignon, de viande, de volaille industrielle ainsi que les exportations de fruits et légumes, entre 2012 et 2020 ;

(v) fait baisser de cinq points le taux de pauvreté monétaire des ménages, qui est passé de 42,8% en 2011 à 37,8% en 2018/2019 ;

(vi) engrangé bien d’autres succès dans le combat pour la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Aussi, pour juguler l’impact défavorable de la pandémie de la Covid-19 sur l’activité économique et sociale, a-t-il été initié le Programme de Résilience économique et sociale financé à hauteur de 1 000 milliards de FCFA sur ressources internes et externes. C’est ce qui a relevé à court terme le niveau d’endettement, le prix à payer pour sauver des vies et préserver le pouvoir d’achat des ménages. Cependant, il n’en

demeure pas moins que le Sénégal est classé dans la catégorie de pays à risque de surendettement modéré contrairement à la plupart des pays de l’Afrique au Sud du Sahara, classés à risque de surendettement élevé et en détresse. Pour l’année 2022, la stratégie d’endettement privilégiera les financements concessionnels et les interventions sur le marché sous régional de sorte à continuer à
maintenir notre pays dans la catégorie de risque de surendettement modéré.

Après les investissements importants consentis dans les secteurs à forte intensité de capital (infrastructures et services de transport et d’énergie), le Gouvernement entend à présent replacer le curseur sur les « infrastructures sociales », pour stimuler le développement des secteurs de l’éducation, de la santé, des services sociaux ainsi que de tous les autres investissements centrés sur l’homo senegalensis en tant que tel.

Cette option découle d’une conviction forte, de la qualité de nos ressources humaines qui demeure notre premier atout et du fait que le Sénégal détient un potentiel de création de richesses qui ne demande qu’à éclore. Tout ce potentiel stimulé, valorisé, permet largement à notre pays de se hisser au niveau des économies émergentes les plus performantes.

Pour ce faire, il est nécessaire d’accorder encore plus d’attention aux effets d’éviction des coûts importants de la subvention au secteur de l’énergie. En effet, le blocage des prix à la pompe et de l’électricité, en raison de la politique d’inclusion sociale, malgré le renchérissement des prix internationaux du pétrole, contrarie les alternatives d’investissement dans les autres secteurs prioritaires de l’économie nationale. Pour 2022, ce n’est pas moins de 100 milliards FCFA qui sont prévus au titre de la compensation tarifaire et des pertes commerciales.

Au regard de ces considérations, le Gouvernement privilégiera les investissements requis pour l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025. Au total, il est nécessaire de soutenir davantage, avec des moyens d’intervention bien ciblés, de redonner confiance et de contribuer à l’épanouissement des catégories de la
population que l’on pourrait définir comme les principaux actionnaires de l’Entreprise Nationale « Sénégal ».

Projet de loi de Finances 2022: Comment le Fonds Force Covid et certains secteurs ont atteint leurs objectifs (Document)




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Mr Ndao B

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