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Rentrée des classes à Saint-Louis : Des écoles pas prêtes à recevoir les élèves

Lundi, c’était la rentrée des enseignants. Les élèves feront la leur jeudi prochain, pour l’année scolaire 2021-2022. Une rentrée qui sera encore perturbée par la fermeture de certaines écoles qui menacent ruine et par une insupportable insalubrité des lieux, pour d’autres. A quelque 72 heures de l’ouverture des classes des potaches, certains établissements de la ville tricentenaire présentent toujours un visage très hideux. Une situation qui ne favorise pas de bonnes conditions d’accueil des élèves. "EnQuête"


Rédigé par leral.net le Mercredi 13 Octobre 2021 à 10:21 | | 0 commentaire(s)|

Rentrée des classes à Saint-Louis : Des écoles pas prêtes à recevoir les élèves
Pour traduire en acte le slogan ‘’Oubi Tey, Jangg Tey’’, lors du CDD de rentrée 2021-2022, les autorités académiques, locales et administratives avaient arrêté une longue liste de dispositions pour nettoyer les écoles, plus particulièrement celles de la commune de Saint-Louis, avant la reprise.

Malheureusement, la réalité du terrain est tout autre dans de nombreux établissements, malgré l’engagement des populations. A l’exception des écoles de l’île et de quelques rares établissements dans le faubourg de Sor, le reste des infrastructures scolaires est toujours dans un piteux état.

Pourtant, des directives ont été données aux services compétents, avec l’appui de la mairie et des partenaires, pour l’évacuation des eaux de pluie, le nettoyage, le désherbage, la désinfection et le remblaiement des cours de récréation. Des instructions qui n’ont pas été suivies d’actes. Au quartier de Pikine, l’une des localités les plus peuplées de la ville et qui abrite de nombreuses écoles, les actions d’investissement humain notés, sont à mettre au seul compte de jeunes volontaires du quartier.

‘’On n’a vu personne dans nos opérations de salubrité. Jusqu’à ce jour de rentrée des enseignants, tout ce qui a été réalisé sur le terrain est fait par de vaillants jeunes volontaires du quartier, avec les moyens du bord. Avec l’appui de bonnes volontés du quartier, c’est nous qui avons cherché des motos-pompes pour évacuer les eaux des écoles. C’est nous qui avons désherbé, nettoyé les salles et alentours pour que le personnel enseignant puisse accéder aux lieux.

Mais les problèmes de la salubrité des cours de récréation et des toilettes, l’eau courante, la désinfection des établissements, restent toujours entiers. Dans beaucoup d’écoles du quartier, malgré le tintamarre des autorités, si rien n’est fait rapidement, le ‘Oubi Tey, Jangg Tey’ ne sera pas possible. Parce qu’aucun parent soucieux de sa famille, ne laissera son enfant aller dans ces écoles
’’, a signalé un des leaders des jeunes volontaires, Baye Khaly Sall.

L’environnement peu reluisant de l’école élémentaire Soukeyna Konaré, a obligé les parents d’élèves à lancer un cri du cœur, à la veille de la rentrée des classes. A en croire le président de l’association, l’établissement a besoin de solutions durables pour faire face aux inondations annuelles et à l’insalubrité permanente.

‘’Que les autorités locales arrêtent de jouer avec les populations. L’éducation est une compétence transférée. Donc, l’école est à la charge de la mairie. Nous exigeons une solution définitive pour l'évacuation des eaux de pluie stagnantes dans la cour de l'école et dans les salles de classe. Lors d’une visite, l’année dernière, le maire avait pris des engagements avec le coordinateur de Promovilles, pour régler définitivement le problème. Malheureusement, rien n'a été fait, de même que la construction de nouvelles classes promises avec le projet Pacasen pour novembre 2021. Dans de telles conditions, comment veulent-elles que le ‘Oubi Tey, Jangg Tey’ ne soit pas un slogan vide ?’’, a dénoncé M. Wade.

En outre, la commune de Saint-Louis est aussi confrontée à d’autres difficultés, dont la plus récurrente demeure la forte dégradation des infrastructures scolaires, surtout dans l’élémentaire, où la majeure partie des établissements date de l’époque coloniale.

Pour l’association régionale des parents d’élèves, la vétusté des infrastructures scolaires de Saint-Louis est une réelle menace pour les milliers d’élèves qui les fréquentent.

Si l’école Justin Ndiaye de Pikine a été entièrement réhabilitée, le millier d’élèves et d’enseignants sécurisés, tel n’est pas encore le cas pour certains établissements. On peut citer Khayar Mbengue, Ndiawar Sarr de l’île, fermées pour des raisons de sécurité. A côté des écoles élémentaires, on signale des collèges et des lycées qui sont dans un état de délabrement avancé, Dugay Clédor et Charles de Gaulle, pour ne citer que ceux-là.

D’ailleurs, pour prendre les devants, certaines écoles ont été fermées par le préfet du département de Saint-Louis, pour des raisons sécuritaires. C’est le cas du CEM Amadou Dugay Clédor et de l’école élémentaire Ndiawar Sarr, dans le quartier Sud de l’île. Par contre, dans la langue de Barbarie, l’avancée de la mer a causé également la fermeture partielle ou totale de certains établissements. C’est le cas des écoles Cheikh Touré et Abdoulaye Mbengue Khaly à Guet-Ndar.






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