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SCANDALE A L’HOTEL «AFRICA QUEEN» DE LA SOMONE Un couple se fait cambrioler en plein séjour

Un fait inédit a eu pour cadre l’hôtel «Africa Queen» de la Somone. Un couple, en vacances dans le réceptif, a été victime de cambriolage. Et les responsables de l’hôtel semblent jouer la carte de l’indifférence.


Rédigé par leral.net le Lundi 17 Septembre 2018 à 14:00 | | 0 commentaire(s)|

Les séjours à l’hôtel sont toujours des moments de détente où, soucis, angoisse, problèmes et difficultés de la vie s’évanouissent dans l’atmosphère paradisiaque. Pour les  couples, c’est l’occasion idéale pour raviver la flamme de l’amour autour d’un dîner romantique, bercés par les belles mélodies de l’orchestre du soir.

Le matin, dans la douceur de l’eau de la piscine ou sous les cascades relaxantes d’un jacuzzi, les tourtereaux en quête d’expériences nouvelles se laissent emporter par le courant des langoureuses vagues de l’amour. K. Ndiaye et son épouse, ont voulu vivre pareilles douceurs. En choisissant l’hôtel «Africa Queen», cette «petite pépite nichée au cœur de la Somone au Sénégal» M. Ndiaye, sa femme et son fils pensaient que le réceptif, décrit comme un «bijou dans son écrin», allait leur faire oublier les tracas de la capitale. Que nenni ! Ils y sont entrés le cœur en fête, mais c’est en état de choc qu’ils sont rentrés chez eux. Une désillusion causée par un grossier cambriolage, dont ils ont été victimes dans leur chambre d’hôtel. Fait inédit, qui les a bouleversés.

Oui, imaginer leur intimité violée par un malfrat qui a dérobé leurs biens, a fait hisser leurs poils d’horreur. Face à ce scandale, le sieur Ndiaye a saisi la gendarmerie de Somone pour un constat, avant de porter plainte contre l’hôtel, censé assurer leur sécurité.
 

«La porte ne fermait pas. Le grillage anti-moustique a été déchiré»

Le couple peine à connaître le dénouement de cette affaire. Rien ne bouge. Aucun mis en cause n’a été arrêté. Et «Dame Justice» ne secoue toujours pas les membres de sa cour. Ndiaye, de guerre lasse, après plusieurs tentatives de se faire rembourser par l’hôtel, suite à ces lenteurs judiciaires, a dénoncé ce fait. Pour éviter à d’autres pensionnaires le même sort, il a raconté sa mésaventure. L’homme, qui est récemment rentré de France, confie : «J'étais en vacances avec mon fils et mon épouse à Somone, dans la période du 09 au 12 septembre 2017, à l'Hôtel Africa Queen.

Entre le 11 et 12 septembre 2017, un cambrioleur a infiltré notre chambre n° 406 et a volé mon sac à dos qui contenait, entre autres, un ordinateur MAC de numéro de série C02QKJH3FVH5, que mon frère m'avait prêté pour une semaine, en attendant la mise à disposition de mon ordinateur professionnel, un ordinateur HP de mon épouse, un disque dur externe de marque Toshiba contenant des milliers de normes applicables dans mon domaine de travail.

Après quasiment un an, je sollicite gentiment par téléphone le responsable de l’hôtel pour demander à minima un remboursement de la valeur des objets volés. Ma demande a été refusée.» A noter que la lettre-plainte déposée par Ndiaye montre que le voleur n’a pas fait de grands efforts pour accéder à la chambre. «Nous avons constaté que la porte (avec grillage anti-moustique) ne fermait pas correctement. Son grillage anti-moustique a été déchiré proprement (voir constats du Gendarme Badiane) et le sac à dos, avec son contenu, a été volé», précisait Ndiaye. Et de lister, avec le certificat de son PC à l’appui, les objets emportés que sont «l’ordinateur professionnel de K. Ndiaye, l’ordinateur professionnel de Mme Ndiaye (épouse de K. Ndiaye), un disque dur externe comprenant beaucoup de documents professionnels (des normes et documents confidentiels), un livre, les clés de mon bureau professionnel (K. Ndiaye), divers documents administratifs de K. Ndiaye, la puce orange professionnel de K. Ndiaye (N° 78 589 14 00), 1 livre (les 48 lois du pouvoir), le badge de K Ndiaye.»
 

La Directrice de l’hôtel : «La presse va en parler une fois et ce sera fini»

Pis, lorsque le plaignant lui signifie qu’il allait saisir la presse, Mme Ndiaye, la directrice de l’exploitation, tout de go, lui lance : «De toute manière, la presse va en parler une fois et ce sera fini.» Un propos qui semble minimiser l’impact d’un «Bad buzz» dans le monde des affaires…

Et lorsqu’elle est jointe par la rédaction de «L’Obs.», Mme Ndiaye montre la même indifférence. «Il ne me respecte même pas. Car, porter plainte à la gendarmerie qui a fait ce qu’elle devait faire et se retourner pour me demander un remboursement, alors que l’affaire suit son cours, c’est prendre les gens pour des ignares. La gendarmerie a fait ce qu’elle devait et l’affaire se trouve actuellement au tribunal.» Et d’ajouter : «Je vous demande de vous rapprocher de notre avocat, Me Mamadou Dia.» Ce nom d’avocat, inconnu du barreau sénégalais, trouver son numéro sera sans succès.

Elle barbouille : «Je ne connais pas le numéro de notre avocat.» Comment pouvez-vous ignorer le numéro de votre avocat, alors que vous êtes la directrice d’exploitation ? «Je ne m’occupe pas de ça.» Vous avez un service juridique non ? «Oui, qui se trouve en France, mais personnellement, je ne connais pas le numéro de l’avocat.» Mamadou Dia, ce nom d’avocat n’est pas connu du barreau, insiste-t-on. «Je peux me tromper sur le nom, mais c’est un certain Dia.» Vérification faite au niveau de certains avocats, la réponse est unanime : «Il n’y a pas de Mamadou Dia dans le barreau.» Le barreau qui, a-t-on appris, ne compte que deux voire trois Dia, celui dont on a eu le numéro, Me Ibrahima Dia, dit ne pas être l’avocat de l’hôtel.

Aujourd’hui, la question est pourquoi, depuis que ce vol a été perpétré dans cet hôtel…3 étoiles, aucun résultat n’a été collecté. Du moins, la principale victime n’en est pas informée. Un an déjà, K. Ndiaye attend une réponse qui se fait toujours désirer…

T. MARIE LOUISE NDIAYE




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