leral.net | S'informer en temps réel
Mardi 7 Janvier 2020

Samba Sow: «Pourquoi j’ai bu le sang de Fatoumata Mactar Ndiaye»


Samba Sékou Dia Sow est fougueux. Le présumé meurtrier de la responsable des femmes de l’Alliance pour la République (Apr) est sur la défensive. Pis, il ne mâche pas ses mots devant la Chambre criminelle de Dakar.



Samba Sow: «Pourquoi j’ai bu le sang de Fatoumata Mactar Ndiaye»
Alors qu’il a brandi la thèse de l’envoûtement dans l’assassinat de Fatoumata Mactar Ndiaye, le juge lui a rappelé les déclarations faites par sa petite amie, Mbenda Fall, à la police. «Votre copine a dit aux enquêteurs que vous deviez vous marier le 26 novembre et qu’il vous fallait la somme de 300. 000 FCFA pour la cérémonie. Raison pour laquelle vous êtes entré dans la chambre de votre patronne pour lui voler cette somme. Mieux, vous saviez qu’elle avait toujours de l’argent dans son armoire», a rapporté le président de la Chambre criminelle.

« Arrêtez de me parler de mariage ! »

«Le jour du 16 novembre 2016, c’était le jour de mon anniversaire. Je ne suis pas pauvre. C’est le marabout qui a tranché la gorge à Fatoumata Mactar Ndiaye, avant de me donner le sang de cette dernière à boire et je l’ai bu. J’ai été ensorcelé». Le parquet de revenir à la charge : «Revenons sur votre projet de mariage. Car, ce que vous dites n’est pas cohérent. Vous avez manipulé l’opinion avec vos enregistrements vocaux pour accuser d’honnêtes citoyens. L’argent est le mobile du crime car vous en aviez besoin pour votre mariage car il manquait dans le compte de la victime 327.000 FCFA».

Agacé, Samba Sow hurle : «Arrêtez de me parler de mariage ! Ma tante Fatou Sow et la politicienne Awa Niang sont les coupables de la mort de celle que j’ai toujours appelée "Yaye"».

Cependant, le substitut du procureur lui fera remarquer : «L’erreur est humaine, mais persister dans l’erreur est diabolique. Ayez l’honnêteté de reconnaître votre crime, car vous avez aussi tenté de tuer Adama Bâ qu’est le fils de Fatoumata Ndiaye, qui va venir tout à l’heure à la barre pour donner sa version des faits».



Titre de votre page