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Mercredi 29 Avril 2020

Scandale foncier à Keur Moussa / Les impactés de l’AIBD dépossédés de leurs terres: Le Maire Momar Ciss accusé d’occuper la centralité du litige


Les litiges fonciers font légion sur l’étendue du territoire sénégalais. Souvent, cette pratique est dirigée ou menée de main de maître par les administrateurs véreux, au détriment des administrés. Ainsi, les populations de Kathialick, Mbadatt, Kessuhat et d’autres villages de la Commune de Keur Moussa, bénéficiant par décret n° 2014-371, portant déclassement de la forêt classée de Thiès, d'une superficie de 304 ha. L’édile de Keur Moussa, Momar Ciss, considéré comme un usurpateur foncier, un vrai déprédateur, ne cesse de poser des actes destructeurs, loin de respecter le bien-être ou le devenir de ses administrés. Leral…a fait immersion dans cette nébuleuse des expropriateurs de terres.



La terre, une bombe à retardement suspendue sur la tête des populations des villages de Kathialick, Mbadatt, Kessuhat, situés dans la Commune de Keur Moussa. Refusant de céder à la pression des usuriers fonciers, ces populations ont mis sur pied un Collectif, dénommé, « Sama Sa Momel ». L’initiative consiste à défendre aux prix de leurs vies, les intérêts des autochtones. Après moultes concertations, le Collectif a réussi, à décrocher en 2005, un protocole, appelé celui de Saly. Considérant que l’Aéroport Blaise Diagne est d’une utilité publique, le Collectif trouve mal l’idée de s’opposer à un éventuel projet de construction d’un Aéroport international dans la zone de Keur Moussa.

Seulement, il a été révélé que la création de l’Aéroport, semble être la porte ouverte aux voleurs de terre. Puisqu’un certain Abdoul Aziz Diop s’était présenté en 1995, à l’époque où Keur Moussa était une communauté rurale, pour faire une demande d'octroi de terres au niveau de cette localité.

Sa requête a obtenu gain de cause au Conseil rural, qui lui avait attribué 203 ha à Keur Moussa et 150 ha à Diass. Une fois ces périmètres octroyés, il y avait eu la réaction des populations qui s’opposaient à une telle forfaiture. Vu la détermination et la volonté de se faire justice, Abdoul Aziz Diop avait pris la tangente de 1995 à 2008. L’homme s’éclipsait et ne donnait plus signe de vie. Et, récemment, il est revenu dans la Commune pour obtenir une délibération à usage d’habitation de la Mairie sur les mêmes périmètres.

Abdoul Aziz Diop qui avait laissé sa femme, Mme Zaky Mbaye poursuivre son projet en sourdine, a bénéficié aujourd’hui, de deux délibérations. M. Diop, loin d’investir dans l’agriculture, a fait un détournement d’objectif. Qui plus est, il n’a rien construit. Alors, insiste-t-on, conformément à la loi, il devrait faire l’objet de mise en demeure. Mais, avec la complicité du Maire, Momar Ciss, il a fait son morcèlement pour se retrouver aujourd’hui, avec 2393 parcelles à usage d’habitation.

Sous ce registre, Abdoul Aziz Diop, ayant contracté des créances auprès de Ndiogou Ly, celui qui l’aidait à disposer de grues pour viabiliser les périmètres, a décidé de céder une partie des parcelles en question à ce dernier, en compense des fortes sommes d’argent dues. Ainsi, Ndiogou Ly est le nouveau proprétaire de ces terres, soit 82 ha. Après morcellement, il se retrouve avec 482 parcelles à usage d’habitation.

Surprise ! Le Maire est revenu avec une société italienne, dénommé Frutta Italia SA, pour les assommer davantage. Convoquant une réunion d’urgence, il a révélé avoir signé un protocole avec ladite entreprise. Et, celle-ci, doit verser à sa commune 40 millions de FCfa annuellement. Au bout de sa logique, basée sur un forcing sans nom, les populations de cette zone, dépossédée de terres, n’ont rien vu.

Récemment, le Maire Momar Ciss, en poste depuis 2012, revient encore, avec un autre projet de restructuration ou d’alignement. Ledit projet doit obliger les promoteurs à verser chacun, un montant de 5 millions de FCfa pour poursuivre leurs investissement. Seulement, les populations, voyant ces multiples abus, promettent le feu à tout usurpateur de terre. Elles considèrent fermement que les terres leur appartiennent et personne ne peut en aucun cas, les déposséder. Et, voyant les signaux au rouge, ces populations demandent au Chef de l’Etat, Macky Sall d’agir à temps afin d’éviter l’irréparable. Sinon…

Leral promet d’y revenir avec une investigation plus exhaustive…







La rédaction de leral...