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Sénégal: Conséquences des émeutes, après les primes « Adji Sarr », Macky Sall sabre les premières tetes

Les violentes émeutes du mois de mars dernier qui s’étaient emparées de l’ensemble du pays, des suites de l’arrestation du leader de Pastef, font leurs premières victimes. Si le Président Macky Sall a pris le temps avant de sortir son sabre, c'est qu'il fallait s’assurer d’abord de ne pas couper les mauvaises têtes, surtout que dans l’entourage du président, le maître mot a été que les « forces de sécurité » n’ont pas pleinement assuré. Le premier coup dans la fourmilière, c’est la défenestration du DGPN, Ousmane Sy.


Rédigé par leral.net le Jeudi 22 Avril 2021 à 17:49 | | 0 commentaire(s)|

Quand les policiers et gendarmes ont applaudi des deux mains en début de mois à l’annonce de la prime dite « Adji Sarr », d’un montant de 60.000 francs qui leur était allouée après les efforts surhumains déployés lors des dernières manifestations, ces derniers étaient loin de s’imaginer que cela constituait l’arbre qui cachait la forêt. En effet, il était visible que le Président Macky Sall « n’était pas du tout satisfait de la riposte portée par les forces de l’ordre » mais, était dans tous ses états, à l’idée de voir son magistère porter les stigmates sanglantes et mortelles de la répression. Même le mémorandum produit par son gouvernement pour dédouaner l’État de tous ces morts et blessés, n’a su calmer THIOMPAL qui voit rouge depuis.



Nommé en Août 2018 en remplacement d’Oumar Male, le désormais ex Directeur général de la police n’aura pas réussi à battre le record de longévité à la tête de la maison Poulaga. Ousmane Sy paie aujourd’hui les débordements notés tant à Dakar, sa banlieue et partout ailleurs où la police territorialement compétente, n’a su apporter la riposte adéquate aux foules déferlantes pour brûler, caillasser, piller durant les 72 heures où le Sénégal avait quasiment basculé dans une spirale de violence inédite et méconnue. L’Inspecteur Général, en avait-il une quelconque responsabilité ? Tout porte à croire que les attentes du pouvoir n’étaient pas au rendez-vous.



Policiers et gendarmes avec un moral au rabais après les efforts consentis en vain lors du premier état d’urgence de mars à Juillet 2020, n’avaient pas le cœur à l’ouvrage face une foule déterminée et bigarrée. Les forces de l’ordre ont le choix après 12 morts, de ne pas être les auteurs d’une hécatombe

Ousmane Sy aura payé pour tout le cumul des frustrations enregistrées par les policiers qui, avec une présence assidue de plusieurs mois sur le terrain, se seraient vus récompensés par une prime de…7 500 francs FCfa. Mieux, les hommes clé du patron de la police, ont successivement été relevés de leur commandement comme l’ancien Commissaire central de Dakar, le commissaire Ndour, emporté par la manifestation de Guy Marius Sagna devant les grilles du palais. D’autres préfèreront les juteuses missions onusiennes au point que le DGPN était limité dans ses choix.

Macky Sall poursuivra t-il sa logique tant il est vrai que les responsables de ce qui est considéré comme des manquements, seront sanctionnés ? Si la logique est de mise, il va s’en dire que les violences se sont déroulées autant dans les secteurs de la police que de la gendarmerie et qu’a ce titre, le sabre présidentiel ne devrait pas être rangé dans son fourreau.

En attendant, les premiers dégâts collatéraux du limogeage de Ousmane Sy sont déjà visibles. Le patron du GMI, Hamady Lam migre vers la direction de l’Inspection de la sécurité au moment où le directeur de la Sécurité publique, Modou Mbacké Diagne, le maître d’œuvre de l’ordre publi,c est bombardé Directeur général adjoint de la police.

« Ousmane Sy ne devrait pas être le seul à payer car il existe une chaîne de responsabilité, à moins que « l’enfant » ne soit puni pour autre chose », confie Babacar Gaye, un officier à la retraite.






Pape Sané atlantisactu



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