leral.net | S'informer en temps réel

Sonko rassure sur la stabilité du Sénégal et assume ses divergences avec Diomaye

Trois semaines après son départ de la Primature, Ousmane Sonko a écarté tout risque de crise institutionnelle avec le président Bassirou Diomaye Faye, tout en réaffirmant ses critiques sur l’orientation actuelle du projet politique porté par le pouvoir.


Rédigé par leral.net le Lundi 15 Juin 2026 à 14:43 | | 0 commentaire(s)|

Trois semaines après avoir quitté la Primature, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est revenu sur ses relations avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dans un entretien accordé à France 24 et RFI.

Interrogé sur les propos du chef de l’État appelant à ne pas « déchirer le pays » lors d’un hommage rendu à l’ancien président Abdoulaye Wade, le leader de PASTEF a tenu à rassurer l’opinion publique sur la stabilité des institutions sénégalaises.

« Le Sénégal est plus grand que les divergences politiques que nous pouvons avoir », a déclaré Ousmane Sonko, écartant l’idée d’une crise susceptible d’affecter la cohésion nationale. Selon lui, les désaccords actuels relèvent avant tout du débat politique et programmatique.

L’ancien Premier ministre a estimé que sa séparation institutionnelle avec le chef de l’État fait désormais partie de l’histoire politique du pays. Il a souligné que cette évolution ne constitue pas l’événement le plus marquant de sa trajectoire politique.

Revenant sur ses nouvelles fonctions à la tête de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a exprimé sa gratitude envers le peuple sénégalais pour la confiance accordée à la majorité parlementaire. Il a assuré vouloir œuvrer au renforcement du rôle du pouvoir législatif dans l’architecture institutionnelle du pays.

Le leader de PASTEF a également rappelé qu’il partageait la responsabilité du bilan de l’alternance, ayant dirigé le gouvernement durant deux années. Il a indiqué souhaiter la réussite du mandat en cours dans l’intérêt du Sénégal.

Abordant les critiques qu’il formule régulièrement à l’égard de l’exécutif, Ousmane Sonko a préféré s’éloigner des considérations émotionnelles liées à la notion de « trahison ». Selon lui, le véritable enjeu réside dans le respect des engagements pris devant les Sénégalais après une décennie d’opposition.

Il estime ainsi que plusieurs promesses initiales du projet politique porté par son camp n’ont pas été mises en œuvre ou se sont éloignées de leur orientation d’origine. Une critique qu’il inscrit sur le terrain du débat démocratique plutôt que sur celui des relations personnelles.

Malgré ces divergences, le président de l’Assemblée nationale a réaffirmé sa conviction que les institutions sénégalaises demeurent solides et que le pays saura préserver sa stabilité.