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Tentative de déstabilisation du pays : BBY invite à barrer la route aux pourfendeurs de la cohésion nationale

Le Sénégal fait face à une entreprise multiforme de déstabilisation. Les groupes d’intérêts qui entretiennent avec succès les rébellions, les attentats, l’affaissement des institutions étatiques, dans nombre de pays de la sous-région ouest-africaine, ont désormais clairement le pays dans leur ligne de mire. La perspective de l’exploitation du gaz dès 2023, aiguise les appétits mortifères de ceux, dont la seule stratégie est d’organiser la déliquescence des États, pour mettre la main sur les ressources naturelles au moindre coût possible.


Rédigé par leral.net le Samedi 25 Juin 2022 à 14:35 | | 0 commentaire(s)|

Le contexte des élections législatives du 31 juillet 2022 est aujourd’hui mis à profit pour tenter de jeter par terre tous les principes de l’Etat de droit au Sénégal que sont, entre autres : le principe de l’autorité de la chose jugée
En appelant ouvertement à la violation des décisions du Conseil constitutionnel sur les listes en compétition, l’on cherche à substituer à l’Etat de droit, une situation d’anomie généralisée, où seule la loi du plus violent s’impose.

Le principe de la mission régalienne de l’Etat d’assurer l’ordre public, ainsi que la sécurité des personnes et des biens. En actionnant des groupes dits « Force Spéciale » ou autres, voire en ayant recours aux combattants proches des groupes narco-trafiquants du sud, on cherche à accréditer l’idée qu’il n’y a plus d’Etat et que l’anarchie est la seule règle qui vaille.

Le principe de l’encadrement légal de l’exercice des libertés. En proclamant qu’il serait « interdit d’interdire », formule creuse inventée par les anarchistes du Mai 68 parisien, on voudrait dénier à l’autorité administrative et à l’institution judiciaire, leurs prérogatives légales de veiller à ce que l’exercice des libertés constitutionnelles comme celle de la marche pacifique, ne soit pas un simple prétexte pour installer un désordre durable dans le pays.

Consciente que ce sont là les vrais enjeux des controverses présentes, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) renouvelle ici son appel à toutes les forces vives de la nation, à la création d’un vaste Front pour la Paix et la République en vue de défendre : le calendrier républicain en vue de l’organisation pacifique des élections législatives le 31 juillet 2022 ; la paix publique, la stabilité ainsi que la cohésion sociale contre tout extrémisme violent érigé en stratégie par une partie de l’opposition ; l’Etat de droit et les institutions républicaines et permettre ainsi au Sénégal de continuer d’être la seule République toujours debout ; la souveraineté pleine et entière du Sénégal pour exploiter ses ressources naturelles au profit de ses seules populations d’abord, afin que notre pays poursuive sa marche résolue vers l’émergence.

« C’est parce que nous sommes certains que ces dérives indisposent plus d’un, que nous avons pris la décision d’envoyer des délégations de notre coalition pour porter un message de paix, de concorde à toutes les composantes de la Nation dans les prochains jours. Notre coalition réaffirme que les élections se tiendront le 31 juillet 2022 et que l’Etat est invité à prendre toutes les mesures pour permettre aux citoyens d’aller aux urnes, afin de choisir les Sénégalais et les Sénégalaises qu’ils jugeront aptes à voter les lois de la république, autoriser l’exécutif à exécuter le budget annuel de l’état et contrôler l’action du gouvernement », lit-on, à travers le communiqué de la coalition BBY.

Enfin, elle indique que les braves populations sénégalaises subissent, comme partout ailleurs dans le monde, et de plein fouet, les contrecoups combinés de la crise de la covid-19 et de la guerre en Ukraine ; et ceci, malgré les innombrables efforts consentis par le gouvernement pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et dont le montant cumulé s’élève à plus de 700 milliards FCfa, rien que pour l’année 2022.

En effet, il est utile de rappeler que les mesures suivantes ont été prises : subvention à l’électricité pour ce facteur important dans le production économique dont la hausse pourrait entraîner le renchérissement des couts de tous les autres produits. Une enveloppe de plus de 500 milliards FCfa sera débloquée à cet effet pour l’année 2022; l’augmentation généralisée des salaires des agents de la Fonction publique pour une enveloppe globale de 120 milliards FCfa ; la renonciation à des taxes d’importation des produits de première nécessité pour une enveloppe totale de 157 milliards FCfa, compte non tenu des droits de douane pour un montant de 50 milliards FCfa ; l’appui consistant aux meuniers avec la défiscalisation par une baisse de la TVA de 18 à 6% en 2020 et 2021 avec l’annulation totale de la TVA en 2022, renonciation aux droits de douane sur le blé pour 47 milliards FCfa, le soutien d’un montant de 4 milliards FCfa accordé aux meuniers, avec une prime à l’importation de 15 milliards FCfa de mars à juin 2022.

A cela, il convient de rappeler pour la magnifier, l’initiative prise par le Chef de l’Etat, président en exercice de l’Union Africaine, auprès des autorités russes, le déblocage des céréales en Ukraine, pour sauver le monde d’une famine certaine. « Oui ! la situation est difficile mais elle aurait pu être pire sans les mesures prises par le Gouvernement pour amortir les chocs exogènes qui ont ébranlé toutes les économies du monde », prévient-on.

Alors face à ce double péril de déstabilisation et de fragilisation de notre économie, nous appelons tous les Sénégalais à rester debout et à barrer la route aux aventuriers et pourfendeurs de la cohésion nationale.







Ousmane Wade

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