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Mercredi 22 Décembre 2010

Transactions foncières : des saoudiens seraient à l’affut des terres de la Vallée du fleuve Sénégal pour 50 milliards


Une bonne partie des terres de la vallée, « la chère vallée du fleuve fleuve Sénégal » pourrait être cédée à un prix dérisoire, ont confié à léral.net de sources dignes de foi. Des services de l’Etat seraient même en train de mener des études sérieuses sur la possibilité de cession des terres à des investisseurs saoudiens intéressés par la production du riz pour leur pays. Le domaine de transaction concernerait la zone entre Dagana et Podore.



Transactions foncières : des saoudiens seraient à l’affut des terres de la Vallée du fleuve Sénégal pour 50 milliards
L’ONG canadienne, Grain qui est fait de la manœuvre, indique que le groupe financier Saoudien Foras Investment Company, qui serait à la base de cette opèration, aurait déjà des acquisitions de terres en Mauritanie, au Mali, dans la région de l’Office du Niger et aurait pris des options au Sénégal, plus précisèment dans la région du fleuve, pour 5 000 ha.


Appât du gain, intérêt national mal compris ? Quoi qu’il en soit, des services de l’Etat étudient avec sérieux la possibilité de céder une bonne partie des terres de la vallée du fleuve Sénégal à des investisseurs saoudiens intéressés par la production du riz pour leur pays. Cela, avec semble-t-il, la bénédiction des autorités à de très hauts niveaux. Et en dépit de tout bon sens. Les investisseurs saoudiens sont à l’affut de terres de la vallée du fleuve Sénégal. Avec l’appui de l’Etat, ils s’apprêtent à passer des achats massifs de terres agricoles dans la zone entre Dagana et Podor. L’Ong canadienne Grain, qui dévoile la manœuvre, indique que le groupe financier Saoudien Foras investment company, qui est à la base de cette opération, a déjà fait des acquisitions de terres en Mauritanie, au Mali, dans la région de l’Office du Niger, et a pris des options au Sénégal, dans la région du fleuve, pour 5 000 ha. Ces acquisitions sont destinées à la culture du riz, pour la consommation des Saoudiens dans leur pays.
Le projet de Foras s’appelle AgroGlobe, et il a pour but de produire 7 millions de tonnes de riz sur 700 000 ha de terres, dans les 7 années à venir. Les Saoudiens, selon nos sources disposeraient d’une ferme de 2 000 ha en Mauritanie, et d’un bail de 5 000 ha au Mali. Au Sénégal, l’idée serait d’acquérir en fin de compte, environ 120 000 ha de terres dans la zone de la vallée du fleuve Sénégal. L’option ne serait toujours pas concrétisée parce qu’alors que le directeur des investissements de Foras, M. Saad bin Ahmad, dit à Grain qu’il attend que l’Etat du Sénégal concrétise l’option, les dirigeants du pays semblent s’être tournés vers d’autres investisseurs saoudiens, qui offriraient sans doute plus et dans des conditions encore moins transparentes.
Et pour ce projet, sur lequel Grain affirme être tombé par hasard, il serait planifié dans un document intitulé : Projet de production industrielle d’un million de tonnes de riz paddy dans la vallée du fleuve Sénégal, élaboré par un cabinet de consultance dakarois, African life science consulting (Als consulting). Il met trait en œuvre un groupe d’investisseurs saoudiens non-identifiés, à la différence du projet mené par Foras investment. Ces Arabes, associés à des Sénégalais tout aussi anonymes, mais dont on sait qu’ils ont des appuis au plus haut niveau de l’appareil de l’Etat, prévoiraient à
terme, d’acquérir près de 100 000 ha de terres de la Vallée, pour y planter du riz pour l’Arabie saoudite. Et pour concrétiser ce projet, ils compteraient investir un peu plus de 50 milliards de francs Cfa dans les 5 années à venir.
Ces achats comprendraient, outre les terres actuellement exploitées, d’autres surfaces supplémentaires, qui seraient mises en valeur, entre le département de Dagana, jusqu’à la région de Bakel. Ce qui permettrait aux Canadiens de Grain de constater : «Avec ce projet, les investisseurs saoudiens prendraient pour ainsi dire le contrôle de toute la production de riz de la vallée du Sénégal, car ils obtiendraient les quelques 50 000 ha qui sont actuellement cultivés et 14 207 ha irrigués supplémentaires qui doivent être réhabilités. Ils acquerraient de plus 52 228 ha dans les districts de Dagana, Podor, Matam et Bakel pour étendre l’irrigation. Toutes ces terres seraient regroupées dans de grosses parcelles d’un «minimum» de 500 à 2 000 ha («afin de tenir compte des économies d’échelle», selon le projet). Et ce n’est pas du riz africain qui y serait semé, mais comme le spécifie la proposition, de nouvelles variétés asiatiques, en particulier des hybrides».
Les investisseurs voudraient prendre possession de ces terres immédiatement, mais la proposition indique qu’ils seraient prêts à considérer une production sous contrat «si besoin est, sur les terres où les paysans produisent déjà du riz». Une société mixte sénégalo-saoudienne serait montée, pour piloter le projet. Contrôlée à 90% par les Saoudiens, elle va exporter 70% de sa production, pour n’en vendre sur le marché local, que les 30%.

Ces investisseurs que l’Etat semble préférer à Foras, ne chercheraient pas seulement à assurer l’approvisionnement de l’Arabie saoudite en riz, mais surtout, à faire du profit. Leur projet indique, selon Grain, qu’ils compteraient «sur le gouvernement du Sénégal pour leur accorder toute une série de subventions, grâce au programme Goana du Président Abdoulaye Wade. Selon la proposition, l’entreprise aurait droit à quelque 10 millions de dollars (5 milliards de francs Cfa environ, Ndlr) de subventions au cours de ses cinq premières années de fonctionnement».

Quid des paysans ? Sur ce point, très important, les apprentis sorciers qui sont dans le ministère des Mines et de l’Industrie, maîtres d’œuvre dudit projet, ne semblent pas nourrir d’appréhension. «La main-d’œuvre productive sera exclusivement locale, afin d’améliorer les conditions de vie et de dégager ainsi des options de développement économique et social», indique la proposition. Et pour ce qui est des éleveurs de la région, qui seront privés d’accès à la terre et à l’eau dont ils ont besoin pour leurs troupeaux, l’entreprise déclare qu’ils pourront acheter des aliments dans les usines de fabrication que le projet prévoit de construire dans la région. De cette façon, se vante l’entreprise, les animaux seront nourris «plus facilement et à moindre coût».
Le ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme serait impliqué dans ce projet par le biais d’un conseiller spécial du ministre, M. Amadou kiffa Guèye, qui serait le coordonnateur du projet. Interrogé par Grain, il aurait déclaré aux Canadiens que la famille royale saoudienne y était associée à de riches hommes d’affaires sénégalais. Le gouvernement aurait eu à développer le projet à la requête desdits hommes d’affaires.

Des voix se seraient vite dépêchées de faire le rapport avec la dernière visite du Président Wade en Arabie Saoudite, au cours de laquelle il aurait pris part au Forum Golfe-Afrique. Or, il se dit que l’un des points des débats a justement serait la volonté de l’Arabie saoudite de délocaliser dans certains pays sa production alimentaire, notamment agricole. Et les propos du chef de l’Etat, au cours du Conseil des ministres du 9 décembre, qui a suivi son retour, n’ont pas été des plus rassurants. On se rappelle que le Président Wade a demandé qu’il soit étudié les modalités de mettre en place un passeport d’affaires afro-arabe, pour faciliter la circulation des hommes d’affaires dans l’espace économique afro-arabe. Et l’on sait que les Arabes ont plus de facilités financières de voyager et d’investir que nos hommes d’affaires à nous. Le chef de l’Etat a demandé encore, selon le communiqué du Conseil des ministres, La mise en place d’une Agence afro-arabe de développement chargée de la conception et de l’exécution des projets afro-arabes. Comme pour justifier déjà ce qui se prépare dans la Vallée…
Le Président Wade pourrait pourtant s’inspirer des propos de spécialistes, comme Jacques Diouf, le Directeur général de la Fao, qui ne cesse de répéter qu’aucun pays au monde n’a intérêt à vendre sa terre à des étrangers. Quoi qu’il en soit, il semble que l’on n’a pas fini d’entendre parler de cette affaire.

Bakary NDIAYE, leral.net
(Plus d'informations demain sur leral .net)




1.Posté par LERGUI le 22/12/2010 18:29 | Alerter
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LES SENEGALAIS REFUSENT DE DONNER LA TERRE AUX MARABOUTS SENEGALAIS ET VOILA ILS LE DONNENT AUX ETRANGERS.QUELLE HONTE.

2.Posté par Ousmane le 22/12/2010 18:39 | Alerter
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Demander aux saoudiens s'ils ont besoin d'esclaves aussi ?¿

3.Posté par REVOLTE le 22/12/2010 19:34 | Alerter
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Les terres ne doivent ni être données aux marabouts ni à des étrangers,que les gens qui veulent les exploiter paient la location sur 25 ans ou 30 ans,c'est ces qu'on appelle l'affermage.

L'état doit cesser toute spéculation sur les terres qui constitue un patrimoine national,que celui qui veut exploiter paie,voilà.

4.Posté par ´schwarzeraal le 22/12/2010 20:36 | Alerter
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oui les riches pays sont entrain d´acheter des terres fertiles pour pouvoir espectulier sur les cereales comme le riz et autres et demain le senegalais ne ppourra pas se payer encore le riz sur son sol c´est le danger qui court dans les bourses internationales .il ya pas que le senegal partout oú il ya des terres fertiles chez les pauvres viennent les crodiles financiers.la cherete des cereales est due á cela et ils sont utilises pour produire de l´energie. ils s´en foutent si les pauvres meurent de faim .apres le sida c´ést la faim et la soif qui nous tuera .

5.Posté par KING le 22/12/2010 20:56 | Alerter
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La venue du Président Abdoulaye WADE le 03 décembre 2010 á Riyad (Arabie Saoudite) a plongé le bureau de l’Amicale des Sénégalais á Riyad dans une amertume et un sentiment d’impuissance sans précédent.
En effet ces braves gens (représentants des sénégalais vivant á Riyad) ont passé la nuit dans les couloirs de l’hôtel où logeait le Président de la République pour lui parler des problèmes de certains ressortissants sénégalais, entre autres celui d’une fillette orpheline de neuf ans qui se trouve dans l’impossibilité de rentrer au Sénégal due á la non-assistance de nos autorités présentes.

L’autorité présente lors de la venue du Président en l’occurrence Mr LÔ, ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite, s’est mis en tête de nous empêcher de le voir en nous affirmant que le Président ne pouvait nous recevoir de par son manque de temps. Ce que le Président lui-même a démenti le lendemain matin, en nous disant qu’il n’a pas était avertit de notre présence.

Nous déplorons notre mécontentement, notre manque d’information, de considération et d’assistance en provenance de notre ambassade.

6.Posté par Etranger le 23/12/2010 07:13 | Alerter
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Ce n'est pas nouveau, des entreprises étrangères ont toujours exploité des terres en Afrique.

7.Posté par fama le 23/12/2010 07:42 | Alerter
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les retombes de cette transaction.................vont rentres dans le cul de cette famille qui a ruine le pays a jamais..............peuple il est temps qu on se debarasse de ce monde de chiens........

8.Posté par cissé le 23/12/2010 08:49 | Alerter
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Chaque jour qui passe nous fait découvrir des choses abominables qui se trament sur le dos des Sénégalais et à leur insu.De véritables criminels économiques sont sur le point de vendre leur pays et leurs frères à l'image de ces nègriers qui chassaient le Nègre pour le vendre au blanc.Nous sommes sur le point de faire un spéctaculaire bond en arrière dans les méandres les plus sordides de l'histoire Nègre.Que ceux qui minimisent la gravité de la situation se réveillent et réagissent.Ce maudit régime libéral est sur le point de nous plonger dans un gouffre sans fond.De vils arrivistes qui se disent hommes d'affaires sont en train de s'amuser avec le destin National.Il faut un sursaut National en 2012

9.Posté par oumar le 23/12/2010 09:12 | Alerter
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Dans tous les pays du monde le capital étranger peut venir investir dans les terres mais dans aucun pays sérieux et transparent on ne peut vendre des terre a cette échelle a des étrangers, louer oui mais vendre NON aucun pays au monde ne doit vendre ses terres a des étrangers! Jacques Diouf l'a dit et répété mais si c'est des hommes comme Kiffa GUEUYE qui conduisent ce projet il faut savoir que l'argent va couler sous les tables a flot!! En plus d'etre incompétent en tout c'est des gens qui vivent de prébendes et de corruption quelqu'en soit le prix, ils peuvent vendre leurs propres parents vivants pour de l'argent! des gens qui mentent comme il respirent! triste sénégal

10.Posté par Amadou le 23/12/2010 13:33 | Alerter
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Comment un patriote peut dire je vais vendre ne serait ce qu'un centimètre carré du sol national à des étrangers. Cela n'a aucun sens. c'est d'une stupidité dans nom. On voit bien que ceux qui nous dirigent n'ont aucun sens de l'intéret général. Ils ne sont là que pour eux. Triste Sénégal, triste Afrique!

11.Posté par Bozz le 23/12/2010 14:42 | Alerter
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Est -ce un redressement économique?

12.Posté par SDasa le 29/12/2010 11:55 | Alerter
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Sénégalais levons nous et battons nous contre la nouvelle forme de colonialisme et d'esclavage. je dirai même tous les africains. comptons sur nous mêmes pour faire avancer l'afrique. ni le MCA, encore moins ces saoudiens ou européens ne vont fair e développer le continent, au contraire ils veulent se développer euxmêmes au détriment des africains. Il faut que le la SAED revoit ses aménagements dans le cadre du projet MCA. ils ont prévus d'aménager des cuvettes dans l'Ile à morphile qui vont faire disparaître les cultures de décrue. l'approche n'a pas été suffisamment participative. ces aménagements vont être mis en valeurs pour maximum trois ans, ensuite ce sera des endettements qui vont suivre. alors les parcelles vont être cédés à des étrangers qui ont des moyens de rembourser les dettes, et vont devenir propriétaires à la place des populations locales. Nous disons non à ça.

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