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Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël, colère dans le monde musulman

Rédigé par La rédaction de leral.net le 6 Décembre 2017 à 22:29 | Lu 2746 fois

La Ligue arabe d’une part, et l’Organisation de coopération islamique présidée par la Turquie d’autre part, se réunissent pour définir quelle réponse donner à la décision de Donald Trump, d’installer l’ambassade américaine à Jérusalem.


Face à la volonté inflexible du président américain, les dirigeants du monde musulman s’organisent.

Ligue arabe réunie samedi

Après une première réunion mardi 5 décembre qui a rassemblé les délégués permanents de ses États membres, la Ligue arabe organise samedi 9 décembre, à la demande des délégations palestiniennes et jordaniennes, une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères des pays membres.

Par ailleurs, le président turc Recep Tayyip Erdogan convoque à Istanbul, un sommet de l’Organisation de coopération islamique (OCI) mercredi 13 décembre.

Ces réunions extraordinaires ont pour objectif de définir rapidement, une réponse collective à la décision, qui doit être confirmée mercredi 6 décembre par Donald Trump, de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

L’Organisation de coopération islamique, un sommet mercredi

Recep Tayyip Erdogan, est particulièrement mobilisé. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin a appelé mercredi l’administration américaine, à « revenir immédiatement » sur sa « grave erreur ». « Jérusalem est notre honneur, Jérusalem est notre cause commune, a-t-il ajouté. Comme l’a dit notre président hier, Jérusalem est notre ligne rouge. »

Le président turc, président de l’OCI, a déclaré s’être entretenu mercredi avec les chefs d’État ou de gouvernement des principaux pays membres de l’organisation, la Malaisie, la Tunisie, l’Iran, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Pakistan et l’Indonésie.

La question de Jérusalem sera aussi au centre d’entretiens que Recep Tayyip Erdogan doit avoir mercredi à Ankara, avec le roi de Jordanie Abdallah II, dont le pays est le gardien des Lieux saints musulmans de Jérusalem.

La Syrie condamne la décision

Mercredi 6 décembre dans la matinée, le ministère syrien des Affaires étrangères a lui aussi, condamné la décision américaine. « Cette initiative dangereuse de l’administration américaine, montre clairement le mépris des États-Unis à l’égard de la loi internationale », a indiqué une source au ministère des Affaires étrangères citée par l’agence officielle Sana.


« Le président américain n’aurait pas osé prendre cette initiative sans son alliance avec des régimes arabes qui ont comploté et continuent de comploter contre la Syrie et contre la cause palestinienne », poursuit-elle, en faisant allusion à l’Arabie saoudite, alliée de Washington au Moyen-Orient.

Une décision fruit d’un « complot », estime l’Iran

Le président iranien Hassan Rohani a lui-aussi réagi lors d’un discours prononcé dans la matinée à Téhéran. L’Iran «ne tolérera pas une violation des lieux saints musulmans», a-t-il affirmé lors d’un discours devant des responsables politiques et religieux de plusieurs pays musulmans réunis dans la capitale iranienne.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui s'est exprimé plus tôt, a lui vu dans la décision américaine, un geste désespéré, fruit de l'«incompétence» des Etats-Unis. «Le monde islamique s'opposera assurément à ce complot», a-t-il déclaré.