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Utilisation des moyens et biens publics par des candidats aux Locales: Cette vieille tare de la démocratie sénégalaise

Véhicules de l’Etat, chauffeurs de services et autres biens: tout ce dont dispose le service public est à la disposition du maître de la localité pour gagner une élection locale. Les partis au pouvoir dans nos pays, n’ont même plus besoin de parcs automobiles et autres moyens. Même les locaux de certaines institutions sont transformés pour cette période d’élections, en sièges de candidats. Cette pratique est là depuis nos indépendances. Clin d’œil sur cette « tare démocratique » qui perdure. "Sud Quotidien"


Rédigé par leral.net le Mercredi 15 Décembre 2021 à 09:13 | | 0 commentaire(s)|

Combien nous coûte l’utilisation abusive des moyens de l’Etat par des candidats à des élections locales dans notre pays ? Difficile de chiffrer mais un coup d’œil, rien que pour cette précampagn,e permet d’en mesurer l’ampleur.

En effet, nos ministres et autres DG ne se gênent aucunement de circuler en caravane avec les véhicules et personnels de leurs services. Au moment où certains services sont dans le dénuement total, les Directeurs généraux, ministres et autres responsables, utilisent sans limites les moyens et biens de l’Etat sans aucune crainte de se voir sanctionner.

Il suffit d’être dans le système et de «hurler» pour le chef. Rien, plus personne ne trouve à dire même si l’opposition n’en fait plus un combat. Durant cette campagne, les véhicules de services et autres budgets de carburant, seront largement au service des « patrons ».

M. Sow, un consultant indépendant indique que cela est inadmissible en démocratie, de transformer les biens et autres moyen des services en propriété privée.

« C’est impensable dans les pays véritablement démocratiques. Prendre le véhicule du service pour aller en campagne électorale, en plus du chauffeur de l’Etat. Il y a des services essentiels pour le développement, pour la sécurité, qui n’ont même pas de moyens roulants».

Ibrahima Diallo, autre consultant et ancien de l’ONEL à Dakar, est catégorique aussi sur la question : «c’est même une forme de défi lancé à notre démocratie…Comment peut-on utiliser les moyens de son service pour conquérir une collectivité territoriale ? C’est dire que les moyens de cette collectivité vont aussi après victoire, vous revenir. Pas étonnant de retrouver les biens de la collectivité chez le maire ou les membres de sa famille, déambulant tranquillement dans un hôtel de ville et engueuler parfois des agents».

Conclusion : « Il y a trop de laisser-aller et les services de sécurité devraient immobiliser tout véhicule de l’administration impliqué dans une campagne électorale », conclut M. Diallo.







Sud Quotidien


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