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Vente d’alcool au Sénégal : Plus de 33 millions de litres d’alcool consommés par an

Le Réseau national de lutte contre l’alcool (Reseca) a organisé un atelier de renforcement de capacités des journalistes, pour la lutte contre l’alcool. Le réseau révèle qu’au Sénégal, plus de 33 millions de litres d’alcool sont consommés chaque année.


Rédigé par leral.net le Vendredi 13 Octobre 2023 à 10:46 | | 0 commentaire(s)|

La consommation de substances psychoactives (drogue, alcool et tabac) prend des proportions inquiétantes dans notre pays. L’alcool qui est toxique pour de nombreux organes dont le cerveau, est bu comme de l’eau au Sénégal.

En matière de beuverie, le Sénégal s'octroie la 44e place, selon les statistiques de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui s'est penchée sur les mœurs éthyliques de quarante-neuf pays africains.

Le Sénégal se trouve actuellement confronté à une situation très préoccupante en matière de drogue, qui voit augmenter l'offre de produits psychoactifs avec des prix en baisse constante, facilitant ainsi le maintien à un niveau élevé de l'usage de drogues illicites et de l'abus d'alcool.

En effet, selon les données de la Banque mondiale, la consommation moyenne d'alcool au Sénégal, pour les personnes âgées de plus de 15 ans, s'élève à 0,8 litre par habitant. Selon l’organisation onusienne, chaque 10 secondes, une personne décède pour cause de consommation d’alcool.

«Le Sénégal est un grand consommateur d’alcool et il se classe à la 17e place africaine»

L’alcool coule à flot dans notre pays. Par exemple, à Grand-Yoff, on a dénombré plus de 400 bars. La révélation a été faite par le réseau national de lutte contre l’alcool au cours d’un atelier avec les acteurs des médias. Selon la même source, la plupart des bars commercialise l’alcool traditionnel.

«Si vous allez là-bas, les bars se trouvent à l’intérieur des maisons», révèle-t-il. Membre de Reseca, Malick Sall indique que le Sénégal est un grand consommateur d’alcool et il se classe à la 17e place africaine devant la Zambie et le Kenya.

«Le Sénégal, malgré la religion musulmane, est néanmoins un grand consommateur d’alcool. Connaissant les conséquences néfastes de l’alcool, nous nous sommes dit qu’il est temps d’agir. La nouvelle cible, ce sont les jeunes, notamment en milieu scolaire», souligne-t-il.


Selon lui, la société civile ne peut agir qu’à travers la sensibilisation auprès des populations et un plaidoyer auprès des autorités, pour un changement de politique.

« Il y a juste un traité communautaire de l’Uemoa et nous avons transposé cela pour essayer de réglementer la consommation. Parce qu’il faut noter que l’alcool, bien qu’étant une drogue, est légale. Ce n’est pas illégal comme le cannabis ou autre. L’alcool est autorisé, mais il faut essayer de réglementer sa consommation, parce que c’est sa surconsommation qui risque de gêner et d’apporter des troubles neurologiques», soutient M. Sall.

Il faut rappeler que l’alcool entraîne une dépendance et accroît les risques de lésions traumatiques, de plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques, de plusieurs maladies cardiovasculaires et de l’appareil digestif, de plusieurs cancers et certaines infections.

Selon les dernières estimations mondiales de l'OMS, 283 millions de personnes âgées de 15 ans et plus - avec 237 millions d'hommes et 46 millions de femmes - souffrent de troubles liés à la consommation d'alcool, soit 5,1 % de la population adulte mondiale.





L’As