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Jeudi 2 Août 2018

Violence et voie de fait, menace de mort à ascendant : Oumy Diouf écope d'un mois de prison avec sursis


Le pire a été évité de justesse entre la fille Oumy Diouf et son père Ibrahima Diouf, lundi dernier. Remontée contre son pater qui a déclaré persona non grata sa mère dans son domicile à Keur Massar, suite à leur divorce. La jeune fille de 23 ans a brandi un couteau contre lui, au cours d'une altercation. Jugée ce jeudi, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, la demoiselle Diouf a écopé d'une peine d'avertissement d'un mois avec sursis.



Le sieur Ibrahima Diouf a fini de faire de la mère de ses enfants, son ennemie jurée. Suite à leur divorce, le père de famille qui ne veut même pas voir son ex en photo, lui refuse l'accès à son domicile. Malgré cela, la jeune dame y passait en son absence pour voir ses trois filles. Après l'avoir découvert lundi dernier, Ibrahima Diouf rentre dans une colère noire et déverse sa bile sur ses enfants. Mais pour riposter contre son père, Oumy Diouf n'a pas hésité à brandir un couteau contre lui, avant de menacer de le tuer.
 
 « J'avais peur qu'il me frappe. Il s'était mis à nous insulter et à nous traiter de tous les noms d'oiseaux. C'est pourquoi j'ai saisi le couteau qui était sur la table de ma chambre, pour l'intimider. Je ne pense même pas à tuer mon père qui a tout fait pour nous. Mais, il refuse de voir notre mère chez lui. Alors que personnellement, je n'y vois aucun inconvénient. Ma mère était venu à 13 h avant de rentrer à 15h », a déclaré la prévenue, silhouette frêle avec les larmes aux yeux.
 
Interpelé par le juge, Ibrahima Diouf explique : « Je n'ai rien contre mes filles. Après le divorce, il y a de cela trois ans, j'avais demandé leur garde. Mais leur mère avait refusé. C'est lorsqu'elles ont été expulsées du domicile de leur grand- mère, qu'elles sont venues chez moi. Je leur disais toujours de ne pas laisser leur mère entrer dans ma maison. C'est ce qui s'est passé lundi dernier. Lorsque j'ai interpelé ma fille sur ça, elle a brandi un couteau avant de me menacer de me tuer. C'est à 1h du matin que j'ai accouru à la Police de Jaxaay pour les informer de son acte. Quand les limiers sont venus, ils ont trouvé l'arme entre ses mains. Mais, je l'ai pardonnée ».
 
La représentante du Ministère public a requis l'application de la loi, non sans suggérer à la partie civile de revoir son comportement. «  Vous n'avez pas à faire payer vos enfants les frais de votre divorce. Elles ont besoin de voir leur mère. Donc, épargnez-les de vos problèmes », a souligné le maître des poursuites.
 
Me Ibrahima Mbengue quant à lui, a plaidé la relaxe à titre principal. Et, une application bienveillante de la loi à titre subsidiaire. «  Cette fille est une victime. Même si je lui ai demandé de présenter des excuses à son père. Ce n'est pas parce qu'elle a brandi un couteau qu'elle voulait abréger la vie de son père. Elle savait à quoi s'en tenir, si toutefois il la bastonnait. Car sa mère a quitté le domicile conjugal avec la jambe cassée et l'oreille coupée. Donc, il faut écarter le chef de détention d'arme. Le couteau est un ustensile de cuisine », a relevé l'avocat.
 
Rendant son verdict, le juge a condamné la prévenue à une peine d'un mois avec sursis pour violence et voie de fait et menace de mort.




 
Kady Faty Leral
 



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