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Violences politiques à l’Université: Les étudiants enseignent le respect de l’espace universitaire


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Décembre 2021 à 16:09 | | 0 commentaire(s)|

Violences politiques à l’Université: Les étudiants enseignent le respect de l’espace universitaire
Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop ne veulent pas de violences politiques au sein de leur université. Ils ont tenu à lancer l’alerte, à la veille de l’ouverture de la campagne électorale en vue des prochaines élections locales, qui vont se tenir le 23 janvier prochain.

«On appelle à plus de calme, de retenue, de respect dans le Temple du savoir, pour ce qu’il représente. Car l’université n’est la chasse gardée d’aucun parti politique. Cette université appartient au Peuple sénégalais», a soutenu Saliou Papa Diop, doctorant, chargé de communication du mouvement Carbone 14.

M. Diop parlait avant-hier, à l’Ucad, lors de la 2e édition de la marche initiée par 5 000 jeunes et destinée à apaiser les espaces universitaires, sous l’égide des mouvements Carbone 14 et Campus 2 H, avec l’appui de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan). Il a notamment déclaré : «On constate souvent à chaque fois qu’il y a des élections, quelles qu’elles puissent être, parce que l’université c’est le Sénégal en miniature, il y a des appartenances politiques. A chaque fois, il y a des querelles de positionnement des différents partis politiques. Il y a aussi une certaine manipulation. Ce qui met un peu de tension dans les rapports, les relations qui devraient être cordiales entre les étudiants. Ça se sent à chaque fois, avant les élections, donc une certaine violence préélectorale. Le jour du scrutin souvent aussi, c’est la tension. Ce sont des violences post-électorales quand on annonce les résultats, les gens ne sont pas d’accord.»

M. Diop, qui souligne qu’en «partant du principe que la Constitution garantit le respect pour chaque personne de choisir son appartenance politique, que l’on pense à épargner les espaces universitaires», pour que «les autres qui ne sont pas intéressés, puissent continuer à mener leur vie avec tran­quil­lité».

«Avant les élections, les violences politiques, on les voit souvent avec la représentativité des amicales, le mouvement syndical, la plupart ont des querelles de positionnement. Chaque grand parti de ce pays a des représentants à l’université», souligne-t-il.

Ndèye Fatou Kébé

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