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Vendredi 4 Septembre 2009

Voila l'un des rapports que la Sénélec n'a jamais voulu rendre public


SENELEC - Projections financières et analyse de restructuration du bilan
Version Projet



Voila l'un des rapports que la Sénélec n'a jamais voulu rendre public
20 Juillet 200


Project Team

James Grayburn

Tomas Haug

Daphné Maurel

NERA Economic Consulting
15 Stratford Place
London W1C 1BE
United Kingdom
Tel: +44 20 7659 8500 +44 20 7659 8500
Fax: +44 20 7659 8501
www.nera.com





Sommaire

1. Introduction 3
2. Présentation du secteur de l’électricité au Sénégal 4
3. Analyse de la Situation Actuelle 6
3.1. Evolution de la performance financière 6
3.2. Evolution du bilan 8
3.3. Conclusion 13
4. Projections financières et options de refinancement 14
4.1. Projections financières (sans refinancement) 14
4.2. Projections financières avec refinancement 25
4.3. Conclusion et prochaines étapes 36
Appendix A. Modèle Financier - Mode d’Emploi 38
A.1. Description générale du modèle 38
A.2. Utilisation des différentes feuilles 40
Appendix B. Hypothèses : réglementation, demande, prix du combustible 53
B.1. Le cadre réglementaire 53
B.2. Evolution de la demande 55
B.3. L’évolution du prix des combustibles 57
B.4. Plan d’investissement 59
Appendix C. Documents reçus 60




Avertissement:

Dans ce rapport, nous présentons des projections financières ainsi que des propositions de restructuration de la dette pour Senelec. Deux scénarios ont été développés. Ces scénarios reposent sur le Budget 2007 fourni par Senelec lors de notre visite à Dakar ainsi que sur d’autres prévisions fournies par Senelec (plan d’investissement, prévision de demande), et sur des hypothèses développées par NERA. Le second scénario s’appuie également sur « l’Aide Mémoire de la mission conjointe groupe Banque Mondiale – AFD du 18 au 24 mai 2007 ». Les montants de refinancement déterminés à partir de ces deux scénarios sont provisoires. Pour déterminer le niveau de refinancement pour Senelec, il est nécessaire que Senelec revoit les hypothèses utilisées dans les deux scénarios et actualise le modèle avec les dernières données financières disponibles.



1. Introduction

Ceci est un projet de rapport pour Senelec. Ce rapport remplit les objectifs suivants :

§ L’analyse économique et financière actuelle de la société ;

§ Une explication du modèle financier Excel (jointe à ce rapport) ;

§ L’analyse des résultats du modèle et des tests de sensibilité ;

§ L’analyse de la dette et la proposition de scenarii de restructuration de la dette.

Ce rapport est organisé en trois sections :

§ La section 2 présente le secteur de l’électricité au Sénégal, et Senelec ;

§ La section 3 présente notre analyse de la situation financière actuelle de Senelec ; et

§ La section 4 présente les projections financières de Senelec et les options de refinancement.



Ce rapport contient également trois annexes :

§ L’annexe A propose un mode d’emploi pour l’utilisation du modèle financier ;

§ L’annexe B décrit les hypothèses utilisées en termes de cadre réglementaire, prévision de demande et prix du combustible ; et

§ L’annexe C fournit la liste des documents reçus par NERA.



2. Présentation du secteur de l’électricité au Sénégal

§ Senelec, opérateur historique du secteur de l’électricité au Sénégal, détient le monopole du transport sur l’ensemble du territoire, à l’exception du réseau interconnecté de Manantali. Elle détient également le monopole de la distribution sur son périmètre de concession. Son contrat de concession avec l’Etat du Sénégal est entré en vigueur le 31 mars 1999. Au terme d’une période de dix ans, les gros clients pourront s’approvisionner auprès de producteurs de leur choix, titulaires d’une licence de vente.

§ Senelec exploite un parc de production de 552 MW[1] en 2007 qui inclut trois contrats d’achat d’électricité signés avec des producteurs indépendants dont :

– GTI-Dakar, un producteur indépendant privé, qui a signé en 1996 un contrat de fourniture exclusif d’énergie électrique d’une durée de quinze années avec la Senelec. GTI exploite aujourd’hui, une centrale en cycle combiné d’une puissance de 53 MW environ, composée d’une turbine à gaz (TAG) de 37 MW et d’une turbine à vapeur (TAV) de 16 MW.

– Eskom-Energie-Manantali (EEM) a signé un contrat avec la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM), pour l’exploitation et la gestion des ouvrages électriques de l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).. Ces ouvrages sont composés d’une centrale de 5 groupes de 40 MW chacun et d’un réseau de transport d’une longueur totale de 1683 km. Le Sénégal dispose d’un quota de 33% du productible de cet ouvrage.

– Kounoune I: Une centrale de 67,5MW devrait être mise en service au second semestre 2007.

– Tobène: Une centrale BOO de 130MW est prévue dont 80 MW mis en service en septembre 2009, et 50 MW en janvier 2010.

§ Le Ministre chargé de l’Energie est responsable de la préparation et de la mise en œuvre de la politique sectorielle définie par le Chef de l’Etat, de la définition du plan national d’électrification ainsi que des normes applicables au secteur. Le Ministre accorde les licences et concessions, après avis conforme de la Commission de régulation du secteur de l’électricité.

§ La Commission de Régulation du Secteur de L’électricité (CRSE), autorité indépendante, est chargée de la régulation des activités de production, de transport, de distribution et de vente d’énergie électrique. Elle dispose également d’attributions consultatives au profit du Ministre chargé de l’Energie. A ce titre, elle instruit les demandes de licences et de concession, veille au respect de la réglementation et du bon fonctionnement de la concurrence et détermine la structure et la composition des tarifs.

§ L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), est chargée d’accorder aux entreprises du secteur de l’électricité et aux particuliers l’assistance technique et financière nécessaire pour soutenir les initiatives en matière d’électrification rurale. A cet effet, elle élabore des programmes d’électrification rurale sur la base du plan national d’électrification défini par le Ministre chargé de l’Énergie et organise chaque année des appels d’offre pour l’octroi de concessions en milieu rural.

3. Analyse de la Situation Actuelle

L’objectif de cette section est d’analyser l’évolution du compte de résultat, des flux de trésorerie et du bilan de Senelec.

3.1. Evolution de la performance financière

La Figure 3.1 montre l’évolution du chiffre d’affaires (CA), de l’excédent brut d’exploitation (EBE), du résultat des activités ordinaires et du résultat net de Senelec en millions de FCFA sur la période 2001-2006.

Figure 3.1
Performance financière de Senelec, 2001-2006

Source: Etats financiers de Senelec, 2001-2006

La Figure 3.1 montre que :

§ Le CA est en augmentation régulière sur la période

§ L’EBE est positif sur la période, excepté en 2001 et 2006, et diminue depuis 2003 ;

§ Le résultat des activités ordinaires est négatif sur la période et diminue depuis 2003 ;

§ Le résultat net est positif en 2001 et 2004, négatif les autres années, et connaît une forte baisse en 2006.

Explications de l’évolution des résultats :

§ Sur la période, le CA de Senelec connaît une croissance continue.. En 2006, Senelec voit cependant sa production se tasser, du fait de la persistance des délestages, et l’importante hausse du CA s’explique par la réévaluation des tarifs d’électricité.

§ De façon générale, les résultats de Senelec ont connu une amélioration entre 2001 et 2003. Celle-ci s’explique notamment par une diminution du coût unitaire moyen grâce à l’utilisation d’énergie importée de Manantali (hydroélectricité).

§ Cependant, des problèmes de trésorerie récurrents (recours régulier au découvert bancaire) expliquent que le résultat net de 2003 soit négatif.

§ A partir de 2004, la flambée des prix des combustibles joue un rôle prépondérant dans la détérioration des marges de Senelec. En 2005-2006, le prix moyen du fuel augmente ainsi de 40% et celui du diesel oil de 25%. La Figure 3.2 montre la forte corrélation entre la hausse du prix du pétrole et l’augmentation des charges de matières premières de Senelec.

Figure 3.2
Evolution du coût des matières premières / cours du pétrole, 2001-2006

§ A cela s’ajoute une baisse des tarifs d’électricité à partir de septembre 2004 (-4.78%), tarifs qui ne seront augmentés qu’en novembre 2005 (+10%) et septembre 2006 (+ 15%). D’autre part, la compensation que verse l’Etat du Sénégal à Senelec ne couvre pas entièrement le manque à gagner dû à la hausse des prix des produits pétroliers.

§ La détérioration des marges repose aussi sur le recours onéreux à la location de la centrale Aggreko, pour faire face à la demande.

§ Le résultat net très négatif de 2006 s’explique également par les conditions d’exploitation de Senelec, notamment par une utilisation de Diesel Oil plus importante que prévue (31% au lieu de 19%).

§ Enfin, le résultat financier s’est détérioré, en raison notamment d’un accroissement des frais financiers dû à un recours accru aux concours bancaires de trésorerie pour honorer les engagements de Senelec face à une lourde charge de combustible.

La Figure 3.3 montre l’évolution des revenus et coûts unitaires (par kWh). Les coûts d’exploitation unitaires ont connu une augmentation sensible ces dernières années, non suivie par une augmentation suffisante des produits d’exploitation.

Figure 3.3
Evolution des revenus et coûts unitaires

Remarque: la forte hausse du revenu/coût unitaire moyen en 2001 est exceptionnelle et liée à une mission d’inventaire des immobilisations.

3.2. Evolution du bilan

3.2.1. Evolution de l’actif

La Figure 3.4 montre l’évolution de l’actif immobilisé et de l’actif circulant de Senelec en millions de FCFA sur la période 2001-2006.

Figure 3.4
Evolution de l’actif de Senelec, 2001-2006

Source: Etats financiers de Senelec, 2001-2006

L’augmentation de l’actif immobilisé en 2006 repose en partie sur une importante hausse des immobilisations corporelles avec la mise en place de la Centrale 60 MW de Bel Air.

La Figure 3.5 montre l’évolution détaillée des créances (créances clients et autres créances) de Senelec en millions de FCFA sur la période 2001-2006.

Figure 3.5
Evolution des créances, 2001-2006

Source: Etats financiers de Senelec, 2001-2006

La Figure 3.5 montre que:

§ Les autres créances augmentent sur la période. Sur les dernières années, la hausse des autres créances est liée à l’augmentation du prix des combustibles : celle-ci a entraîné une hausse des créances relatives à la TVA récupérable sur combustible.

§ Les créances clients connaissent également une croissance sur la période. La hausse importante de ces créances à partir de 2005 reflète un retard de paiement de l’administration, ainsi que l’impact de la hausse des tarifs d’électricité sur les créances clients particuliers. En particulier, l’évolution des créances de l’Administration est visible dans la Figure 3.6.

Figure 3.6
Evolution des créances de l’Administration, 2001-2006

3.2.2. Evolution du passif et de la structure financière

3.2.2.1. Evolution des ressources stables

La Figure 3.7 montre l’évolution des capitaux propres et des dettes financières de Senelec en millions de FCFA sur la période 2001-2006.

Figure 3.7
Répartition des ressources stables en millions de FCFA, 2001-2006

Source: Etats financiers de Senelec, 2001-2006

La Figure 3.7 montre que :

§ Les capitaux propres sont relativement stables jusqu’en 2005, avant de connaître une forte baisse en 2006 imputable au résultat net de l’exercice (-33 milliards FCFA).

§ Les dettes financières restent également relativement stables entre 2001 et 2004 avant de connaître une croissance importante. Cette croissance s’explique notamment par une augmentation des dettes de crédit-bail en 2005 concernant l’avance de démarrage de la centrale 60 MWh de Bel Air financé par la Banque Islamique de Développement.

§ Le ratio d’endettement (dettes financières / capitaux propres) connaît ainsi une augmentation très forte entre 2004 et 2006, passant de 84% à 253%. L’autonomie financière (capitaux propres / ressources stables) atteint 28% en 2006, ratio largement inférieur à l’hypothèse réglementaire de 45%.

3.2.2.2. Evolution du passif circulant

La Figure 3.8 montre l’évolution du passif circulant total, ainsi que des dettes fournisseurs d’exploitation, et des autres dettes en millions de FCFA sur la période 2001-2006.

Figure 3.8
Evolution du passif circulant, 2001-2006

Source: Etats financiers de Senelec, 2001-2006

La Figure 3.8 montre que :

§ Le passif circulant connaît une forte hausse à partir de 2005, expliquée par la hausse des dettes fournisseurs d’exploitation et des autres dettes.

§ Les dettes fournisseurs d’exploitation connaissent une augmentation à partir de l’année 2004, reflétant la hausse du prix des combustibles.

§ Les autres dettes sont stables jusqu’en 2005 et connaissent une forte hausse en 2006.



3.2.2.3. Evolution du fonds de roulement, du besoin en fonds de roulement, et de la trésorerie

La Figure 3.9 représente l’évolution du fonds de roulement (FR), du besoin en fonds de roulement (BFR) et de la trésorerie nette (TN) de Senelec, sur la période 2004-2006.

Figure 3.9
Evolution du FR, BFR et de la TN, 2004-2006

Source: Rapport d’activités 2006 (30/05/2007)

La Figure 3.9 montre que :

§ Le FR (défini comme l'excédent de capitaux stables, par rapport aux emplois durables, utilisé pour financer une partie des actifs circulants) est négatif à partir de 2005 et connaît une chute sérieuse en 2006. Cette chute s’explique à la fois par une hausse des immobilisations et une chute des ressources stables. Un FR négatif signifie que les immobilisations sont financées par les ressources de trésorerie ou par l’excédent des ressources d’exploitation sur les emplois.

§ Le BFR (défini comme le besoin de ressources nécessaires au financement de l’actif circulant) est stable en 2005 puis connaît une forte baisse en 2006. Celle-ci semble surtout due à une augmentation du niveau des dettes court terme, en particulier des postes « fournisseurs d’exploitation » et « autres dettes » (cf. explication supra).

§ Cependant, la TN est négative en 2005 et 2006, en raison notamment du poids accru des charges de combustibles obligeant Senelec à recourir à des concours bancaires.

§ L’évolution du FR, du BFR et de la TN depuis 2004 est inquiétante. Elle reflète la diminution considérable des capitaux propres depuis 2004, à l’origine de ressources stables désormais incapables de couvrir un actif immobilisé en croissance. En outre, on constate une hausse du financement à court terme, ce qui ne paraît pas soutenable à long terme.

§ La Figure 3.10 représente la structure du bilan de Senelec en 2006. Elle permet de constater le niveau du FR, BFR et de la TN en 2006.

Figure 3.10
Structure du bilan de Senelec, 2006

3.3. Conclusion

La performance financière récente de Senelec peut être caractérisée par les points suivants :

§ Senelec assiste à une détérioration de ses marges depuis 2004 et présente un résultat net négatif en 2005 et 2006. Cette évolution repose notamment sur les raisons suivantes:

– Les conditions d’exploitation de Senelec en 2006 avec notamment l’utilisation de centrales à combustible plus cher que prévu (Diesel Oil au lieu de Fuel Oil) ;

– La forte augmentation du prix des combustibles et un ajustement insuffisant des tarifs d’électricité lié à l’absence de modification des pondérations d’inflation ; et

– Un recours accru aux concours bancaires.

§ Au niveau du bilan, la structure de financement de Senelec s’est modifiée de façon inquiétante depuis 2004, avec une forte diminution des capitaux propres, et une augmentation des dettes financières, d’exploitation et de court terme.

Ainsi, comme nous l’expliquons dans la section suivante, la situation financière de Senelec montre la nécessité d’un apport en nouveau capital afin de restructurer le bilan, et notamment de réduire ainsi le niveau des dettes court terme, afin que l’entreprise puisse financer son exploitation en 2007.



4. Projections financières et options de refinancement

NERA a développé un modèle de projections financières pour Senelec pour la période 2007-2022. Ce modèle possède deux fonctions principales :

§ Servir d’outil de projections financières pour Senelec et la CRSE ; et

§ Servir d’outil pour analyser la capacité de Senelec à restructurer son bilan, notamment sous forme d’apports de financements à long terme en substitution de financements à court et moyen terme, afin que la maturité du financement corresponde davantage à la structure des actifs.

Ce chapitre comporte les sections suivantes :

§ La section 4.1 présente les projections financières de Senelec ; et

§ La section 4.2 propose des options de refinancement.

L’Appendix A contient une description détaillée du modèle ainsi qu’un mode d’emploi complet.

L’Appendix B présente une description des principales hypothèses utilisées par NERA concernant le cadre réglementaire, l’évolution de la demande, le plan d’investissement et l’évolution du prix des combustibles.

4.1. Projections financières (sans refinancement)

Le modèle financier fournit des projections financières pour Senelec sur la période 2007-2022. Nous avons en particulier utilisé le modèle financier afin de déterminer la situation financière de Senelec sur la période 2007-2009, i.e. avant la prochaine revue des revenus autorisés par la CRSE.

Ces projections reposent sur deux scénarios différents :

§ Le premier scénario s’appuie sur le Budget 2007 fourni par Senelec lors de notre première visite à Dakar, ainsi que sur des projections propres de NERA ;

§ Le second scénario repose sur le Budget 2007 ainsi que sur « l’Aide Mémoire de la mission conjointe groupe Banque Mondiale – AFD du 18 au 24 mai 2007 » et sur des projections propres de NERA.

Les deux scénarios utilisent des hypothèses identiques concernant les catégories suivantes :

§ Plan d’investissement : les deux scénarios utilisent le scénario moyen de plan d’investissement. Ce scénario correspond au scénario moyen fourni par Senelec (cf. Appendix B). Il est également possible de choisir un scénario bas qui correspond au scénario moyen retardé de deux années.

§ Prix du combustible : les deux scénarios utilisent le scénario moyen d’évolution des prix du combustible. Ce scénario repose sur le marché forward jusqu’en 2009, puis sur le scénario moyen publié par l’Agence d’Information de l’Energie (EIA) du gouvernement américain pour les années suivantes. Il est également possible de choisir un scénario bas et un scénario haut pour le prix du combustible.

§ Demande et production : les deux scénarios utilisent le scénario moyen d’évolution de la demande et de la production. Ce scénario, fourni par Senelec, montre une croissance de la demande légèrement inférieure à la croissance historique (cf. Appendix B) et prévoit une amélioration du rendement global qui atteint un état stable à partir de 2011 à 85.1% pour une moyenne 2001-2005 de 76.8% (cf. Figure B.2, Appendix B).

§ Ratio de recouvrement : les deux scénarios reposent sur les hypothèses de recouvrement suivantes :

– Ratio de recouvrement des créances clients : 135 jours (1,5 fois la cible actuelle de Senelec)

– Ratio de paiement des dettes fournisseurs : 90 jours (1,5 fois la cible actuelle de Senelec)



4.1.1. Scénario 1 – Budget 2007

Nous présentons le compte de résultat, le tableau de financement / cash-flow et le bilan ci-dessous.

4.1.1.1. Compte de résultat

Le Tableau 4.1 présente le compte de résultat 2006-2009 de Senelec selon le scénario 1.

Notre modélisation montre que la performance financière de Senelec s’améliore en 2007, principalement pour les raisons suivantes:

§ Une augmentation des « ventes de produits fabriqués » due notamment à une augmentation de la demande BT ;

§ Une diminution du poste « Achats de matières premières et fournitures liées » due à l’utilisation de centrales plus efficientes comme Kounoune I ;

§ Une diminution du poste “Services extérieurs” liée à la réduction des paiements Aggreko pour la location de leur centrale diesel ;

§ Une diminution du poste « Autres achats » ; et

§ Une stagnation des « Charges de personnel » due à un gel du recrutement.

D’autre part, en 2008 et 2009, nous constatons une hausse importante des frais financiers due à l’augmentation des dettes court terme utilisées pour financer le déficit de cash-flow, comme expliqué dans la section suivante.

Nos hypothèses montrent que Senelec devrait atteindre un résultat net de -10.7 milliards de FCFA en 2007 (à la différence du déficit d’environ 4 milliards prévu dans le Budget 2007 de Senelec).





[Note : le pourcentage de créances irrécouvrables doit être déterminé]

Tableau 4.1
Compte de résultat 2006-2009, scenario

4.1.1.2. Cash-flow

Le Tableau 4.2 présente les cash-flows de Senelec sur 2006-2009, selon le scénario 1. Les principales conclusions sont les suivantes :

§ Senelec présente un cash-flow très négatif en 2007 malgré un excédent brut d’exploitation positif. Ceci est dû à l’évolution négative du Besoin de Financement liée au remboursement d’environ 50 milliards de FCFA en « Autres dettes ».

§ Nos projections montrent une insuffisance de ressources de financement (« cash flow available for equity ») s’élevant à environ 78 milliards de FCFA en 2007. Ceci est en ligne avec les prévisions de Senelec.

Tableau 4.2
Tableau des Cash-Flows 2006-2009, scenario 1

4.1.1.3. Bilan



Les Tableau 4.3 et Tableau 4.4 présentent le bilan de Senelec sur la période 2006-2009 selon le scénario 1. Les points à noter sont les suivants :

§ Les créances clients et dettes fournisseurs diminuent, en ligne avec les objectifs en termes de jours de recouvrement/paiement ;

§ Les capitaux propres vont se réduire fortement pour atteindre environ 12 milliards de FCFA en 2009 ;

§ Les dettes à court terme de Senelec vont atteindre 95 milliards d’ici fin 2007, et 140 milliards d’ici fin 2009 afin de financer les cash-flows négatifs de l’entreprise. Dans ces conditions, Senelec ne pourra financer aucun investissement.

L’analyse montre ainsi que Senelec a besoin d’une injection de capital afin de restructurer son bilan.

Tableau 4.3
Bilan-Actif Senelec 2006-2009, scénario 1

Tableau 4.4
Bilan-Passif Senelec 2006-2009, scenario 1



4.1.2. Scénario 2 – Scénario alternatif

Les projections présentées ci-dessous reposent sur « l’Aide Mémoire de la mission conjointe groupe Banque Mondiale – AFD du 18 au 24 mai 2007 », dans lequel sont fournies des perspectives financières 2007 révisées pour Senelec. Les prévisions 2007, 2008 et 2009 ont été modifiées par rapport au scénario 1. En particulier les postes « Achats de matières premières et fournitures liées », « Impôts et taxes », « Autres charges », « Charges de personnel » et « Frais financiers » ont été revus à la hausse.

Nous présentons le compte de résultats, le tableau de financement / cash-flow et le bilan ci-dessous.

4.1.2.1. Compte de résultats

Le Tableau 4.5 présente le compte de résultat 2006-2009 de Senelec selon le scénario 2.

En s’appuyant sur l’Aide Mémoire, notre modélisation montre que la performance financière de Senelec s’améliore légèrement en 2007, pour les mêmes raisons que dans le scénario 1. Cependant, à la différence du scénario 1 :

§ La croissance des ventes est moins significative ;

§ Le poste « Achats de matières premières et fournitures liées » diminue de façon moins importante – en raison notamment du retard dans la mise en service de Kounoune I ;

§ Les postes « Impôts et taxes », « Charges de personnel » et « Autres charges » augmentent plus fortement (ou diminuent moins fortement) car leur évolution est basée sur le réel 2006 (et non sur l’estimé 2006 utilisé pour le Budget 2007) ; et

§ Les frais financiers augmentent plus fortement en raison de l’augmentation des dettes financières en 2007.

L’effet global de ces modifications entraine une détérioration du résultat net qui passe de -10,7 milliards de FCFA dans le scénario 1 à -21,1 milliards dans le scénario 2.

Tableau 4.5
Compte de résultat Senelec 2006-2009, scenario 2

4.1.2.2. Cash-flow

Le Tableau 4.6 présente les cash-flows de Senelec sur 2006-2009, selon le scénario 1. Les principales conclusions sont les suivantes :

§ Selon ce second scénario, Senelec présente également un cash-flow très négatif en 2007 malgré un excédent brut d’exploitation positif. Ceci est dû comme précédemment à l’évolution négative du Besoin de Financement liée au remboursement d’environ 50 milliards de FCFA en « Autres dettes ».

§ Nos projections montrent une insuffisance de ressources de financement (« cash flow available for equity ») s’élevant à environ 88 milliards de FCFA en 2007.

Tableau 4.6
Tableau des Cash-Flows 2006-2009, scénario 2



4.1.2.3. Bilan

Les Tableau 4.7 et Tableau 4.8 présentent le bilan de Senelec sur la période 2006-2009 selon le scénario 2. Les points à noter sont les suivants :

§ Les créances clients et dettes fournisseurs diminuent, en ligne avec les objectifs en termes de jours de recouvrement/paiement ;

§ Les capitaux propres vont se réduire fortement pour atteindre une valeur négative en 2009 ;

§ Les dettes à court terme de Senelec vont atteindre 106 milliards d’ici fin 2007, et 165 milliards d’ici fin 2009 afin de financer les cash-flows négatifs de l’entreprise. Dans ces conditions, Senelec ne pourra financer aucun investissement.

Selon ce second scénario, l’analyse montre également que Senelec a besoin d’une injection de capital afin de restructurer son bilan.

Tableau 4.7
Bilan-Actif Senelec 2006-2009, scénario 2

Tableau 4.8
Bilan-Passif Senelec 2006-2009, scénario 2



4.1.3. Conclusion

Les projections financières de Senelec pour 2007-2009 construites en utilisant soit le Budget 2007 fourni par Senelec, soit un scénario plus conservateur basé sur l’Aide Mémoire de la Banque Mondiale - AFD, montrent qu’en prenant en compte l’augmentation des charges de dettes court terme et les charges d’intérêt, un refinancement de Senelec est nécessaire dès 2007, afin de pouvoir assurer la continuité de l’exploitation.





4.2. Projections financières avec refinancement

4.2.1. Détermination des besoins de refinancement

Les besoins de refinancement sont liés au:

§ Déficit anticipé du cash-flow de Senelec en 2007, ainsi que les déficits apparaissant en 2008 et 2009. Après 2009, nous supposons que les revenus seront recalculés, en ligne avec les coûts de Senelec. Comme expliqué précédemment, nous anticipons un cash-flow négatif entre (78) et (88) milliards de FCFA en 2007 et des déficits plus réduits en 2008 (26 - 33) et 2009 (19 - 26).

§ Besoin de faire revenir la dette court terme à un niveau optimal. Nous avons fait l’hypothèse d’un niveau optimal de dette court terme égal au niveau de stocks (par exemple de combustibles) détenu par Senelec d’environ 5 - 6 milliards de FCFA.

En prenant en compte ces deux aspects, et en adoptant les objectifs suivants :

§ Une trésorerie (« cash fin d’année ») légèrement positive fin 2009 ; et

§ Un niveau de dette court terme égal à environ 5 - 6 milliards de FCFA,

les besoins de refinancement se situent entre 115 et 140 milliards de FCFA.

Le refinancement peut prendre la forme d’un apport en capital, ou de nouvelle dette financière. Afin de revenir à un équilibre raisonnable entre le capital et la dette, nous avons étudié la possibilité pour Senelec de souscrire de nouveaux emprunts long terme. Nous avons supposé que Senelec pouvait souscrire un nouvel emprunt uniquement si son DSCR est supérieur à un certain seuil.

Le niveau de DSCR sera déterminé précisément lors des négociations avec les bailleurs (Banque Mondiale, AFD…). Dans ce rapport, nous avons considéré que ce ratio devra être supérieur à 1.3 sur la période 2010-2014.

Nous présentons ci-dessous nos projections financières dans le cas d’un refinancement de Senelec par injection de nouveau capital uniquement.

Remarque : La CRSE indique que la formule de contrôle des revenus « sera […] révisée à titre exceptionnel si l’index d’inflation évolue de plus ou moins 30% (index d’inflation supérieur à 1,3 ou inférieur à 0,7) et reste à ce niveau au cours de quatre indexations consécutives ». Selon nos prévisions, une révision de la formule pourrait donc avoir lieu dès 2008, et ainsi diminuer les besoins en refinancement de Senelec.

4.2.2. Option de refinancement 1: financement à 100% en nouveau capital

Nous présentons ici nos projections financières pour Senelec selon les hypothèses suivantes:

§ La dette court terme actuelle est refinancée par un apport de capital ; et

§ Les cash-flows négatifs de 2007-2009 sont financés par un apport en capital – en enlevant du montant de l’apport les intérêts économisés par le refinancement de la dette court terme – tel que la trésorerie soit légèrement positive fin 2009.

Ceci donne un apport en capital total entre 115 milliards FCFA (scénario 1) et 140 milliards FCFA (scénario 2).

4.2.2.1. Scénario 1 – Budget 2007

Les tableaux (Tableau 4.9, Tableau 4.10, Tableau 4.11 et Tableau 4.12) ci-dessous présentent le compte de résultat, le tableau de cash-flow et le bilan de Senelec sur la période 2006-2009, dans le cadre du scénario 1 et d’un refinancement à 100% en capital.

Par rapport au scénario 1 sans refinancement, le Tableau 4.9 montre que le résultat net est moins négatif en 2007, 2008 et 2009, grâce à la réduction des frais financiers.

Tableau 4.9
Compte de résultat Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 1

Le Tableau 4.10 montre qu’un apport de capital d’environ 116,4 milliards de FCFA[2] en 2007 permet d’atteindre une trésorerie de 3,7 milliards de FCFA fin 2009 (cellules en jaune). Cet apport en capital permet donc de remplir le double objectif fixé : (1) réduire la dette court terme et (2) atteindre un niveau de trésorerie positif à la fin de la période 2007-2009.

Tableau 4.10
Tableau de cash-flow Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 1

Les Tableau 4.11 et Tableau 4.12 montrent :

§ Une trésorerie nette positive à la fin de la période 2007-2009;

§ Une augmentation des capitaux propres ;

§ Une diminution du « Passif circulant », due notamment à la diminution du poste « Autres dettes » ; et

§ Une réduction de la « Trésorerie Passif » vers la cible de 5-6 milliards de FCFA.

Tableau 4.11
Bilan-Actif Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 1

Tableau 4.12
Bilan-Passif Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 1



La Figure 4.1 montre l’évolution du DSCR de Senelec sur la période 2001-2014, dans le cadre du scénario 1 et d’un refinancement à 100% en capital. Le DSCR moyen sur la période 2010-2014 s’élève à 1.32.

Figure 4.1
Evolution du DSCR 2001-2014 (refinancement 100% capital en 2007, scénario 1)



4.2.2.2. Scénario 2 – Scénario alternatif

Les tableaux ci-dessous (Tableau 4.13, Tableau 4.14, Tableau 4.15 et Tableau 4.16) présentent le compte de résultat, le tableau de cash-flow et le bilan de Senelec sur la période 2006-2009, dans le cadre du scénario 2 et d’un refinancement à 100% en capital..

Par rapport au scénario 2 sans refinancement, le Tableau 4.13 montre que le résultat net est moins négatif en 2008 et 2009, grâce à la réduction des frais financiers.



Tableau 4.13
Compte de résultat Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 2



Le Tableau 4.14 montre qu’un apport de capital d’environ 141,4 milliards de FCFA[3] en 2007 permet d’atteindre une trésorerie de 5,2 milliards de FCFA fin 2009 (cellules en jaune). Cet apport en capital permet de remplir le double objectif fixé : (1) réduire la dette court terme et (2) atteindre un niveau de trésorerie positif à la fin de la période 2007-2009.



Tableau 4.14
Tableau de cash-flow Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 2





Les Tableau 4.15 etTableau 4.16 montrent :

§ Une trésorerie nette positive à la fin de la période 2007-2009;

§ Une augmentation des capitaux propres ;

§ Une diminution du « Passif circulant », due notamment à la diminution du poste « Autres dettes » ; et

§ Une réduction de la « Trésorerie Passif » vers la cible de 5-6 milliards de FCFA.



Tableau 4.15
Bilan-Actif Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 2

Tableau 4.16
Bilan-Passif Senelec 2006-2009, refinancement 100% capital, scénario 2



La Figure 4.2 montre l’évolution du DSCR de Senelec sur la période 2001-2014, dans le cadre du scénario 2 et d’un refinancement à 100% en capital. Le DSCR moyen sur la période 2010-2014 s’élève à 1.32.

Figure 4.2
Evolution du DSCR 2001-2014 (refinancement 100% capital en 2007, scénario 2)



4.2.3. Option de refinancement 2: apport en capital et en dette financière

La possibilité d’un refinancement de Senelec par de la dette semble limitée afin de rester dans les objectifs donnés en termes de DSCR. En effet, les deux scénarios présentés ci-dessus avec un refinancement à 100% en capital donnent un DSCR moyen juste au-dessus du seuil d’1.3 sur la période 2010-2014. Un refinancement utilisant de la dette ferait donc rapidement passer le DSCR en-dessous de ce seuil.

4.3. Conclusion et prochaines étapes

Notre modélisation de la performance financière de Senelec indique que:

§ Le niveau de refinancement requis est compris entre environ 115 milliards de FCFA (scénario 1) et 140 milliards de FCFA (scénario 2).

§ La possibilité d’un refinancement par de la dette financière reste limitée afin d’atteindre un ratio de DSCR supérieur à 1.3 sur la période 2010-2014.

Cependant, avant de déterminer le montant précis de refinancement nécessaire, ainsi que la part d’apport en capital et celle d’apport en dette, Senelec doit s’assurer de la robustesse des projections financières sur la période restant avant la revue des tarifs (2007-2009). En particulier, Senelec doit s’assurer que les prévisions concernant les postes suivants sont réalistes :

– « Achats de MP et fournitures liées », en particulier les charges de combustibles (en prenant en compte le retard de Kounoune I) ;

– « Services extérieurs » ;

– « Charges de personnel », « Autres charges », « Impôts et taxes » ;

– « Autres achats »

– Encours clients ; et

– Hypothèses de réduction des pertes.

La performance financière prévue de Senelec déterminera en effet le montant de refinancement nécessaire ainsi que la part capital/dette.

Appendix A. Modèle Financier - Mode d’Emploi

Dans cette section, nous présentons la structure du modèle financier préparé par NERA. Ce modèle a pour objectif de fournir des projections de la situation financière de Senelec de 2007 à 2022. Il comprend les comptes d’exploitation, les bilans et les tableaux de flux de trésorerie sur la période et adopte la nomenclature choisie par Senelec dans la présentation de ses états financiers (SYSCOA). Le modèle permet des tests de sensibilité ainsi qu’une actualisation glissante régulière.


A.1. Description générale du modèle

A.1.1. Présentation des différentes feuilles Excel

Le modèle est composé de douze feuilles Excel incluant une feuille « Titre », une feuille « Table des matières », sept feuilles représentant sept étapes dans la réalisation des projections financières de Senelec, une feuille permettant de tester la sensibilité des prévisions 2007-2009 et deux feuilles de résultat (« Résultats Clés » et « Graphes »).

1. Titre : titre du modèle


2. Tdm : table des matières du modèle


3. Résultats clés : cette feuille rappelle les scénarios choisis par l’utilisateur (en termes de sensibilité des prévisions 2007-2009, de plan d’investissement, du prix du combustible, de demande/production, de refinancement de la dette court terme, et d’autre refinancement) et présente les principaux résultats des projections financières (évolution des marges, des principaux ratios financiers, et des ratios d’autofinancement).


4. Graphes : cette feuille présente les résultats clés sous forme de graphes. En particulier, des graphes représentant l’évolution des marges et des ratios financiers s’actualisent automatiquement.


5. Etats Fin - Inputs : cette feuille comporte les données de base permettant la construction des états financiers futurs de Senelec. En particulier, cette feuille permet à l’utilisateur de modifier les données macroéconomiques (inflation, taux de change) et d’actualiser les états financiers de l’année en cours, afin que cette feuille alimente les autres feuilles avec des données actualisées.


6. Etats Financiers : cette feuille fournit un récapitulatif de la situation financière actuelle et future (jusqu’en 2022) de Senelec, incluant l’évolution du compte de résultat, du bilan et du tableau financier des ressources et des emplois. Cette feuille est alimentée par la feuille « Etats fin – Inputs » ainsi que par les feuilles de calcul des projections spécifiques « Autres coûts », « Actif Immob.&Invest », « Demande et production », « Dettes », « RevAutorisés » et « Sensibilité 2007-2009 »..


Les feuilles suivantes détaillent la détermination des projections financières par catégorie de revenus/coûts.

7. Autres coûts : cette feuille détermine l’évolution de certaines charges dont l’évolution n’est pas détaillée dans les feuilles spécifiques 8 à 11. En particulier sont déterminées les projections des postes de charges « autres achats », « transport », « services extérieurs », « impôts et taxes », « autres charges » et « charges de personnel ».


8. Actif Immob. & Invest. : cette feuille détermine l’évolution de l’actif immobilisé pour la période 2007-2022 à partir du scénario d’investissement choisi par l’utilisateur (bas, moyen, haut). Le modèle distingue les investissements requis pour maintenir l’activité de ceux mis en œuvre pour développer l’activité.


9. Demande et production : cette feuille détermine les projections de l’évolution de la production d’énergie en volume et en valeur. En particulier sont déterminées les projections de la production (en Gwh) des différentes centrales et des IPP, la consommation de combustibles associée (en tonne), et les coûts fixes et variables correspondant à la production d’énergie. Ces projections dépendent du scénario choisi par l’utilisateur en termes d’évolution de la demande (scénarios bas, moyen ou haut, proposés par Senelec) et d’évolution du prix des combustibles (scénarios bas, moyen ou haut, proposés par NERA).


10. Dettes : cette feuille montre l’évolution future du financement long terme et court terme de Senelec, incluant le calcul des remboursements d’emprunt et des paiements d’intérêt pour chaque année. Cette feuille permet également à l’utilisateur de choisir des scénarios de refinancement. Ces scénarios concernent à la fois le refinancement de la dette court terme (en partie ou en totalité) et la mise en place de nouveaux financements.


11. Rev.Autorisés : cette feuille détaille le calcul des revenus autorisés de Senelec. La formule déterminée par la CRSE pour 2005-2009 est utilisée pour le calcul de ces revenus jusqu’en 2009. Pour la période 2010-2014, la formule est conservée, mais les paramètres ont été recalculés en prenant en compte les prévisions de Senelec pour cette période. Le modèle est ensuite déroulé jusqu’en 2022, en faisant l’hypothèse que la formule soit conservée.


12. Sensibilité 2007-2009 : cette feuille permet de tester la sensibilité des projections financières de Senelec en modifiant les principaux postes de produits/charges dont l’évolution est incertaine pour les années 2007 à 2009.


A.1.2. Fonctionnement général du modèle

Les Etats Financiers de Senelec sur les années 2001-2006 (intégrés dans la feuille « Etats Fin - Inputs ») ont été utilisés pour construire une version simplifiée des comptes de Senelec permettant la modélisation de projections financières sur les années 2007-2022 (feuille « Etats financiers »). Ces projections reposent sur plusieurs hypothèses et scénarios, déterminés par Senelec (par exemple pour le plan d’investissement) ou NERA (évolution du prix des combustibles).

Chacun des scénarios proposés est présenté sur la feuille spécifique de projections correspondante du modèle, dans les cellules grisées. Par exemple, les trois scénarios de plan d’investissement (bas, moyen et haut) sont présentés sur la feuille « Actif Immob. & Invest ». Lors de la construction ou modification d’un scénario, l’utilisateur doit donc modifier les données correspondant au scénario considéré dans les cellules grisées de la feuille correspondante. Ces données, même si elles sont prévisionnelles et concernent les années futures, doivent toujours être entrées en termes réels dans le modèle qui applique ensuite le taux d’inflation approprié.

Lorsque l’utilisateur souhaite déterminer les projections financières de Senelec, il a ainsi la possibilité de choisir entre plusieurs scénarios. En particulier, il peut choisir entre trois scénarios (bas, moyen, haut) pour chacune des catégories suivantes : plan d’investissement, évolution du prix du combustible et évolution de la demande/production. Il peut également choisir une infinité de scénarios pour le refinancement. Enfin, il est possible de modifier certaines hypothèses d’évolution des produits/charges sur 2007-2009 en utilisant la feuille « Sensibilité 2007-2009 ». Le choix des différents scénarios s’effectue dans les feuilles spécifiques correspondantes du modèle. Par exemple, le choix du scénario du plan d’investissement s’effectue sur la feuille « Actif Immob. & Invest ».

La feuille « Résultats clés » rappelle ensuite les scénarios choisis et présente les principaux résultats et ratios financiers.

A.2. Utilisation des différentes feuilles

De manière générale, l’utilisateur peut modifier sur les différentes feuilles :

§ Les cellules turquoises (données macroéconomiques, choix de scénarios) ; et

§ Les cellules grisées (scénarios).

A.2.1. Feuille 5 « Etats Fin – Inputs »

Cette feuille reprend les principales données permettant la construction des états financiers futurs de Senelec.

§ Données macroéconomiques : Ces données permettent de faire des projections concernant l’inflation et le taux de change jusqu’en 2022.

– Inflation : l’année de base est 2007. A mesure que les années passent, l’utilisateur peut modifier le taux d’inflation prévu dans les différentes zones en modifiant les cellules dont le texte est en bleu. A l’heure actuelle, un taux d’inflation annuel de 3% est prévu au Sénégal, et un taux de 2% à l’étranger.

– Taux de change : le FCFA étant fixé sur l’EURO, les taux de change sont supposés constants. Chaque année, l’utilisateur peut entrer le taux de change effectif pour l’année passée.

§ Compte de résultat : Ces données reprennent le compte de résultat tel que présenté par Senelec en nomenclature SYSCOA, avec les produits et charges regroupés par catégorie d’activité (activité d’exploitation, activité financière et hors activité ordinaire). L’utilisateur doit entrer les données réelles en chaque fin d’année dans les cellules bleues prévues à cet effet. Les codes inscrits en colonne A indiquent la ligne correspondante dans les Etats Financiers de Senelec.

§ Bilan : Ces données reprennent le bilan tel que présenté par Senelec en nomenclature SYSCOA. L’utilisateur n’a besoin d’entrer aucune donnée. L’évolution du bilan est calculée directement à partir du compte de résultat, dans la feuille « Etats Financiers ».

§ TAFIRE : Cette section comprend quelques lignes du TAFIRE nécessaires au calcul des projections financières de Senelec.. L’utilisateur a seulement besoin d’entrer la donnée « Autres dettes ». L’évolution du TAFIRE est calculée directement à partir du compte de résultat et du bilan, dans la feuille « Etats Financiers ».

§ Actif/passif circulant : Cette section regroupe les hypothèses de Senelec en termes de ratio de recouvrement des créances clients et de paiement des fournisseurs, et de taux de créances irrécouvrables. L’utilisateur a la possibilité d’actualiser ces hypothèses pour les années futures (cellules en turquoise).

A.2.2. Feuille 6 « Etats Financiers »

Cette feuille fournit un récapitulatif de la situation financière actuelle et future (jusqu’en 2022) de Senelec.

§ Compte de résultat : Cette section reprend les principales lignes du compte de résultat en nomenclature SYSCOA, en simplifiant certaines lignes (lignes contenant plusieurs codes, comme indiqué en colonne A) et en intégrant les soldes intermédiaires de gestion.

Les années 2001-2006 contiennent les données réelles telles que fournies par Senelec. Les données des années suivantes sont des projections établies à partir des feuilles de projections spécifiques (feuilles dont le libellé est en orange).

Les projections pour les principales lignes sont calculées de la façon suivante :

– Ventes de produits fabriqués : à partir de 2007, cette ligne de produit est alimentée par les « revenus maximum autorisés après compensation » (ligne 65 de la feuille « Revautorises »). Pour la période 2007-2009, cette ligne peut également être alimentée par la feuille « Sensibilité 2007-2009 » si un scénario alternatif est choisi (cf. description de la feuille « Sensibilité 2007-2009 »).

– Achats de MP et fournitures liées : à partir de 2007, cette ligne de charges est calculée en sommant les « coûts totaux de combustible » et les « coûts variables (hors combustibles) » (ligne 164 et 179 de la feuille « Demande & Production »). Pour la période 2007-2009, cette ligne peut également être alimentée par la feuille « Sensibilité 2007-2009 » si un scénario alternatif est choisi (cf. description de la feuille « Sensibilité 2007-2009 »).

– Travaux, services vendus (net) : à partir de 2008, ce poste évolue de la façon suivante : Pour la période 2007-2009, cette ligne peut également être alimentée par la feuille « Sensibilité 2007-2009 » si un scénario alternatif est choisi (cf. description de la feuille « Sensibilité 2007-2009 »).

– Autres achats ; Services extérieurs ; Impôts et taxes ; Autres charges ; Charges de personnel : les projections de ces postes sont expliquées dans la description de la feuille « Autres coûts ». Pour la période 2007-2009, les postes Impôts et taxes, Autres charges et Charges de personnel peuvent également être alimentés par la feuille « Sensibilité 2007-2009 » si un scénario alternatif est choisi (cf. description de la feuille « Sensibilité 2007-2009 »).

– Transports : ce poste évolue au taux de croissance « Index des autres couts », calculé dans la feuille « Autres coûts ».

– Provisions pour créances irrécouvrables : ce poste évolue en fonction du chiffre d’affaires, selon le taux déterminé en ligne 160 de la feuille « Etats Fin – Inputs ».

– Dotations aux amortissements et provisions – net : l’évolution de ce poste est calculée en sommant l’amortissement des actifs existants et des nouveaux actifs.

– Frais financiers – net : à partir de 2007, ce poste est calculé en sommant les intérêts des dettes court terme, des dettes de crédit bail et des dettes long terme, déterminés dans la feuille « Dettes ». Pour la période 2007-2009, cette ligne peut également être alimentée par la feuille « Sensibilité 2007-2009 » si un scénario alternatif est choisi (cf. description de la feuille « Sensibilité 2007-2009 »).

– Pertes de change - net : les projections de ce poste sont expliquées dans la description de la feuille « Dettes ».

§ Bilan : Cette section reprend les principales lignes du bilan en nomenclature SYSCOA. Les années 2001-2006 contiennent les données réelles telles que fournies par Senelec. Les données des années suivantes sont des projections établies à partir des feuilles de projections spécifiques (feuilles dont le libellé est en orange).

Les projections pour les principales lignes sont calculées de la façon suivante :



ACTIF IMMOBILISE

– Les charges immobilisées, les immobilisations incorporelles et les immobilisations financières restent au même niveau après 2007.

– Immobilisations corporelles : à partir de 2007, l’évolution de ce poste est calculée en sommant les actifs nets existants et les nouveaux actifs nets (feuille « Actif Immob. & Invest. »).



ACTIF CIRCULANT

– Stocks de MP et autres approvisionnements : l’évolution de ce poste est calculée de la façon suivante à partir de 2007 :


– Créances fournisseurs et Créances Clients : l’évolution de ces postes est calculée de la façon suivante à partir de 2007 :



– Provisions pour créances irrécouvrables : l’évolution de ce poste est calculée dans la feuille « Dettes ».

– Autres Créances : l’évolution de ces postes est calculée de la façon suivante à partir de 2007 :


– Total Cash : ce poste enregistre la trésorerie lorsqu’elle est positive. Si celle-ci est négative, elle apparaît au passif. L’évolution de ce poste est calculée à partir du TAFIRE NERA sur la même feuille (ligne 229 : cash fin d’année).



PASSIF – RESSOURCES STABLES

– Capital : A partir de 2007, ce poste évolue en fonction des choix de refinancement effectués dans la feuille « Dettes ».

– Emprunts et Dettes de crédit bail et assimilés : l’évolution de ces postes est calculée dans la feuille « Dettes ».

– Les postes Primes d'apport, d'émission, de fusion, Réserves indisponibles, Subventions d'investissement, Dettes financières diverses, et Provisions financières pour risques et charges restent constants à partir de 2007.



PASSIF CIRCULANT

– Fournisseurs d'exploitation : à partir de 2007, l’évolution de ces postes est calculée de la façon suivante :


– Dettes fiscales : à partir de 2007, l’évolution de ces postes est calculée de la façon suivante :


– Dettes Sociales : à partir de 2007, ce poste évolue avec l’inflation locale..

– Les postes Dettes circulantes et ressources assimilées H.A.O., Clients avances reçues, Autres dettes, Risques provisionnés et Trésorerie Passif restent constant à partir de 2007.



TRESORERIE PASSIF

– Banques, découverts : ce poste représente les dettes court terme en fin d’année, calculées dans la feuille « Dettes ».

– Banques, nouveaux découverts : ce poste enregistre la trésorerie lorsqu’elle est négative. Si celle-ci est positive, elle apparaît à l’actif. L’évolution de ce poste est calculée à partir du TAFIRE NERA sur la même feuille (ligne 229 : cash fin d’année).

§ TAFIRE : Cette section reprend les principales lignes du TAFIRE en nomenclature SYSCOA.

Les années 2001-2006 contiennent les données réelles telles que fournies par Senelec. Les données des années suivantes sont des projections établies à partir des feuilles suivantes (en orange).

La plupart des lignes du TAFIRE sont calculées à partir de lignes du compte de résultat et du bilan. Les lignes calculées autrement sont présentées ci-dessous :

– Variation des provisions pour créances irrécouvrables : l’évolution de ce poste est calculée dans la feuille « Dettes ».

– Investissement total : somme des investissements requis pour maintenir les activités et des nouveaux investissements, déterminés dans la feuille « Actif Immob & Invest ».

– Remboursement Emprunt : remboursements des dettes LT et des dettes de crédit bail, calculés dans la feuille « Dettes ».

– Dividendes (-)/CAFG (+) : -CAFG –augmentation de capital

– Autres dettes : ce poste représente les nouvelles dettes financières à long terme souscrites par Senelec. L’évolution de ce poste est décrite dans la feuille « Dettes ».

§ TAFIRE NERA: Cette section présente, à titre indicatif, un tableau de cash-flow selon le format anglo-saxon, plus largement utilisé. Ce tableau part de l’EBE puis calcule la variation du besoin de financement afin d’obtenir le cash flow d’exploitation. Le cash flow avant service de la dette est ensuite calculé, puis le « cash flow available for equity » (après service de la dette).

A.2.3. Feuille 7 « Autres Coûts»

La feuille « Autres coûts » détermine l’évolution de certaines charges qui ne sont pas détaillées dans les feuilles spécifiques 8 à 11.

§ Evolution des postes de charges Autres achats et Transports

Le calcul de l’évolution de ces charges repose sur la détermination d’un indice de croissance calculé de la façon suivante :

– L’index de la demande représente le taux de croissance annuel des prévisions de demande.

– L’index de la production de Senelec représente le taux de croissance annuel de la production nette de Senelec (IPPs exclus).

– L’utilisateur peut choisir la proportion de coûts liés à la demande et à la production.

– L’index combiné est la moyenne de l’index de la demande et de l’index de la production, pondérée par les proportions choisies par l’utilisateur.

– L’indice de croissance (« index des autres coûts ») est l’index combiné multiplié par l’évolution du taux de change €/FCFA.

Cet indice est ensuite utilisé comme taux de croissance pour faire évoluer les postes de charges suivants Autres achats et Transport.

§ Evolution du poste de charges Services extérieurs

Les services extérieurs sont constitués des charges de capacité (coûts fixes des IPP) et d’autres coûts. L’évolution des services extérieurs repose sur l’évolution des charges de capacité (calculée dans la feuille « Demande et Production ») et sur celle des autres coûts (qui augmentent avec l’index combiné expliqué précédemment, et l’inflation locale).

§ Evolution des postes de charges Impôts et taxes et Autres charges.

Ces postes évoluent avec un indice de croissance correspondant à l’index combiné précédemment décrit, augmenté de l’inflation locale.

§ Evolution du poste de charges Charges de personnel

Ce poste évolue avec l’index RP (ligne 33) qui est fonction de l’inflation locale et de l’évolution de l’effectif de Senelec. L’utilisateur a la possibilité d’actualiser l’effectif.

A.2.4. Feuille 8 « Actif Immob. & Invest. »

Cette feuille détermine l’évolution de l’actif immobilisé pour la période 2007-2022, à partir du scénario d’investissement choisi par l’utilisateur (bas, moyen, haut).

La feuille est divisée en deux parties.

La partie inférieure, qui est grisée, fournit les données des trois scénarios de plan d’investissement (moyen, haut et bas) pour les investissements requis pour maintenir le niveau d’activité, et pour les nouveaux investissements. Ces scénarios sont déterminés par Senelec et peuvent être actualisés par l’utilisateur. Ils doivent être entrés en termes réels dans le modèle.

La partie supérieure de la feuille permet de choisir le scénario de plan d’investissement (cellule F23). Une fois le scénario choisi, les projections des différents investissements sont calculées, en prenant en compte l’inflation. A partir des projections d’investissement est calculée l’évolution des immobilisations corporelles.

§ Immobilisations corporelles

L’évolution des immobilisations corporelles dépend des investissements requis pour maintenir l’activité, et des nouveaux investissements.

L’utilisateur choisit le taux d’amortissement pour les investissements requis pour maintenir l’activité, et pour les nouveaux investissements.

Les immobilisations corporelles annuelles totales sont calculées de la façon suivante :


§ Investissements requis pour maintenir l’activité

Une fois le scénario choisi, les cellules de cette section se remplissent automatiquement.

Les investissements sont divisés en trois catégories : Production, Transport et Distribution.

La somme des investissements des trois catégories constitue les investissements annuels requis pour maintenir l’activité.

§ Investissements nouveaux

Les investissements nouveaux regroupent :

1. Les investissements en cours de réalisation (tels que décrits par Senelec)

2. Les autres investissements ordinaires

3. Les acquisitions et réhabilitations mineures extraordinaires

4. Les investissements nécessaires pour remplir les obligations d’électrification



A.2.5. Feuille 9 « Demande et Production»

Cette feuille détermine les projections de l’évolution de la production d’énergie en volume et en valeur.

La feuille est divisée en deux parties.

§ La partie inférieure, qui est grisée, fournit les données des trois scénarios de demande et production (moyen, haut et bas). Ces scénarios sont déterminés par Senelec et peuvent être actualisés par l’utilisateur. Ils doivent être entrés en termes réels dans le modèle. Ces scénarios comprennent les données suivantes :


– Prévisions de demande HT, MT, BT

– Pertes

– Production nette en GWh par centrale/IPP

– Consommation de combustible en tonne par centrale/IPP

– Coût des IPP (fixe et variable)

– Coût de Senelec (hors combustible)

§ La partie supérieure de la feuille permet de choisir le scénario d’évolution du prix des combustibles (cellule F8) et le scénario de demande et production (cellule F38). Une fois les scénarios choisis, l’évolution du prix des combustibles et les projections de demande et production apparaissent. Certaines de ces projections sont calculées en prenant en compte l’inflation :

– Les postes « capacité index » et « énergie » dans la section « Prix des IPPs » évoluent avec l’index de coûts de PPA non fixe. Cet index est une moyenne pondérée de l’inflation locale et étrangère. Les pondérations peuvent être choisies par l’utilisateur en cellules H33 et H34.

– Le poste « prix de Senelec (hors combustible) » évolue avec l’index d’évolution du prix du combustible (ligne 9).

§ La dernière section de la partie supérieure calcule les coûts totaux pour chaque centrale. Ces coûts sont calculés de la façon suivante :


A.2.6. Feuille 10 « Dettes »

Cette feuille montre l’évolution future du financement long terme et court terme de Senelec, incluant le calcul des remboursements d’emprunt et des paiements d’intérêt pour chaque année. Cette feuille permet également à l’utilisateur de choisir des scénarios de refinancement.

La feuille comprend les sections suivantes :

§ Taux de change : cette section reprend l’évolution des différents taux de change comme indiquée sur la feuille « Etats Fin – Inputs » et est nécessaire pour prendre en compte les dettes en devises.

§ Dettes long terme en cours (FCFA) : cette section fournit la liste des dettes long terme de Senelec émises en FCFA.

– Les colonnes E, F, G et H fournissent les principales caractéristiques de ces emprunts (montant restant à rembourser, maturité, date du premier remboursement, taux d’intérêt).

– La colonne I calcule le montant annuel de remboursement en principal.

– La table O17-AD34 calcule le montant des remboursements en principal pour chaque emprunt, de 2007 à 2022. Ce montant est indiqué pour chaque dette, jusqu’à l’année de maturité.

– La table O37-AD54 calcule le montant restant à rembourser en fin d’année, pour chaque emprunt et chaque année avant la date de maturité.

§ Dettes long terme en cours (devises) : cette section fournit la liste des dettes long terme de Senelec émises en devises. Les différentes parties de cette section sont identiques à la section « Dettes long terme en cours (FCFA) ».

§ Dettes long terme en cours – récapitulatif par devise : cette section calcule l’évolution de l’en-cours des dettes long terme par devise. En particulier, sont calculés :

– Le taux d’intérêt moyen par devise (lignes 99-105) ;

– Le montant de dettes en cours en début et fin d’année, ainsi que le montant annuel de remboursement du principal, par devise (lignes 108-142) ;

– Le montant des remboursements d’intérêts par an et par devise (lignes 108-142). Ce montant est calculé de la façon suivante :


– La section «Total – Dette en cours » fournit le montant total (toutes devises confondues) de dettes en cours en début et fin d’année, le montant annuel de remboursement du principal et des intérêts ainsi que les pertes de change sur l’en-cours de la dette et le remboursement du principal (lignes 145-152). Les pertes de change sont calculées de la façon suivante :



§ Dettes de crédit bail et contrats assimilés : cette section calcule l’évolution de l’en-cours des dettes de crédit bail.

– La ligne 158 prend la valeur 1 si l’année considérée est dans la période de remboursement et la ligne 159 indique le nombre d’annuités restantes avant terme.

– Les cellules E162 (année de signature de l’emprunt), E163 (maturité), E164 (différé), E167 (type de remboursement) et E168 (taux d’intérêt) peuvent être modifiées par l’utilisateur, en fonction des conditions de la dette de crédit bail.

– Les lignes 171 à 175 indiquent le montant des dettes crédit bail en cours en début et fin d’année et les montants annuels de remboursement du principal et des intérêts. Ces montants dépendent du type de remboursement choisi (mortgage ou straight line). Le calcul de ces montants est détaillé aux lignes 178 et 179.



§ Refinancement (1) – Dette court terme : cette section permet à l’utilisateur de simuler un refinancement de la dette à court terme de Senelec.

– La cellule D194 permet de choisir si un refinancement est prévu. Les cellules E196 (date du refinancement), E197 (maturité), E198 (différé), E200 (part de la dette court terme à refinancer), E201 (part du refinancement qui sera effectué en capital), E204 (type de remboursement) et E205 (taux d’intérêt) sont ensuite à remplir par l’utilisateur.

– La ligne 183 prend la valeur 1 si l’année considérée est dans la période de remboursement et la ligne 184 indique le nombre d’annuités restantes avant terme (pour le refinancement par dette long terme).

– Les lignes 187 à 192 indiquent le montant des dettes court terme en cours en début et fin d’année et les montants annuels de remboursement du principal et des intérêts.

– En cas de refinancement par une dette long terme, les lignes 207 à 217 indiquent le montant de la dette long terme en cours en début et fin d’année et les montants annuels de remboursement du principal et des intérêts.

§ Refinancement (2) – Bilan : cette section permet à l’utilisateur de simuler un refinancement de Senelec. A la différence du refinancement (1), l’utilisateur peut ici choisir de façon libre le montant du refinancement.

– La cellule D224 permet de choisir si un refinancement est prévu. Les cellules E225 (montant du refinancement), E226 (part du refinancement qui sera effectué en capital), E230 (date du refinancement), E231 (maturité), E232 (différé), E235 (type de remboursement) et E236 (taux d’intérêt) sont ensuite à remplir par l’utilisateur.

– La ligne 221 prend la valeur 1 si l’année considérée est dans la période de remboursement et la ligne 222 indique le nombre d’annuités restantes avant terme (pour le refinancement par dette long terme).

– En cas de refinancement par une dette long terme, les lignes 238 à 248 indiquent le montant de la dette long terme en cours en début et fin d’année et les montants annuels de remboursement du principal et des intérêts.

§ Financement des nouveaux investissements par dette LT(1) et (2): Cette section permet à l’utilisateur de simuler un financement des nouveaux investissements de Senelec par un emprunt à LT. L’utilisateur doit faire les mêmes choix que pour le refinancement.

§ Récapitulatif des financements LT : Cette section fournit un récapitulatif des financements à LT de Senelec, en prenant en compte les choix de refinancement. La ligne 313 indique le montant annuel des nouveaux financements.

§ Intérêts sur trésorerie : Cette section indique les emprunts court terme nécessaires pour couvrir les découverts, et les intérêts dus sur ces emprunts.

§ Créances irrécouvrables : cette section calcule les provisions pour créances irrécouvrables alimentant le bilan. Le write-off (passage en pertes) des créances irrécouvrables se fait après une période de deux ans.

A.2.7. Feuille 11 « Rev. Autorisés »

Cette feuille récapitule le calcul des revenus autorisés de Senelec comme indiqué par la CRSE.

Pour la période 2005-2009, les paramètres fixés par la CRSE en 2004 ont été utilisés. Pour la période 2010-2014, les paramètres ont été recalculés. Le détail des calculs repose sur la « Note sur la révision des conditions tarifaires de la SENELEC » publiée par la CRSE en août 2005, et se trouvent dans la section « Calcul de la base tarifaire ».

§ Paramètres fixés par la CRSE : cette section reprend les paramètres d’économie d’échelle et de pondération de l’inflation fixés par la CRSE.

– Le facteur d’économie d’échelle a été calculé en 2004 pour la période 2005-2009. Il a été recalculé pour la période 2010-2014 de la façon suivante :


– Les facteurs de pondération de l’inflation (α, β et γ) sont supposés constants.

§ Paramètres d’inflation : cette section calcule l’indice composite d’inflation utilisé ensuite pour déterminer l’évolution des revenus autorisés.

– Le taux de change est calculé dans la feuille « Etats Financiers ».

– L’indice d’inflation locale : +3% chaque année. A chaque nouvelle période, l’indice de référence est remis à 1.

– L’indice d’inflation étrangère : +2% chaque année. A chaque nouvelle période, l’indice de référence est remis à 1.

– L’indice d’inflation du combustible est calculé de la façon suivante :


– Le facteur composite d’inflation est calculé de la façon suivante :


– L’indice composite d’inflation (π) est égal au facteur composite d’inflation auquel est soustrait le facteur d’efficacité X (supposé égal à 0).

§ Calcul des Revenus Maximum Autorisés : cette section détaille le calcul des revenus maximum autorisés, à partir des paramètres détaillés précédemment.

– L’élément fixe A est calculé de la façon suivante :


L’élément Aréférence a été défini en 2004 pour la période 2005-2009 et recalculé pour la période 2010-2014.

– Les éléments variables B sont calculés de la façon suivante :


Les éléments Bréférence ont été définis en 2004 pour la période 2005-2009 et recalculés pour la période 2010-2014.

– L’élément variable B est la somme des différents éléments variables B(BT,MT,HT).

– Les Revenus maximum autorisés hors redevances sont calculés de la façon suivante :


– Les incitations contractuelles peuvent seulement être calculées en fin d’année, selon la formule suivante :


Avec VENFN = valeur de l’énergie non fournie pendant l’année.

IHPC = inflation locale

ENFN = énergie non fournie pendant l’année en GWh

NENFN = norme d’énergie non fournie de l’année en GWh = Z% x EV

EV = énergie électrique vendue au détail pendant l’année considérée.

– La redevance RTS et la redevance commission RR augmentent avec l’inflation locale

– Le Facteur de correction (K) peut seulement être calculé en fin d’année, avec la formule suivante :


§ Calcul de la base tarifaire : cette section détaille le calcul de la base tarifaire pour 2010-2014 en appliquant les directives de la CRSE telles que décrites dans la « Note sur la révision des conditions tarifaires de la SENELEC » en 2005.

A.2.8. Feuille 12 « Sensibilité 2007-2009 »

Cette feuille permet de tester la sensibilité des projections financières de Senelec en modifiant les principaux postes de produits/charges dont l’évolution est incertaine pour les années 2007 à 2009.

Pour utiliser cette feuille, l’utilisateur doit entrer « Yes » dans la cellule D7. Il peut ensuite remplir les cellules en turquoise.

A.2.9. Feuille 3 « Résultats Clés »

Cette feuille rappelle les scénarios choisis par l’utilisateur et présente les principaux résultats des projections financières.

§ Scénarios : rappel des scénarios choisis par l’utilisateur

§ Analyse des marges : cette section indique les différents ratios de marges sur chiffre d’affaires.

§ Analyse des ratios financiers : cette section détaille les principaux ratios de recouvrement et de risque financier.

§ Analyse des ratios d’autofinancement : cette section détaille le calcul du DSCR.

§ Revenus autorisés par kWh : cette section détaille le calcul des revenus autorisés par kWh..

A.2.10. Feuille 4 « Graphes »

Cette feuille présente les résultats clés sous forme de graphes. En particulier, cette feuille présente l’évolution des marges, des ratios de liquidité et de risque financier, et des revenus autorisés par kWh.



Appendix B. Hypothèses : réglementation, demande, prix du combustible

B.1. Le cadre réglementaire

Le cadre réglementaire est le facteur clé regardant la solvabilité de Senelec.

B.1.1. Principe

Principe : « Les nouvelles conditions tarifaires doivent assurer à Senelec un niveau de revenus suffisants pour couvrir ses coûts raisonnables d’exploitation et de maintenance, ses impôts et taxes ainsi que ses besoins en investissements tout en ayant un taux de rentabilité normal par rapport à la base tarifaire ».

§ Avec :

– Charges et besoins d’investissement : tels que définis dans les projections de Senelec

– Taux de rentabilité normal : WACC de sociétés comparables à Senelec, sur la base de 45% de dette et de 55% de fonds propres

§ Le montant des revenus autorisés est ensuite rapporté aux prévisions de ventes d’électricité à prix moyen de vente applicable par Senelec

§ Une formule d’indexation est définie et paramétrée pour tenir compte de l’inflation, des fluctuations des ventes et des gains d’efficacité réalisés par l’entreprise.

B.1.2. Analyse de la CRSE sur la période 1999-2004

§ Sur la période 1999-2004, la régulation tarifaire a été basée sur les revenus maximum autorisés. Les différents problèmes rencontrés durant cette période ont révélé que le paramétrage de la formule était inadapté car :

– Absence d’investissements de production à utilisation en base d’unités peu performantes conçues pour fonctionner en pointe + économies d’échelle attendues non réalisées (et la hausse de la demande a entraîné une baisse du tarif alors que Senelec a dû satisfaire cette demande à un coût plus élevé)

– Flambée du cours des produits pétroliers + suppression de la subvention à augmentation du prix du fuel lourd de 69% à la part des dépenses en combustible a atteint 50% (au lieu de 20%) à répercussion insuffisante de l’évolution des prix des combustibles sur les tarifs

– Structure des ventes non considérée dans ce paramétrage à la croissance de la demande BT a induit une baisse du tarif maximum

– Indexation annuelle = insuffisante face à la volatilité du cours des produits pétroliers

– Répercussion biaisée de l’inflation à partir d’un certain niveau

B.1.3. Propositions pour 2005-2009

B.1.3.1. Projections de Senelec pour 2005-2009

§ Croissance moyenne annuelle de la demande de 9.3%

§ Investissements de 159,898 Milliards FCFA sur 2005-2009

§ Augmentation de la capacité de production de 100 MW

§ Coûts d’exploitation passent de 139 Milliards FCFA en 2005 à 187 en 2009, 40% de ces charges étant constituées de charges de combustibles

B.1.3.2. Conclusions de la CRSE à partir des projections de Senelec et de l’analyse 1999-2004

§ Revenu maximum autorisé de référence (hors redevances, pénalités et corrections) : 165,749 Milliards FCFA de 2004, soit 80,35 FCFA le kWh.

§ Ce revenu sera indexé périodiquement avec la formule de contrôle des revenus à partir de l’inflation supportée par Senelec depuis 2004, des ventes réelles et d’un facteur d’économie d’échelle.

§ Structure de la formule utilisée pour 1999-2004 reconduite.

§ La formule comprend 3 parties : une partie régulée, une partie redevances, une partie pénalités et corrections.

§ Indexation trimestrielle des revenus autorisés

§ Révision exceptionnelle de la formule à l’initiative de Senelec en cas d’événement imprévisible, notamment si l’index d’inflation évolue de +/-30%.

B.1.3.3. Explication de la réglementation pour 2005-2009

Les revenus de la vente au détail d’énergie électrique perçus par Senelec au cours d’une année t (Rt) ne doivent pas excéder les revenus maximum autorisés (MRt) déterminés selon la formule suivante :


Avec :

§ At = base de calcul de la part fixe des revenus, calculée à partir du montant des revenus requis aux conditions économiques de 2004 pour les ventes de référence (A0), augmentés de l’inflation locale, étrangère, et des combustibles (πt).


§ Bt = base de calcul de la part variable des revenus, calculée à partir du montant des revenus requis l’année t, aux conditions économiques de 2004 (B0t, prenant en compte l’évolution de la structure des ventes BT, MT et HT), augmentés de l’inflation locale, étrangère, et des combustibles (πt).


§ θ = facteur d’économie d’échelle, fixé à 0.79 pour 2005-2009

§ RTSt = redevance payable à la Radio Télévision Sénégalaise

§ RRt = redevance annuelle due à la CRSE

§ Kt = facteur de correction de la différence entre les revenus maximum autorisés en t-1 (MRt-1) et les revenus perçus par Senelec en t-1 (Rt-1), augmenté d’un taux d’intérêt.


§ Pt-1= incitation contractuelle exigible à la Senelec pour manquement durant l’année précédente aux normes de qualité et de disponibilité

§ RIt = facteur de correction, égal à 0 la première année et dont le montant peut varier à l’issue de la révision de la formule de contrôle de revenus.



B.2. Evolution de la demande

§ Sur la période 2007 – 2015, les prévisions de consommations sur la base du scénario moyen et les hypothèses de rendement font que l’énergie nette à livrer au RI devra connaître une croissance annuelle moyenne de 7%, passant de 2 313 GWh en 2007 à 3 967 GWh en 2015. [4] (Voir Figure.)

§ Le taux de croissance prévu est légèrement inférieur au taux de croissance historique (2001-2005).

Figure B.1
Prévision de Puissance de Pointe (MW)[5]

§ Une amélioration du rendement global est prévue afin d’atteindre un niveau stable à partir de 2011 à 85.01% contre une moyenne historique (2001-2005) de 76.8%. La Figure B.2 montre cette évolution.

Figure B.2
Evolution du rendement global, 2001-2014

B.3. L’évolution du prix des combustibles

L’objectif de cette section est d’expliquer nos prévisions concernant l’évolution du prix des combustibles (cf. feuille : « Demande et production »).

Notre approche est la suivante:

§ Nous présentons un ensemble de scénarios d’évolution du prix du pétrole qui s’appuient sur le marché forward jusqu’en 2009, et sur les trois scénarios (haut/moyen/bas) publiés par l’Agence d’Information de l’Energie (EIA) du gouvernement américain pour les années suivantes.

§ Nous utilisons l’évolution des prix du pétrole afin de prévoir l’évolution du prix des autres combustibles.

Nous présentons nos prévisions ci-dessous.

B.3.1. Pétrole brut

§ Nous modélisons trois scénarios de prix pour le pétrole brut..

§ Pour tous les scénarios, nos prévisions de prix sont égales aux prix forward entre le troisième trimestre 2007 et le quatrième trimestre 2009.[6]

§ Dans nos trois scénarios, nous avons supposé que le prix du pétrole allait retrouver le chemin que prédit l’EIA dans ses scénarios bas, central et haut.[7] Ainsi, nous avons utilisé l’information fournie par le marché forward jusqu’à la fin de l’année 2009, et supposé que le prix du pétrole retournerait vers les niveaux de long terme indiqués par l’EIA dans ses trois scénarios avant le premier trimestre 2014. Entre le premier trimestre 2010 et le dernier trimestre 2013 (inclus), nous avons prévu une évolution régulière entre la fin de la courbe forward et les niveaux de long terme.

§ Nos trois scenarios sont présentés dans la Figure B.3.

Figure B.3
Prévisions d’évolution du prix du pétrole brut



B.4. Plan d’investissement




Appendix C. Documents reçus



§ Prévisions

– Modèle financier horizon 2010

– Modele Financier Juillet 2006 - Horizon 2015 -Base1

– Modele Financier Juin 2007 - Horizon 2015 - (Plan Urgence Tob130)

– Investissements actualises

– Investissement actualises Définitif

– Hypothèse générales du modèle financier (horizon 2015)

– Plan de production du réseau interconnecté 2007-2015

– Prévisions 2004-2025 Projet (prévision de la demande à long terme)

– Prevision lt (prévision de consommation)



§ 2007 :

– Projet de budget du 26 mars 2007

– Budget d’exploitation par direction

– Plan de trésorerie



§ 2006 :

– Etats financiers 01/01/06 – 30/12/06

– Rapport d’activités

– Balances comparées 2006-2005



§ 2005 :

– Etats financiers 01/01/05 – 31/12/05

– Note explicative aux états financiers

– Rapport d’activités



§ 2004 :

– Etats financiers au 31/12/04, audités

– Note explicative sur les états financiers, revue par CAC

– Rapport général et rapport spécial des commissaires aux comptes



§ 2003 :

– Etats financiers définitifs 2003

– Commentaires sur les états financiers définitifs 2003, revus par CAC

– Rapport général et rapport spécial des commissaires aux comptes

– Lettre complémentaire sur les comptes de l’exercice 2003 (CAC)



§ 2002 :

– Rapport général et rapport spécial des commissaires aux comptes

– Lettre complémentaire sur les comptes de l’exercice 2002 (CAC)



§ 2001 :

– Rapport général et rapport spécial des commissaires aux comptes

– Rapport sur le contrôle des comptes



§ Dettes

– Crédit de trésorerie

– Détail Postes du Bilan déc. 2006

– Dette globale Senelec 31.12.2006

– Tableau amortissement des emprunts



§ Cartes

– Carte Electrique Rso Senelec

– OMVG-APD-Décembre06

§ Ancien modèle financier de 1999 (version électronique)

§ Cahier des charges 31 mars 1999

§ Contrat concession 31 mars 1999

§ PouvoirCalorifique

§ Liste des ratios financiers dont la surveillance peut être incluse dans les conventions de financement (version électronique)

§ Analyse de la trésorerie de la Senelec : « Détermination de la situation financière (bas de bilan) de la Senelec, au 31 décembre 2006 ».

§ CRSE

– DecisionConditionsTarifaires2005-2009

– DecisionModificationConditionsTarifaires2005-2009

– NoteConditionsTarifaires2005-2009

– NoteModificationConditionsTarifaires2005-2009

– DécisionMR2005

– NoteMR2005

– NoteMR2006-1erjanvier

– DecisionMR2006-1erjanvier

– DécisionMR2006-1eravril

– NoteMR2006-1eravril

– DecisionMR2006-tarifseptembre

– NoteMR2006-tarifseptembre

– DecisionMR2006-1eroctobre

– NoteMR2006-1eroctobre

– DecisionMR2007-1erjanvier

– NoteMR2007-1erjanvier

– DeterminationTauxRentabilitéNormal2005-2009

– RevisionConditionsTarifaires-1erconsultation

– RevisionConditionsTarifaires-2emeconsultation




























[1] NERA analyse de Senelec (2007) Plan de production, p.5

[2] Ce montant est constitué d’un apport de 85 milliards de FCFA et du refinancement de 85% des dettes court terme.

[3] Ce montant est constitué d’un apport de 110 milliards de FCFA et du refinancement de 85% des dettes court terme.

[4] Source: Senelec (January 2007) Plan de Production, p. 2 cf. Annexe A - Prévisions de la demande 2004-2025.
[5] Source: Senelec (January 2007) op. cit. p. 3

[6] Nous n’utilisons pas l’information fournie par le marché forward après cette date car les contrats sur le pétrole qui sera fourni dans plusieurs années sont rarement liquides, et donc la courbe forward a un faible pouvoir de prédiction de l’évolution du prix du pétrole. Tous nos prix forward sont basés sur des données de Mai 2007. Source : Bloomberg.

[7] Voir Annual Energy Outlook 2007, Energy Information Administration, page 70.




Bacary Touré
Journaliste-écrivain
Consultant international
Tel 0033 6 26 32 82 97
http://bacary.blogspot.com/
leral .net




1.Posté par Dame NDIAYE le 04/09/2009 12:24 | Alerter
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Salam

Merci bien Bakary Touré pour ce rapport à l'état de projet.. Tu avais promis de ne plus signer Boubacar et j'ai aussitot compris.

Nous le lisons avant d'apporter un commentaire

Bon Ramadan à tous


2.Posté par vision le 04/09/2009 17:17 | Alerter
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Ce rapport doit être décrypté au peigne fin et soumis aux parlementaires pour appreciations. Il est temps que ces deputés et senateurs portent leurs boubous de...representants de peuple.

3.Posté par ramata djigo le 04/09/2009 17:52 | Alerter
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boulene ndiou yapp payer ton argent sans avoir de courant rien n a expliquer .

4.Posté par Opticom Consulting le 04/09/2009 18:59 | Alerter
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Visitez http://www.opticomsn.com

5.Posté par diatus le 05/09/2009 15:33 | Alerter
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SENEGALAISES, SENEGALAIS REVEILLEZ VOUS...!!!!
LA NEGLIGENCE DES AUTORITES PAR RAPPORT AUX DELESTAGES,AUX INONDATIONS EST UNE ACTION BIEN ETUDIEE, BIEN MURIE EN HAUT LIEU (leur fameuse reunion de crise en France) POUR NOYER LE LIVRE DE LATIF COULIBALY. C'EST TOUT CE QU'ILS ONT PU TROUVER POUR DETOURNER L'ATTENTION DES CITOYENS SUR CETTE ARNAQUE DU SIECLE ORCHESTREE PAR KARIM ET CIE. FAITES LE RAPPROCHEMENT ENTRE LA DATE DE LA SORTIE DU LIVRE ET CELLE DU DEBUT DES DELESTAGES. SAMUEL N'EST QUE CE BOURREAU QUI N'HESITE ET N'HESITERA JAMAIS A SACRIFIER LES POPULATIONS QU'ELLE QU'EN SOIT LE PRIX POUR CAMOUFLER LEUR MAGOUILLES...
GORGUI,GORGUI IL NOUS FAUT DES COMPTES ET NON DES "CONTES".
"soul kér douko téré fégne" KOCC DIXIT.

IL Y AURA TOUJOURS DES GENS QUI RESTERONT EVEILLES MALGRE LA FAIM ET LA MISERE QU'ON NOUS IMPOSE...
UN PATRIOTE APOLITIQUE

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