Leral.net - Sénégal
leral.net | S'informer en temps réel
Contribution

«Le Joola», une mémoire plus profonde que la mer

Retour sur le naufrage du 26 au 27 septembre 2002, au large de la Gambie

Rédigé par leral.net le Samedi 26 Septembre 2026 à 23:00 |

Chaque année, à l'approche du 26 septembre, la mémoire du naufrage du «Joola» resurgit. Le Soleil consacre un point de vue à ce drame qui continue de marquer le Sénégal, plus de deux décennies après les faits.


Il y a des événements que les années n'effacent pas, mais qu'elles transforment, en les rendant plus silencieux et plus profonds à mesure que le temps passe. Le naufrage du «Joola» appartient à cette catégorie de drames que rien ne parvient à réduire au rang de simple fait divers historique. Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002, le bateau a sombré au large des côtes gambiennes, emportant dans les flots des hommes, des femmes et des enfants, parmi lesquels de nombreux étudiants qui rentraient ou partaient pour leurs études.
Une tribune publiée par Le Soleil revient sur ce moment, non pas pour raconter à nouveau les circonstances du naufrage, mais pour interroger la manière dont cette mémoire continue de vivre dans la société sénégalaise. Le texte souligne que le temps, loin d'atténuer la douleur, en modifie la nature : elle devient moins bruyante, mais plus enracinée, plus intime pour les familles et les proches des victimes.
Un drame qui a marqué plusieurs générations Le naufrage du «Joola» a touché des familles dans tout le pays, au-delà de la seule région de Casamance d'où partait le bateau. Les étudiants qui se trouvaient à bord illustrent la dimension nationale de cette tragédie, qui a frappé des foyers modestes autant que des familles installées dans les grandes villes. Cette dispersion géographique du deuil explique en partie pourquoi la date du 26 septembre reste, chaque année, un moment de recueillement collectif.
La tribune du Soleil insiste sur cette idée que la mémoire du «Joola» ne se limite pas à un exercice commémoratif ponctuel. Elle infuse, selon le texte, une part de la conscience collective sénégalaise, rappelant la fragilité de la vie et la nécessité de ne pas laisser sombrer dans l'oubli ceux qui ont disparu cette nuit-là au large de la Gambie.
Le devoir de mémoire au fil des années Depuis 2002, chaque anniversaire du naufrage est l'occasion de rappeler les circonstances de ce drame maritime. Les autorités, les familles de victimes et diverses organisations profitent généralement de cette date pour organiser des cérémonies de recueillement, sans que cela n'efface la douleur ressentie par les proches des disparus.
Le point de vue publié par Le Soleil s'inscrit dans cette tradition de rappel annuel, en insistant sur le caractère profond et durable de cette mémoire collective. Le texte invite à considérer que le souvenir du «Joola» dépasse la simple commémoration institutionnelle pour toucher à quelque chose de plus intime, ancré dans l'histoire personnelle de milliers de Sénégalais qui ont perdu un parent, un ami ou un proche lors de ce naufrage.
Une mémoire toujours vivante Plus de vingt ans après les faits, le naufrage du «Joola» continue ainsi d'occuper une place particulière dans l'espace public sénégalais. La tribune publiée par Le Soleil rappelle que cette mémoire, loin de s'estomper avec le temps, semble au contraire se renforcer, portée par les générations qui n'ont pas connu directement le drame mais qui en héritent le récit et le devoir de souvenir.



● DIRECT

La télé et la radio en direct, sur Leral.net

72 chaînes du Sénégal, d'Afrique et du monde · 21 radios · gratuit

SENTVTFMRTS 1WALF TV2STVLERAL TVRTI2MFrance 24+63




⚖ AU TRIBUNAL
Audiences des tribunaux de Dakar
Chargement…
Tous les articles « Au Tribunal » Tableau des audiences Fait divers