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Les nafilas

Tahajjud : pourquoi certains se lèvent à trois heures du matin pour prier

Rédigé par leral.net le Vendredi 11 Septembre 2026 à 05:30 |

Tahajjud : pourquoi certains se lèvent à trois heures du matin pour prier

Se lever au milieu de la nuit pour prier n’est prescrit à personne. C’est pourtant l’une des pratiques les plus tenaces de la vie religieuse sénégalaise. Le tahajjud se distingue des autres nafilas par une condition : il suppose qu’on ait d’abord dormi.

Ce qui le définit

Une prière surnéraire accomplie dans la nuit, après un temps de sommeil, avant l’entrée du sobh. C’est cette interruption du sommeil qui la caractérise : une prière faite juste après l’icha, sans s’être couché, n’en relève pas.

Le dernier tiers de la nuit

La tradition situe le moment le plus recherché dans le dernier tiers de la nuit — approximativement entre le milieu de la nuit et l’aube. En pratique, cela place le tahajjud une à deux heures avant le sobh, selon la saison.

Ce que rapportent ceux qui le pratiquent

  • Le silence : c’est le seul moment où la ville se tait vraiment.
  • La régularité avant la quantité : deux rakats chaque nuit plutôt que douze une fois par mois.
  • Un coucher plus tôt : la pratique tient rarement sans réorganiser sa soirée.
  • Le witr comme clôture, pour ceux qui l’ont reporté à ce moment.

Dans les daaras et les foyers religieux

Les veillées de Touba, de Tivaouane, de Médina Gounass ou de Ndiassane s’organisent en grande partie autour de ces heures-là. Le tahajjud n’y est pas une performance individuelle : il est collectif, et il structure la nuit d’une communauté entière.

Commencer par deux rakats, une nuit sur deux, est le conseil que donnent le plus souvent les imams à ceux qui s’y mettent. Pour les modalités précises, référez-vous à l’imam de votre mosquée.