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Vendredi 16 Mars 2018

15 000 bacheliers attendus à l’Université : Les inquiétudes du Pr Kassé


Le Pr Kassé a fait montre d’une très grande inquiétude concernant les 15 000 bacheliers, attendus l’année prochaine à l’Université. Il s’interroge du comment faire avec les jeunes diplômés. (3e partie)



L’Université accueille chaque un nombre important de nouveaux bacheliers. Et, il a été annoncé pour l’année prochaine, l’arrivée de 15 000 nouveaux bacheliers à intégrer à l’Université. Alors qu’il y a des stocks, concernant d’autres bacheliers qui peinent à trouver de la place. L’inquiétante équation demeure sur la question de réussir et faciliter l’intégration de ces derniers, dans le système universitaire. 

« Sur ce nombre de 15 000 bacheliers, presque 70% proviennent de l’enseignement général. Des gens qui ne savent pas quoi faire avec leurs dix doigts.  Comment allons-nous faire ? Nous aurons des difficultés à liquider le stock existant. Ça va être une sorte de boule de neige. Stock augmentant, les difficultés vont s’amonceler. Et, il faudra prendre cela aussi, à bras-le-corps. Les réformes de l’enseignement supérieur, c’est très bien. Les réformes de l’enseignement de manière générale, c’est très bien. Mais, on n’a pas insisté sur la professionnalisation », constate-t-il.

Ainsi, il annonce avoir essayé d’étudier ce fait dans son ouvrage sur l’industrialisation, pour savoir si secteur privé a effectivement, les soldats qui lui sont indispensables pour le rendre performant. « La ressource humaine, ce n’est pas 150 000 philosophes, etc. Si on ne les recycle pas dans les métiers. Je pense que cela nous pose un énorme problème », prévient-il.

Secteur privé, la jambe faible de l’économie

L’économiste, auteur d’un sujet d’un ouvrage, intitulé, « Entre entreprenant et entrepreneurs »,  constate que le secteur privé est la jambe faible de l’économie nationale. Il révèle ceux qui n’ont pas de capital et qui entreprennent avec beaucoup de créativité. « Cela m’a permis de voir dans le fond quels sont les maux de notre secteur privé. Quand on parle de transformation structurelle, le secteur privé devrait être la composante essentielle. Le secteur privé, les partenariat-public-privé, cela pose des problèmes. Je pense qu’il faudrait qu’on réfléchisse sur tous ces problèmes.

Je pense que nos services de statistiques doivent sortir parfois, un peu des grands agrégats pour arriver à des approches beaucoup terre à terre, afin d’arriver à élaborer des éléments qui permettent la réflexion dans le fond 
», insiste Pr Kassé.




 O WADE Leral



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