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Adji Mergane Kanouté : «Comparer le 19 avril au 23 juin, c’est insulter l’intelligence des Sénégalais»


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Avril 2018 à 10:30 | | 0 commentaire(s)|

La 1ère Vice-présidente de la Coordination des femmes de «Benno Bokk Yakaar» (BBY) s’est prononcée, hier, sur le débat autour du projet de loi sur le parrainage à la Présidentielle.
 
«Le Sénégal pour tous, le Sénégal de tous doit être une réalité à tous les niveaux .Cela doit aussi nécessairement s’appliquer à tous les acteurs politiques, chefs de parti politique, présidents de coalition, personnalités indépendantes… Il y a un objectif de mettre fin à la discrimination et instaurer l’égalité entre tous ceux qui aspirent à diriger le pays», soutient Adji Mergane Kanouté, à travers un entretien.
 
L’alliée du chef de l’Etat d’ajouter : «Un autre objectif est la rationalisation des candidatures pour éviter l’expérience des dernières élections législatives avec la pléthore de listes qui a coûté 18 milliards au contribuable sénégalais. Une manne financière qui aurait pu servir à construire des mosquées, des églises, des hôpitaux et autres, impactant directement les populations sénégalaises».
 
Selon elle, «le filtrage est pertinent et opportun, car il évite aux Sénégalais de revivre les cauchemars des élections locales de 2014 et législatives de 2017». «Les Sénégalais s’étaient fortement interrogés sur la foultitude de listes et avaient même exigé des mesures fortes», rappelle-t-elle.
 
De l’avis d’Adji Mergane Kanouté, «l’opposition fait dans le dilatoire pour ne pas aller aux élections présidentielles, pour défaut de programmes à présenter aux Sénégalais».
 
Mais elle avertit que « le peuple mature et debout s’engagera auprès du Président Macky Sall pour l’acceptation du parrainage, qui a pour vocation finale de crédibiliser les candidatures, mais au-delà, les élections au Sénégal».
 
«Je suis convaincue que rien ne se passera ‘inchallah’, le jeudi, car comparer le 19 avril au  23 juin, c’est insulter l’intelligence des Sénégalais. Le contexte est totalement différent, car avant le 23 juin, il y avait les émeutes initiées par les populations qui en avaient marre du régime de l’ancien Président, avec les coupures intempestives d’électricité, la hausse des denrées de première nécessité, la dévolution monarchique du pouvoir et le bouquet final que fut le quart bloquant».





 
Rassoul GUEYE (Vox Pop)



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