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Affaire de l’hôpital Magatte Lô de Linguère: Le Sames décrète 48h de grève à compter de lundi


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Mai 2021 à 17:35 | | 0 commentaire(s)|

Affaire de l’hôpital Magatte Lô de Linguère: Le Sames décrète 48h de grève à compter de lundi
Après la décision du procureur de la République de placer l’ancien directeur de l’hôpital Magatte Lô de Linguère dans l’affaire de l’incendie du service de néonatologie au mois d’avril et qui a ôté la vie à quatre bébés, le Sames a décidé d’aller en grève de 48 heures sur toute l’étendue du territoire national, avec un service minimum des urgences. Pour se faire entendre davantage, il a tendu la main à toutes les organisations syndicales du Sénégal, notamment le Syntras, Satsus et le Sd3s et a appelé tous ses camarades à la mobilisation pour la défense des agents de santé et un système de santé de qualité pour toute la population. Dans un communiqué qui nous est parvenu hier, vendredi, le Sames a informé que son assemblée générale prévue le lundi 10 mai prochain, se tiendra d’ailleurs à l’hôpital Maguette Lô de Linguère.

LE SAMES SUR LE VERDICT DU PROCUREUR

Dans le communiqué, le Sames a déploré l’ouverture d’une information judiciaire incriminant les agents de santé de l’EPS Maguette Lô de Linguère, pour homicides et blessures involontaires. Pour le Sames, le parquet s’est trompé de cible. «Les véritables responsables de la santé au Sénégal sont le Ministre de la Santé, responsable du secteur et le président de la République garant du droit à la santé consacré par la Constitution du Sénégal en son article 8».

Et de poursuivre: «Ce communiqué est non seulement choquant par la célérité de ses conclusions, la légèreté de l’argumentaire pris sur la base d’allégations d’agents de la Senelec, qui est-elle-même soupçonnée d’être à l’origine de l’incendie, mais également par la chronologie temporelle avec les déclarations du Conseil des ministres». Face à ce constat, le Sames a déclaré, «nous doutons que dans ce laps de temps que le procureur ait eu recours à un expert pyrotechnique, à celui d’un architecte ou ait étudié les protocoles au ministère de la Santé, pour statuer sur les causes de l’incendie ou le respect des normes et protocoles en matière sanitaire. Ainsi l’accusation de négligence constitue tout simplement de la diffamation !».

LE SAMES DONNE SA VERSION DES FAITS

Pour le Sames, les incendies constituent des incidents récurrents dans les structures de santé, dont la plupart ont été construites selon le syndicat depuis Mathusalem, sans aucune norme ou dispositif de détection de fumée. «Les incendies du bloc de Roi Baudoin, de la buanderie de l’Hôpital général Idrissa Pouye (HOGIP) à côté du Service d’hémodialyse, de l’Hôpital de Thiès et récemment, de l’hôpital Fann, montrent à suffisance les risques que courent tous les agents de santé et la population en travaillant et en fréquentant ces structures». Et de poursuivre, «les agents qui sont des travailleurs dans ces structures, ne peuvent en aucune manière être tenus pour responsable de ces incendies d’édifices publics construits et équipés par l’Etat. Ces accidents demandent des mesures urgentes de mise aux normes que les comités de protection civile devraient piloter».





Sud Quotidien

Ndèye Fatou Kébé

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