Leral.net - S'informer en temps réel

Autoroutes du Sénégal : le sens de la route selon le Pr Ibrahima Cissé

Dans une contribution publiée par Le Soleil, l'universitaire revient sur la vocation réelle des autoroutes sénégalaises

Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Septembre 2026 à 10:15 | | 0 commentaire(s)|

Le Pr Ibrahima Cissé a publié, le 2 septembre 2026, une contribution dans les colonnes du Soleil consacrée au développement du réseau autoroutier sénégalais. L'universitaire y pose une distinction essentielle entre vitesse et gain de temps, alors que le pays a multiplié ces dernières années les chantiers routiers.


Le Sénégal poursuit depuis plusieurs années un vaste programme de développement de son réseau autoroutier. L'objectif affiché par les autorités est de rapprocher les territoires, de fluidifier les déplacements des populations et de soutenir l'activité économique du pays. C'est dans ce contexte que le Pr Ibrahima Cissé a publié, le 2 septembre 2026, une contribution dans les colonnes du quotidien Le Soleil, sous le titre évocateur : « L'autoroute n'est pas faite pour aller vite, mais plutôt pour ne pas perdre du temps ».
Dans son texte, l'universitaire rappelle que ces infrastructures jouent désormais un rôle essentiel dans la vie du pays, notamment lors des grands événements religieux, culturels ou sportifs qui entraînent d'importants mouvements de populations. Le réseau autoroutier serait ainsi devenu, au fil des années, un outil structurant pour l'organisation de la mobilité nationale à grande échelle.
Une distinction entre vitesse et gain de temps Le cœur de la réflexion du Pr Ibrahima Cissé repose sur une nuance qu'il juge fondamentale : celle qui sépare la notion de vitesse de celle de gain de temps. Selon la thèse défendue dans sa contribution, une autoroute ne serait pas d'abord un espace destiné à permettre aux usagers de rouler le plus vite possible, mais un outil conçu pour rendre les trajets plus prévisibles et plus efficaces, en réduisant les pertes de temps liées aux embouteillages, aux détours ou aux irrégularités du réseau routier classique.
Cette distinction s'inscrit dans un débat plus large sur l'usage des infrastructures autoroutières au Sénégal, à l'heure où le pays continue d'étendre ce réseau pour accompagner sa croissance démographique et économique. L'auteur situe sa réflexion dans le contexte des grands rassemblements qui mobilisent chaque année des centaines de milliers de personnes à travers le territoire, à l'occasion d'événements religieux comme le Magal de Touba ou d'autres rendez-vous d'ampleur nationale.
Un texte publié dans l'espace Opinions du Soleil La contribution du Pr Ibrahima Cissé a été publiée dans la rubrique Opinions du journal Le Soleil, espace éditorial que le quotidien réserve aux analyses et prises de position d'universitaires, d'experts ou de personnalités sur des sujets d'intérêt national. Le choix du sujet, à savoir la vocation profonde des autoroutes sénégalaises, s'inscrit dans une actualité marquée par la poursuite des chantiers d'infrastructures routières dans plusieurs régions du pays.
L'auteur met en avant l'idée que ces infrastructures, au-delà de leur dimension technique, portent une fonction sociale et économique plus large. Elles participeraient à la réduction des délais de déplacement entre les régions, avec des répercussions attendues sur la circulation des biens, des services et des personnes.
Une réflexion qui s'inscrit dans un débat national La publication de cette contribution intervient alors que le développement du réseau autoroutier reste un sujet suivi de près par l'opinion publique sénégalaise, notamment en raison de son impact sur la vie quotidienne des populations et sur l'organisation des grands événements qui rythment l'année au Sénégal. Le texte du Pr Ibrahima Cissé propose ainsi une grille de lecture destinée à réinterroger la manière dont les usagers et les pouvoirs publics envisagent l'utilité de ces routes à péage.
Le Soleil, à l'origine de la publication de cette tribune, n'a pas précisé, dans les éléments disponibles, si d'autres contributions viendront compléter cette réflexion sur l'avenir du réseau autoroutier sénégalais.