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COVID-19: La fin de la pandémie dans 2 mois

Bonne nouvelle ! ‘’Omicron amène la fin de pandémie". C’est une annonce faite par l’épidémiologiste en chef, la Danoise Tyra Grove Kraus, qui s’est montrée très rassurante sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 qui touche le monde.


Rédigé par leral.net le Jeudi 6 Janvier 2022 à 09:29 | | 0 commentaire(s)|

Assiste-t-on à la dernière vague du Covid-19 ? L'épidémiologiste en chef de l'Institut National du Sérum (Statens Serum Institut) au Danemark, Tyra Grove Krause, a annoncé "la fin de la pandémie dans deux mois". Selon une étude dont elle a révélé les résultats, les risques d'hospitalisation liés à Omicron ne représentent que la moitié de ceux observés avec le variant Delta. "Omicron amène la fin de la pandémie", a-t-elle affirmé, ajoutant: "Je pense que nous aurons cela dans les deux prochains mois, puis j'espère que l'infection commencera à s'atténuer et que nous retrouverons notre vie normale".

Un discours qui semble très optimiste, alors que le Danemark est actuellement le pays dans le monde avec le plus de nouveaux cas de Covid-19 par rapport à sa population. La semaine dernière, ce nombre a ainsi atteint la moyenne record de 20.886 cas quotidiens sur sept jours. Une situation qui pourrait, selon Tyra Grove Krause, sonner la fin de l’épidémie avec une maladie plus contagieuse, mais moins grave. "Omicron est là pour rester, et il entraînera une propagation massive de l'infection au cours du mois à venir. Quand ce sera fini, nous serons dans une meilleure posture qu'avant."

La théorie a déjà été évoquée par le ministre français de la Santé Olivier Véran, qui a déclaré au "Journal du Dimanche", que "cette cinquième vague sera peut-être la dernière", Omicron étant tellement contagieux qu'il "va entraîner une immunité renforcée".

"Le choix qui a été fait, de laisser circuler le virus, est un pari très risqué", a pour sa part, estimé auprès de LCI, Eric Caumes, ex-chef du service de maladies infectieuses à l'hôpital de La Pitié Salpêtrière à Paris. Israël, de son côté, pionnier de la vaccination anti-Covid, a démenti les informations selon lesquelles les responsables de la santé s'orientaient vers une telle politique. "Omicron touche des personnes qui se sont rétablies d'une infection préalable due à une autre souche. Comment pourrait-on affirmer que le prochain variant n'infectera pas les personnes contaminées par Omicron ?", s'est interrogé la cheffe des services de santé publique, le docteur Sharon Alroy-Preis.

Le cap du 20 janvier Interrogé par "Le Parisien", le professeur Bruno Mégarbane, chef de la réanimation médicale à l’hôpital Lariboisière à Paris, reste ainsi prudent, mais explique que "pas mal de don- nées" laissent "penser que le variant est moins virulent", avant d’avancer que des "données sud-africaines, anglaises et danoises" montrent que "le nouveau variant serait trois fois moins responsable d’hospitalisations. Et lorsqu’il y a hospitalisations, elles sont moins graves". Pour étayer son propos, il prend en exemple son service où il n’a enregistré aucun patient Omicron en réanimation.

À l’image des déclarations de l’épidémiologiste en chef danoise, Bruno Mégarbane appelle à rester prudent et à faire preuve de patience du-rant le mois de janvier, mais estime que "si le 20 janvier il ne s’est rien passé à l’hôpital, il ne se passera globalement rien", s’appuyant sur le "décalage de dix à douze jours entre les contaminations et les admissions en réanimation". Une donnée qui pourrait être une bonne nouvelle pour la France et le monde, avec la prise de pouvoir d’un variant moins grave et permettant de continuer une vie normale, avec la protection vaccinale.

Ndèye Fatou Kébé

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