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Cameroun : les factions issues de Boko Haram recruteraient de plus en plus de cadres locaux

Dans l'Extrême-Nord, les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga restent la cible d'incursions quasi quotidiennes

Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 16:39 | | 0 commentaire(s)|

Dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, les incursions armées attribuées à des factions issues de Boko Haram se poursuivraient de manière quasi quotidienne, notamment dans les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga. Selon des informations rapportées par RFI, ces groupes s'appuieraient de plus en plus sur des cadres locaux camerounais pour organiser leurs actions le long de la frontière.


La région de l'Extrême-Nord du Cameroun reste, selon RFI, confrontée à une insécurité persistante liée aux factions armées issues de Boko Haram. Les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga, situés le long de la frontière, seraient particulièrement touchés par des incursions décrites comme quasi quotidiennes.

Ces attaques, qui se poursuivent depuis plusieurs années dans cette zone frontalière, continueraient de fragiliser la sécurité des populations locales. Le caractère répété de ces incursions traduirait une capacité de nuisance persistante de ces groupes armés, malgré les opérations menées par les forces de sécurité camerounaises.

Des cadres locaux de plus en plus impliqués

Selon les informations rapportées par RFI, une évolution notable serait observée dans la composition de ces factions armées. Ces dernières s'appuieraient de plus en plus sur des cadres camerounais pour organiser et mener leurs opérations dans la région. Cette dynamique marquerait un changement dans la structuration de ces groupes, historiquement associés à des figures nigérianes liées à l'organisation Boko Haram.

Cette implication croissante de cadres locaux pourrait s'expliquer par une meilleure connaissance du terrain et des réseaux sociaux locaux, facilitant ainsi l'organisation logistique des incursions. Elle témoignerait également d'un ancrage progressif de ces factions dans le tissu local, rendant leur démantèlement plus complexe pour les autorités.

Une zone frontalière sous tension permanente

Le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga, départements frontaliers avec le Nigeria, sont depuis plusieurs années des zones sensibles où se concentrent les opérations sécuritaires camerounaises contre les groupes armés. La porosité de la frontière faciliterait les mouvements de ces factions, qui exploiteraient les zones rurales et les axes peu surveillés pour mener leurs actions.

Les populations civiles de ces départements continueraient de vivre sous la menace constante de ces incursions, qui perturberaient les activités économiques et sociales de la région. La présence de cadres camerounais au sein de ces groupes pourrait également compliquer les stratégies de contre-insurrection, ces derniers disposant potentiellement de complicités locales facilitant leurs déplacements et leur ravitaillement.

Un défi sécuritaire qui perdure

Cette situation illustre la persistance de la menace sécuritaire dans l'Extrême-Nord du Cameroun, plus d'une décennie après l'apparition des premières attaques attribuées à Boko Haram dans la région. Les autorités camerounaises font face à un défi de longue durée, dans une zone où les dynamiques locales et transfrontalières continuent d'alimenter l'activité de ces groupes armés.

L'évolution rapportée par RFI, concernant l'implication croissante de cadres camerounais, souligne la nécessité d'une approche qui tienne compte des réalités locales pour endiguer durablement ces incursions dans les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga.