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Éducation : gouvernement et G7 scellent un accord pour stabiliser le secteur

Après plus de vingt heures de négociations, le gouvernement et les syndicats du G7 ont signé un protocole d’accord sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko. Objectif : instaurer une stabilité durable dans le secteur éducatif à travers des réformes administratives, sociales et salariales, malgré des divergences persistantes sur les retraites et la fiscalité.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Avril 2026 à 09:47 | | 0 commentaire(s)|

Le gouvernement et les syndicats du G7 ont franchi une étape importante vers l’apaisement du climat social dans le secteur de l’éducation. Au terme de plus de vingt heures de discussions intensives, les deux parties ont paraphé un protocole d’accord visant à instaurer une stabilité durable, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Cette rencontre, inscrite dans le cadre du suivi des engagements pris le 7 avril 2026, a permis d’acter plusieurs réformes majeures. Parmi les points clés figurent la question du statut des décisionnaires et la réforme des retraites. L’État propose notamment un relèvement de l’âge de départ à 65 ans ainsi qu’un reversement au Fonds national de retraite.

Sur le plan administratif, l’exécutif mise sur une modernisation accélérée du système. La digitalisation des actes d’administration est prévue d’ici fin 2026, tandis que celle des actes de gestion est programmée pour 2027. L’interconnexion des plateformes MIRADOR, GIRAFE 2 et Solde devrait également permettre de réduire significativement les lenteurs administratives.

Le protocole prévoit aussi des mesures concrètes en faveur des enseignants. L’immatriculation systématique dès le recrutement, la régularisation des cotisations sociales d’ici juin 2027, ainsi que des avancées sur l’habitat, avec des programmes de logements et la régularisation foncière, sont annoncées. Par ailleurs, la résorption des abris provisoires et l’amélioration de la connectivité des établissements scolaires figurent parmi les priorités.

Sur le plan salarial, un comité ad hoc sera mis en place avant fin mai 2026 pour examiner les questions liées à l’imposition et aux rappels de salaire. Le gouvernement s’engage à corriger les surimpositions, rembourser les trop-perçus et apurer les arriérés dans la loi de finances 2028. Le régime indemnitaire sera également élargi, avec une prise en compte des fonctions administratives.

Les autorités entendent également moderniser le système des examens et concours, notamment à travers la digitalisation des paiements et la restructuration du Fonds d’appui aux examens et concours. Les indemnités dues pour la période 2023-2025 devraient être réglées d’ici juin 2026.

Malgré ces avancées, des désaccords subsistent, notamment sur la réforme des retraites et la fiscalité des rappels de salaire. Le gouvernement exclut pour l’instant une défiscalisation totale, mais se dit ouvert à des aménagements.

Un comité technique sectoriel sera chargé du suivi de la mise en œuvre des engagements, avec des réunions trimestrielles prévues. Les discussions se poursuivront afin de lever les derniers points de blocage et parvenir à un accord définitif, indispensable pour garantir une paix durable dans le secteur éducatif.