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Gestion transparente des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest : le Panos et ses partenaires proposent des solutions

Un webinaire organisé jeudi par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (Ipao) a permis de dégager des pistes pour une protection des journalistes d’investigation, des lanceurs d’alerte dans le combat pour une gestion plus transparence et durable des ressources des pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Quotidien


Rédigé par leral.net le Dimanche 8 Août 2021 à 09:34 | | 0 commentaire(s)|

Gestion transparente des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest : le Panos et ses partenaires proposent des solutions
«Contribution des médias et des acteurs citoyens à la gestion transparente des ressources naturelles et des crises environnementales en Afrique de l’Ouest» était le thème de la rencontre virtuelle.

L’adoption de la loi universelle d’accès à l’information, la dépénalisation des délits de presse et le respect de cette loi ont fait l’objet d’un plaidoyer, hier, du directeur du Bureau régional de Reporters sans frontière (Rsf).

En effet, pour Assane Diagne, la notion de secret défense, de recel de documents administratifs toujours dans le Code de la presse adopté en 2017 «ne protègent pas les journalistes d’investigation». Donc, dit-il, ce Code n’est pas protecteur.
Il réagissait lors d’un webinaire organisé par l‘Institut Panos Afrique de l’Ouest (Ipao), en partenariat avec Jeunes volontaires pour l’environnement international, l’Association sénégalaise des amis de la nature, Article 19 West Africa, la coalition Pwyp et la Plateforme de protection des lanceurs d‘alerte en Afrique francophone.

«Contribution des médias et des acteurs citoyens à la gestion transparente des ressources naturelles et des crises environnementales en Afrique de l’Ouest» a été le sujet des discussions.

L’importance de la formation des journalistes pour permettre aux médias de mieux traiter les sujets liés à la gestion transparente des ressources naturelles et des crises environnementales a été aussi soulevée par certains participants. Ils ont également appelé à encourager les médias dans l’investigation.

Et le coordonnateur régional Médias à Panos Afrique de l’Ouest, Birame Faye, a exhorté les journalistes à prendre des initiatives d’enquête sans attendre l’appui des organismes. Il estime aussi que ce sont les rédactions qui doivent accompagner les journalistes en ce sens.

Pour le cas des lanceurs d’alerte, «ils ont besoin de protection d’autant plus qu’aujourd’hui la loi est totalement silencieuse sur leur sort», sonne Fadel Barro, coordonnateur de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique francophone. Il ajoute que si l’on veut continuer à lutter contre la corruption, à préserver les ressources des pays, il faut encourager dans tous les domaines les lanceurs d’alerte.

En gros, pour Demba Seydi, coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest francophone de la coalition «Publiez ce que vous payez», il y a une nécessité aujourd’hui de créer cette synergie entre membres de la société civile, journalistes, lanceurs d’alerte. Cela garantirait, à son avis, à beaucoup plus de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques de façon globale.



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