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Kédougou : une Nigériane arrêtée pour traite de personnes et exploitation sexuelle

L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées a démantelé un réseau présumé de traite de personnes à Kédougou. Une ressortissante nigériane a été déférée au parquet pour association de malfaiteurs et exploitation sexuelle de jeunes femmes recrutées au Nigeria.


Rédigé par leral.net le Dimanche 24 Mai 2026 à 12:07 | | 0 commentaire(s)|

L’antenne régionale de Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Kédougou a procédé au démantèlement d’un présumé réseau de traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

La principale suspecte, une ressortissante nigériane, a été déférée au parquet le vendredi 22 mai 2026 pour association de malfaiteurs et traite de personnes.

Selon les informations de l’enquête, les agents de la DNLT avaient été alertés le 20 mai sur la présence de jeunes filles nigérianes exploitées sexuellement dans le village de Sambrabougou, situé dans la région de Kédougou.

Une opération menée par le Bureau d’Interpellations, de Filatures et de Surveillance (BIFS) a permis la perquisition du domicile de la suspecte et l’interpellation de cette dernière ainsi que de trois victimes présumées.

Lors de leurs auditions, les jeunes femmes ont déclaré avoir été acheminées depuis le Nigeria avant d’être contraintes à la prostitution par leur compatriote. Elles ont expliqué que cette dernière leur imposait une « dette de voyage » de 1 500 000 FCFA chacune avant toute possibilité de liberté.

Les enquêteurs ont également découvert un système de tontine forcée mis en place pour récupérer les revenus issus de cette exploitation. Chaque victime devait verser 50 000 FCFA tous les cinq jours à la suspecte.

Deux des victimes auraient déjà payé 700 000 FCFA chacune, tandis qu’une troisième avait terminé le remboursement intégral de sa dette.

Confrontée aux éléments de l’enquête, la mise en cause a reconnu les faits et révélé l’existence d’une filière transfrontalière impliquant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Nigeria, le Bénin, le Mali et le Sénégal.

D’après ses aveux, les victimes auraient d’abord été retenues pendant un mois au Mali avant d’être transférées à Khossanto puis à Sambrabougou.

La suspecte a également admis avoir transféré une partie des fonds issus de cette activité vers sa famille au Nigeria afin de blanchir l’argent récolté.

Placée sous mandat de dépôt, elle a été présentée au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kédougou.

Les trois victimes, quant à elles, ont été confiées à une ONG spécialisée pour leur prise en charge et leur accompagnement.