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Ouverture de la 71e session de l'OMS. Le Sénégal et l'Ethiopie désignés pour siéger au Conseil exécutif

La soixante et onzième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique se tient aujourd’hui à Brazzaville, en format virtuel du 24 au 26 août 2021. Le Sénégal et l'Ethiopie sont désignés pour siéger au Conseil exécutif de l'OMS à compter de 151e session, en mai 2022, après la 75e Assemblée mondiale de la Santé.


Rédigé par leral.net le Mardi 24 Août 2021 à 19:44 | | 0 commentaire(s)|

Ouverture de la 71e session de l'OMS. Le Sénégal et l'Ethiopie désignés pour siéger au Conseil exécutif
A l’ouverture, Dr. Moeti a déclaré que la Région africaine est la plus touchée par les urgences de santé publique, et que cette Région doit donc participer activement aux discussions et à la prise de décisions mondiales concernant la préparation et la riposte aux situations d’urgence.

La Directrice régionale a exprimé sa gratitude aux États Membres, qui ont veillé à ce que les spécificités de la Région soient prises en compte lors de la Soixante-Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et des cent quarante-neuvièmes sessions du Conseil exécutif.

Elle a présenté un grand rapport sur la situation de la région, ou elle a rappelé que la santé occupe toujours le premier rang des programmes d’action politique, tant il est vrai que les situations d’urgence sanitaire peuvent avoir un impact sur tous les secteurs de la société, dans tous les pays.

Cela dit, elle a aussi assisté à l’émergence d’un leadership africain fort, qui place la santé publique au premier rang des priorités, qui fédère les expériences et mobilise les ressources acquises au cours de la riposte aux épidémies passées et qui combat la COVID-19, en jouant parallèlement un rôle moteur sur de multiples fronts afin d’améliorer l’état de santé des populations.

Elle a constaté partout dans le monde, des inégalités dans la distribution des kits de dépistage, des équipements de protection individuelle et des doses de vaccin, et les pays, africains sont le plus souvent à la traîne par rapport aux pays des autres continents.

Le secteur privé s’est avéré un partenaire précieux dans la riposte à la COVID-19, ce qui laisse entrevoir les nouvelles possibilités que nous pourrions saisir si cette collaboration vient à se généraliser dans le domaine de la santé et du développement.

« La COVID-19 ne sera pas la dernière menace à laquelle nous devrons faire face. Elle nous rappelle de façon abrupte que nous devons investir dans la préparation et accroître la résilience pour préserver la santé, le développement et la sécurité. Pour y parvenir, nous devons notamment amplifier la dynamique autour de la production locale et développer activement les solutions trouvées localement pour relever les défis auxquels les communautés sont confrontées », a-t-elle ajouté.

Dans allocution, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que sa délégation félicite l’OMS et remercie la Directrice régionale pour la présentation de son rapport et son évènement spécial sur la riposte à la COVID-19.

« Depuis 2020, nos pays sont particulièrement éprouvés par la pandémie de la Covid 19. Une crise sanitaire sans précédent qui a secoué tous les systèmes de santé même les résilients. »Les personnels de santé et d’appui aux soins, malgré leur charge de travail élevéont fait preuve de résistance, d’efficacité dans l’action pour faire face à la pandémie de la COVID 19. Ils sont à féliciter au plus haut niveau dans tous les états membres.»,

Il note que certes, l’Afrique n’a encore les prévisions sombres annoncées mais nous avons été fortement éprouvés par la circulation des variants dits préoccupants (surtout le Delta), qui ont engendre une forte mortalité et un nombre important de cas graves dans nos pays.

Cette épreuve des pics épidémiques dans la région,v a montré que nos gouvernements doivent investir davantage dans la santé, notamment dans les préparations aux épidémies et le renforcement des systèmes nationaux de santé pour soutenir le développement et la sécurité sanitaire.
jAinsi, le Sénégal a démarré le relèvement du plateau technique, par le renforcement des équipements des structures, l’ouverture de 4 hôpitaux de niveaux 2 et 3, et un recrutement massif d’infirmiers et de sages-femmes pour assurer un fonctionnement continu de son système de santé.

« Nous saluons les efforts consentis par l’Union Africaine et l’initiative COVAX dans le cadre de la vaccination. A ce titre, le Sénégal a vacciné 1.147.553 personnes. Cela dit, nous sommes convaincus que la production locale doit être encouragée dans les plus grands pôles de notre région, pour que le continent ne soit pas victime d’injustice et d’iniquité dans l’acquisition et la distribution des vaccins », a-t-il ajouté.

« Dans cette optique, le Sénégal travaille activement, avec l’appui de ses partenaires, à la réalisation du projet de production de vaccins contre la COVID-19 par l’Institut Pasteur de Dakar d’ici le début de l’année 2022 ,après la production de tests DIATROPIX. Dans la perspective de relance post covid et d’une plus grande résilience, le Sénégal a élaboré un plan d’investissement sectoriel 2020-2024 de 574 milliards pour renforcer ses équipements, infrastructures et ressources humaines », a-t-il conclu

A titre des désignations, le Sénégal et l’Ethiopie sont désignés pour siéger au Conseil exécutif de l’OMS, à compter de la cent cinquante et unième session, en mai 2022, après la 75e assemblée mondiale de la Santé.

Le Sénégal et les Seychelles seront aussi les représentants de la Région africaine au Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine (HRP), pour une période de trois ans, avec effet à compter du 1er janvier 2022.

Parmi les sujets techniques qui seront débattus figurent :

- Session spéciale COVID avec l’intervention du directeur régional des urgences sanitaires, le Sénégalais Dr. Abdou Salam Guèye qui va partager l’évolution de la maladie en Afrique mais les défis et les perspectives.

- Cadre pour la mise en œuvre du programme de vaccination 2030 dans la Région africaine de l’OMS, qui est établi à un moment où la Région africaine a été certifiée exempte de poliovirus sauvage, qui encourage le recours à la vaccination en tant qu’intervention efficace en santé publique.

- Le cadre pour une riposte multisectorielle intégrée à la tuberculose, à l’infection à VIH, aux infections sexuellement transmissibles et à l’hépatite dans la Région africaine de l’OMS 2021-2030.

- Le Cadre pour la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour vaincre la méningite d’ici à 2030 dans la Région africaine de l’OMS, qui cherche à tirer parti des succès passés pour atteindre l’objectif de l’élimination de la méningite dans la Région africaine d’ici à 2030 ;

- Le Cadre pour la mise en œuvre de la Stratégie mondiale visant à accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique dans la Région africaine de l’OMS, qui vise à éliminer le cancer du col de l’utérus

- Le Cadre pour le renforcement de l’utilisation des bases factuelles, de l’information et de la recherche pour la prise de décision dans la Région africaine, qui préconise le renforcement des plateformes de recherche et d’information, la promotion de l’utilisation efficace de la recherche et l’intégration de nouveaux outils de recherche dans le système de soins de santé, afin d’éclairer les politiques et les décisions prises dans les pays.



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