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Politique en matière d’égalité de genre: Les bons points et statistiques du Sénégal

Dans le cadre de sa politique en matière d’égalité de genre, en matière de représentativité des femmes au sein du parlement, le Sénégal se classe au onzième rang mondial, avec une proportion de 41,8% et occupe la troisième place en Afrique ? Au-delà de ces bons points, le document budgétaire qui s’est focalisé sur l’aspect genre, a aussi livré ses statistiques.


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Décembre 2021 à 17:49 | | 0 commentaire(s)|

Malgré la persistance de disparités dans certains domaines, des avancées ont été notées en matière d’égalité de genre, notamment dans le domaine de l’accès aux instances de décision, à l’éducation et à la formation.

Ces avancées résultent de la mise en place d’un dispositif juridique en faveur de l’égalité des sexes et de la promotion des droits fondamentaux des femmes et des filles. Parmi ces textes, figurent la Convention pour l’Elimination de toutes Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) de 1979, le Protocole à la Charte africaine des Droits et des Peuples relatifs aux Droits de la Femme en Afrique de 2003 (Maputo), la Déclaration solennelle des Chefs d’Etats et de Gouvernements sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique, les ODD, l’Agenda 2063 de l’Afrique et l’acte additionnel pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes pour un développement durable dans l’espace de la CEDEAO.

Au niveau national, le genre est érigé comme critère d’éligibilité des projets dans le PAP 2A, en plus de l’arrimage de la SNEEG au PSE. D’ailleurs, c’est dans cette optique que s’inscrit la revue thématique genre, coordonnée par le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants (MFFGPE), conformément aux dispositions de la lettre-circulaire n°0097/MEPC/DGPPE/UCSPE du 21 février 2021.

En outre, la Constitution de la République du Sénégal de janvier 2001 pose le principe de l’égalité de l’homme et de la femme devant la loi. A côté de ce cadre4 juridique, l’on note l’existence d’un cadre de référence des politiques publiques sensibles au genre, à travers le PSE et la SNEEG, en tant que leviers de promotion d’une participation inclusive, équitable ou égalitaire des hommes et des femmes au processus de développement.

En matière de représentativité des femmes au sein du parlement, le Sénégal se classe au onzième rang mondial avec une proportion de 41,8% et occupe la troisième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et le Rwanda considérés comme leaders au plan mondial, avec un hémicycle composé à 62% de femmes.

Au niveau de l’Assemblée nationale, grâce à l’application de la loi sur la parité, la proportion des femmes députés est passée, entre la 12éme et la 13éme législature de 18,7% à 42,42%.

La présence des femmes au niveau du Conseil économique, social et environnemental (CESE) est de 22%, soit vingt-six (26) sur un total de cent vingt (120).

Pour le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT), les femmes représentent le tiers des conseillers avec cinquante (50) sur un total de cent cinquante (150), soit 38,8% des élus et 27,1% des nommés. Également, la présence d’une femme à la tête de cette importante institution constitutionnelle constitue un fait majeur qui mérite d’être salué et traduit la volonté du Gouvernement de promouvoir le genre dans les instances de prise de décision.

Pour ce qui est des collectivités territoriales, grâce à l’application de la loi sur la parité du 28 mai 2010, le nombre de femmes conseillers est passé du simple au triple avec 16% en 2009 contre 47% en 2014, soit 13 103 femmes sur un total de 27 760 conseillers.

S’agissant des forces de défense et de sécurité, les enjeux liés à l’introduction du genre dans les rangs des forces de défense et de sécurité ne sont plus à démonter et leur effectif dans les corps militaires et paramilitaires est de plus en plus important. Toutefois des contraintes socioculturelles et liées à la condition féminine méritent d’être levées afin de garantir un plein succès à cette initiative salutaire. La présence des femmes dans les forces de défense et de sécurité a augmenté, passant de 1 631 à 1 850 agents entre 2019 et 2020. Elles représentent ainsi 4,7% de l’effectif total.

Du côté de la diplomatie, la proportion de femmes ambassadeurs est passé de 20% à 19% entre 2020 et 2021, soit une baisse de 1 point de pourcentage. Quant à l’effectif des consuls généraux, sur un nombre de onze (11), on ne compte aucune femme.

Quant à la fonction ministérielle, la proportion des femmes passe de 22% à 21,2% entre 2020 et 2021 avec sept (7) femmes sur un total de trente-trois (33) ministres de l’attelage gouvernemental en plus du ratio de 25% au niveau des postes de Secrétaires d’Etat.

Dans le commandement territorial, le niveau de représentation des femmes est faible avec une (1) seule femme gouverneur de région sur quatorze (14), 9 adjoints au gouverneur sur 28, 4 préfets sur 46, 7 adjoints au préfet de département sur 46, 6 sous-préfets d’arrondissement sur 127 et 4 adjoints sous-préfet sur 127.


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