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Présidentielle 2019 : « Il est très probable qu’Ousmane Tanor Dieng se présente »

Ousmane Tanor Dieng pourrait bien se présenter à la présidentielle de 2019 si l’on se fie au flair de Mamadou Diop Decroix, qui y a mis un brin de doute méthodique.


Rédigé par leral.net le Mardi 30 Janvier 2018 à 14:16 | | 0 commentaire(s)|

Au moment où vous vous apprêtez à marcher, le parti du Président Macky Sall, l’Alliance pour la République, a entamé une tournée à l’intérieur du pays. Ne risquez-vous pas d’être en retard en direction de la présidentielle de 2019 ?

« Je crois savoir que le Président de l’Apr est à la manœuvre pour recoller les morceaux de son appareil qui peine à redémarrer. La presse en a rendu compte. Les fractures sont béantes dans ce qui lui tient lieu de parti. S’il doit y avoir retard, il faut chercher du côté du pouvoir avec, d’ailleurs, un Ousmane Tanor Dieng qui risque bien de se présenter à la prochaine présidentielle.

Ah bon ? Croyez-vous réellement à une candidature d’Ousmane Tanor Dieng, si l’on sait qu’il fait partie des principaux alliés du Président Sall ?
 
Il est très probable qu’Ousmane Tanor Dieng se présente. Nous n’avons pas le temps de dégoupiller cela en analyse politique, mais c’est ce qui risque de se produire. Concernant l’opposition, tous les leaders que je connais sont sur le terrain. On se réunit, mais les gens sont sur le terrain. Pour nous, la question de la sécurisation du processus électoral est aussi importante que le travail de terrain. L’Apr ne peut, en aucun cas, être en avance sur nous. Elle a suffisamment de problèmes. Elle n’arrive pas encore à démarrer.
 
 Est-ce que vous n’avez pas de problèmes vous aussi vu que l’opposition n’a pas vidé la question de la candidature unique ou plurielle ?
 
 Le syndrome « Benno Siggil Sénégal » avec le duo Niasse-Tanor, nous n’en voulons pas. La question d’une candidature unique n’est même pas discutée au sein de l’opposition. C’est une question qui ne se pose pas chez nous. Nous ne posons pas la problématique d’une candidature unique. J’estime que l’existence de pôles dans l’opposition pour aller aux élections, est une excellente chose.

Chaque pôle faisant le plein de ses voix. Ici, c’est ce qui compte, contrairement aux élections législatives où c’est la liste majoritaire qui a pu permettre à la coalition « Benno Bokk Yakaar » de prendre les sept députés de Dakar avec seulement 34 % des voix. A la différence de ce mode de scrutin, la présidentielle est à deux tours.
 
Pour passer au premier tour, le candidat doit avoir au minimum 50 % des suffrages plus une voix. A l’Apr, on fait une projection de 60 %… L’Apr a perdu 16 points entre 2012 et maintenant. En 2012, elle avait 65 %. Aux dernières législatives, elle a eu 49 % dans les conditions que nous savons… Il y a une baisse tendancielle des parts de marché de la coalition au pouvoir dans l’électorat sénégalais.

Et cette baisse ne s’arrêtera pas. J’ai entendu des tenants du pouvoir promettre la victoire dès le premier tour à leur candidat, c’est de la rodomontade. Ils devraient plutôt implorer le ciel pour avoir leur candidat au second tour."




 
Extraits interview accordée au journal Le Soleil



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