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Projet de structuration de l’industrie pharmaceutique locale: Le privé national s'engage pour 210 milliards FCfa

Le processus de structuration du plan de relance de l’industrie pharmaceutique, se poursuit. Hier, vendredi 8 octobre 2021, soit trois semaines après le lancement de l’atelier intensif de structuration du plan de relance du secteur pharmaceutique, dénommé «LAB», les acteurs ont procédé à la présentation des résultats à mi-parcours, jugés encourageants, rapporte "Sud Quotidien".


Rédigé par leral.net le Samedi 9 Octobre 2021 à 16:10 | | 0 commentaire(s)|

Le projet de structuration de l’industrie pharmaceutique locale se déroule bien. Et le secteur privé sénégalais n’entend pas jouer les seconds rôles dans la relance de l’industrie pharmaceutique. Pour ce faire, il s’engage à investir 210 milliards FCfa ainsi répartis : 1,5 milliard FCfa pour la recherche et le développement, 168,8 milliards FCfa pour la production, 1,7 milliard FCfa pour la distribution et 43,6 milliards FCfa de transverse. Mais pour y arriver, d’importantes réformes devraient être faites au préalable, de façon rationnelle pour répondre aux attentes du secteur.

Dans le pré-Lab 12 réformes avaient été identifiées dont 9 structurées à ce jour. Il s’agit de la charte sur l’élaboration de la pharmacopée sénégalaise, la révision du cadre juridique régissant la production pharmaceutique, l’application d’une fiscalité incitative, spécifique pour l’industrie pharmaceutique, la re catégorisation des vitamines et compléments alimentaires dans le TEC, le changement de statut de la Pharmacie nationale d’approvisionnement, la mise en place de l’Autorité sénégalaise de réglementation pharmaceutique, le renforcement de la formation sur les métiers de l’industrie pharmaceutique, la réforme sur la réduction du coût de l’électricité et enfin la mise en place des mesures de réglementation du marché.

La mise en œuvre de la réforme devrait coûter à l’Etat du Sénégal, environ 30 008 000 000 FCfa dont 5 093 000 000 FCfa pour le plan d’urgence de transition (2021-2022) et 24 915 000 000 FCfa pour le plan de mise en œuvre (2022- 2023). Les produits identifiés sont les phyto médicaments, médicaments génériques innovants, solutés massifs, dispositifs médicaux et produits de dialyse, vaccins/bioproduits. S’agissant du financement requis pour les projets publics, il est tablé à 95,6 milliards FCfa.

500 MILLIARDS FCfa D’INVESTISSEMENTS

Dans le même élan, le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi (Bos) du Pse, El Ousseynou Kane a beaucoup insisté sur l’impératif de bien réformer, pour s’assurer qu’on n’aura pas donné l’impression de faire du surplace. «Le plan d’investissements est aujourd’hui chiffré à 500 milliards FCfa». Ce qui montre que montre que le projet est «ambitieux et réalisable», soutient-il. Mais, «cela ne suffit pas et je voudrais insister sur la nécessité d’engager les réformes utiles pour avancer», oriente-t-il.

Faute de quoi, «cet investissement ne servira à rien parce qu’en définitive, sans les réformes idoines, point de résultats viables sur le terrain», a-t-il soutenu. « Et je pense très sincèrement que c’est ce, à quoi nous sommes attendus », dit-t-il. Par conséquent, « évitons toutes idées arrêtées », a-t-il prévenu. A noter que ledit projet ambitionne d’assurer par la production locale, la fourniture de 50% des besoins en médicaments et autres produits de santé, à l’horizon 2035.

Ndèye Fatou Kébé

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