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RDC : une influenceuse critique du pouvoir arrêtée en Tanzanie et transférée à Kinshasa

Denise Mukendi, ancienne soutien de Félix Tshisekedi devenue opposante, visée par plusieurs dossiers judiciaires

Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 14:00 | | 0 commentaire(s)|

Le gouvernement congolais annonce une offensive judiciaire contre des voix critiques sur les réseaux sociaux, après l'arrestation en Tanzanie et le transfert à Kinshasa de l'influenceuse Denise Mukendi, devenue soutien affiché de l'AFC/M23.


Une influenceuse congolaise, Denise Mukendi, a été arrêtée le 30 août 2026 en Tanzanie sur la base d'un mandat émis par les autorités de la République démocratique du Congo, selon des informations rapportées par RFI. Elle a ensuite été transférée dans la nuit vers Kinshasa, précise la même source.

Denise Mukendi s'était fait connaître comme une partisane du président Félix Tshisekedi avant de devenir, au fil du temps, une critique virulente du pouvoir en place. Elle s'était également affichée comme un soutien déclaré de l'AFC/M23, mouvement politico-militaire actif dans l'est du pays.

Plusieurs dossiers judiciaires évoqués

D'après RFI, l'influenceuse serait visée par plusieurs dossiers dont les autorités congolaises n'ont pas encore précisé le contenu. Aucun détail supplémentaire sur la nature exacte des charges retenues contre elle n'a été communiqué à ce stade par les autorités judiciaires ou le gouvernement.

Cette absence de précisions sur les chefs d'accusation intervient alors que le dossier suscite déjà des interrogations sur les conditions de l'arrestation et du transfert de la mise en cause depuis la Tanzanie vers le territoire congolais.

Une opération présentée comme la première d'une série

Le porte-parole du gouvernement congolais a présenté cette arrestation comme la première d'une série d'opérations à venir, selon RFI. Cette annonce laisse entendre que d'autres personnalités actives sur les réseaux sociaux et jugées critiques envers le pouvoir pourraient également faire l'objet de poursuites dans les prochaines semaines.

Cette déclaration s'inscrit dans un contexte où les autorités congolaises semblent vouloir renforcer leur surveillance et leur contrôle sur les contenus diffusés en ligne, notamment ceux émanant de voix soutenant des mouvements armés ou politiques opposés au pouvoir de Kinshasa.

Une offensive judiciaire et numérique

Le cas de Denise Mukendi illustre, selon RFI, une offensive à la fois judiciaire et numérique menée par les autorités congolaises. Cette stratégie viserait à identifier et poursuivre les influenceurs et personnalités des réseaux sociaux dont les prises de position sont jugées hostiles au gouvernement, en particulier ceux affichant un soutien à l'AFC/M23.

L'affaire soulève des questions sur les modalités de coopération judiciaire entre la RDC et la Tanzanie, ainsi que sur le respect des procédures légales dans le cadre de ce transfert. À ce stade, aucune précision officielle n'a été apportée sur les suites judiciaires réservées à Denise Mukendi, ni sur la date d'une éventuelle comparution devant la justice congolaise.