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Réduire l’opposition à sa plus simple expression: Macky Sall, le rouleau-compresseur

Toutefois, Ousmane Sonko devra composer avec un pouvoir habitué à avoir ce qu’il veut, détenteur de moyens “légaux” d’utilisation de la violence et auquel on prête assez souvent une capacité d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. Ce, par tous les moyens qu’il juge adéquats et défendables.


Rédigé par leral.net le Jeudi 11 Février 2021 à 09:04 | | 0 commentaire(s)|

Réduire l’opposition à sa plus simple expression: Macky Sall, le rouleau-compresseur
Sur son dessein annoncé de réduire l’opposition à “sa plus simple expression”, Macky Sall n’a jamais reculé devant rien. Une attitude qui semble innée en lui, puisque bien différente de celle de son mentor politique, Abdoulaye Wade.

D’ailleurs, entre l’ex président de la République et son successeur, Thierno Alassane Sall donne une des principales différences : “Wade, quoiqu'à la dictature, enclin, a toujours eu cette retenue de dernière minute qui suspend le geste fatal. Comme je l'ai dit dans le Protocole de l'Elysée, Macky Sall, qui s'est tiré des griffes de Wade sans une seule égratignure, ne lâche sa proie qu'une fois refroidie”.

L’ancien ministre de l’Energie ira plus loin dans son message posté hier sur les réseaux sociaux. Selon lui, “Macky Sall a plongé le Sénégal dans une longue nuit noire, où tous les guet-apens, toutes les machinations, tous les coups tordus sont permis. (…) Mais un jour, le vent qu'il sème dans les demeures des citoyens jusqu'aux tréfonds de leurs cœurs, soulèvera l'ultime tempête pour lui”.

Un fait nouveau par rapport aux processus de neutralisation de Karim Wade et Khalifa Fall, l’Agent judiciaire de l’Etat de l’époque a pris du galon. Devenu ministre de l’Intérieur, son département a été cité par l’opposant, comme instigateur de l’ombre des accusations qui le vise. Il faut dire que Pastef est le seul parti politique qu’il a quasiment menacé de dissoudre en début d’année.

Le 2 janvier dernier, Antoine Félix Diome faisait savoir, par voie de communiqué, que la formation s’exposait “à la dissolution”, comme “tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal”.

Ceci, après le lancement d’une campagne de levée de fonds internationale par Pastef, qui avait permis de récolter plus de 125 millions de F CFA et 80 millions de promesses de dons.

Autant dire que le président de la République et ses partisans seront sans concession, dans cette affaire. Comme cela a été dans les procédures ayant visé Khalifa Sall et Karim Wade, la machine politico-judiciaire s’avance inexorablement vers la perte du leader de Pastef. Toutefois, il faudra aussi que l’accusation soit solide et puisse être recevable devant la Cour, car, la justice sénégalaise, jusqu’à preuve du contraire, reste debout. Et ne condamnera pas sans preuve.

Après cette “tentative d’intimidation” dénoncée par Ousmane Sonko, le voilà désormais devant des accusations beaucoup plus graves, relevant du domaine criminel. Le meilleur moyen de le voir se retrouver en prison, à trois ans de la date de la prochaine présidentielle, est de le déchoir de ses droits civiques.

En tout cas, devant ses ambitions politiques, Macky Sall n’a jamais montré des signes de faiblesse. Que ce soit à l’encontre des opposants, dans le recrutement d’adversaires ou dans la séparation avec des compagnons trop ambitieux.

La suite promet d’être électrique.





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