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Sont-ils fondés à nous appeler à la défense de la démocratie? (Mahmoud saleh )


Rédigé par leral.net le Mardi 17 Avril 2018 à 12:01 | | 0 commentaire(s)|

Ils confondent leurs mémoires à celles des populations, en leur prêtant une mémoire courte qui leur fait penser, qu elles ont oublié leurs méfaits passés vis-à-vis de la démocratie.
 
Que non! Elles ont le stoïcisme et la sérénité des populations matures et, qui, comme, elles l’ont souvent montré , par le passé, attendent le moment opportun pour rappeler à ses fossoyeurs de la démocratie, leurs méfaits en les sanctionnant.

Ils, ce sont ceux qui veulent s’imposer à nous comme nos dirigeants, en voulant nous indiquer la voie à suivre et qui ne peuvent pas l’être. Leur passé les discréditent. 
 
Ce passe récent est encore frais dans nos mémoires. Il est proche de nous du point de vue historique. Le plus récent date de 2011/2012. 
 
Souvenons-nous de leur position face au 3e mandat et la succession monarchique qui a vu ces soit-disant dirigeants, fouler aux pieds les éléments élémentaires de la démocratie, bafouer ses principes, tenter de contourner la souveraineté populaire par le ‘ticket présidentiel ‘. Tous se souviennent  des éléments tragiques qui ont précédé les élections présidentielles de 2012. Seules la volonté et la détermination des populations nous en ont sorti. On sait alors jusqu'où ces soi-disant dirigeants sont prêts à aller pour leurs ambitions et nous ne sommes pas prêt à cautionner ce genre de pratiques et avons indiqué et ce, depuis très longtemps et en particulier en 2012, que nous n’accepterons plus jamais que des charlatans politiques puisse soumettre la démocratie à leurs ambitions et lui tordre le cou, à chaque fois que de besoin. 
 
Ceux qui étaient derrière les barreaux en 2011, défendant la Constitution, se souviennent encore de qui leur faisaient face. Alors à ceux-là, relègues par l’alternance de 2012 au rang de nains politiques, sans lien avec les populations, cherchent à créer une situation de confusion, en faisant dans l’amalgame, en cherchant à déformer la réalité et à se créer une opportunité d’exister à nouveau, en vain. 

Ils ne sont pas fondé à nous appeler à La Défense de la démocratie. Ils en sont discrédités et laissons-les dans leurs situations de reliques du passé, qui cherchent à se rappeler à notre bon souvenir.
 
Il n’y a pas qu’eux. C’est vrai qu’il n’était pas devant les barricades de 2011 et on en ignore les raisons, aujourd’hui encore. Sa dernière responsabilité connue se situe entre 2000 et 2004, de Directeur de cabinet à Premier ministre. Ce que nous pouvons retenir de cette période comme fait marquant et qui restera encore gravé dans nos mémoires pour longtemps, c’est son rapport à la démocratie.

La démocratie se nourrit de la souveraineté populaire qui la renforce. La souveraineté populaire en constitue l’épine dorsale et sans souveraineté populaire, on ne peut parler de démocratie. Qui s’attaque à souveraineté populaire,  bafoue la démocratie. Et c’est ce qu’il a fait.

N’oublions jamais le cri de cœur de l’ancien président Me Wade qui en 2004,  dénonçait l’existence d’une « dualité de pouvoir au sommet de l’Etat «. Il s’agissait d’une tentative de quelqu’un qui n’était pas dépositaire de la souveraineté populaire, à déposséder celui qui en était le dépositaire, en vue d’exercer un pouvoir qui ne lui était pas confié. 
 
Ce qu’on retiendra comme dernier fait historique connu de cet ancien Premier ministre, c’est cette tentative de ramener notre pays à l’Antiquité et de tenter de le soumettre à ses ambitions. Alors, lui aussi est- il fondé à nous appeler à défendre la démocratie ? Je laisse le soin aux populations d’y répondre.
 
C’est une certitude, les populations sénégalaises ne laisseront plus leur république menacée et ses institutions galvaudées. Plus jamais. Et c’est pourquoi, j’ai la conviction qu’elles ne suivront pas certains appels tendant à instaurer un climat de tension et de désunion. Comme elles l’ont montré par le passé, elles défendront la démocratie dans tous les sens. Hier, c’était derrière les barricades, face aux tenants du pouvoir et aujourd’hui, à côté du pouvoir, leur pouvoir. Celui qui émane de leur volonté.
 
À ceux qui étaient hier à nos côtés dans les combats pour la démocratie et qui semblent aujourd’hui, désabusés, et qui cherchent à exister en s’accrochant à une perspective que cherche à ouvrir les tenants de l’ancien pouvoir, à se ressaisir, s’amender et ainsi retourner dans le camp de la démocratie, car c’est leur place. Ils sont aussi bénéficiaires que nous des retombées du combat pour la démocratie. Ce n’était pas pour se retrouver aux côtés de ceux qu’ils ont combattu hier, en défense de la démocratie et être leurs lieutenants dans la déstabilisation du pouvoir qu'ils ont contribué à installer et , à raison.
 
Rien n’est parfait dans la vie et rien n’est facile non plus. Et c’est pas en une décade que l’on reconstruit un pays suce par des dizaines d’années de prévarication et de mal gouvernance ou rien de significatif pouvant aider à avancer dans le développement, n’a été fait. Aucune infrastructure significative, rien dans la santé, dans l’éducation, le développement territorial, la création de 
conditions pour l’emploi, le retard dans le domaine du genre et pour l’économie, la dernière initiative connue date de 1979, avec feu Babacar Bâ qui a tenté par le biais d’un accompagnement de la défunte Bnds, à créer les conditions d’un développement d’un affairisme national vite étouffé par la politique de soumission de l’époque.

Personne n’ignore que ce qui traverse le pays; n’épargne pas son gouvernement. Ce serait naïf de penser que le gouvernement est isolé de la réalité nationale et épargné de ses convulsions.
 
Les intérêts contradictoires qui s’affrontent quotidiennement et les rapports de force qui en résultent, influencent les choix et orientations du gouvernement. Et c’est ainsi et c’est valable pour tous les pays. Nos vaillantes populations doivent être accompagnées pour instaurer un rapport en leur faveur et ainsi peser sur les cours politiques nationaux. C’est de notre responsabilité, nous qui avons été avec elles, du pouvoir actuel comme de la partie de l’opposition copropriétaire de la victoire de 2012, actuellement désorientée de le faire.
 
Vous n’avez rien à faire avec eux, vous n’êtes pas à votre place et vous risquez d’être au service de ceux qui veulent soumettre la démocratie à leurs ambitions. Refusez- le !!!



 
Mahmoud Saleh



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