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Samedi 5 Septembre 2026

Tchad: le parquet requiert 30 ans de prison contre Abdoulaye Miskine, la défense plaide l'acquittement

Le procès du chef de guerre présumé s'est achevé vendredi à Ndjamena


Après plusieurs jours d'audience, le procès d'Abdoulaye Miskine et de ses trois coaccusés est entré dans sa phase finale vendredi 4 septembre 2026 à Ndjamena. Le ministère public a requis une peine de 30 ans de prison ferme contre le chef de guerre présumé.



Le procès d'Abdoulaye Miskine, présenté comme un chef de guerre présumé, s'est poursuivi jusqu'à sa dernière phase vendredi 4 septembre 2026 à Ndjamena, capitale du Tchad. Après plusieurs jours d'audience, le parquet a présenté ses réquisitions contre l'accusé principal et ses trois coaccusés.
Selon RFI, le ministère public a requis une peine de 30 ans de prison ferme contre Abdoulaye Miskine. Il est poursuivi pour des faits graves, notamment assassinat, torture, séquestration, enlèvement et viol.
Des réquisitions distinctes pour les coaccusés Les trois coaccusés d'Abdoulaye Miskine, jugés dans le cadre de la même procédure, font face à des chefs d'accusation différents. Le parquet a requis contre eux une peine de dix ans d'emprisonnement, pour tentative de création et participation à des mouvements insurrectionnels.
Ce procès, qui s'est étalé sur plusieurs journées d'audience à Ndjamena, a mobilisé l'attention de l'opinion tchadienne compte tenu du profil de l'accusé principal, dont le parcours est associé à des épisodes de conflit dans la sous-région.
La défense plaide l'acquittement Face aux réquisitions du parquet, la défense d'Abdoulaye Miskine a demandé l'acquittement de son client, selon les informations rapportées par RFI. Les avocats contestent ainsi l'ensemble des charges retenues contre lui dans ce dossier.
Le verdict de ce procès, dont l'issue est très attendue, devra déterminer si les réquisitions du parquet seront suivies par les juges tchadiens ou si les arguments de la défense seront pris en compte pour tout ou partie des accusations.
Cette affaire judiciaire s'inscrit dans un contexte plus large de procédures visant des personnalités impliquées dans des activités qualifiées d'insurrectionnelles au Tchad. L'affaire Abdoulaye Miskine reste suivie de près par les observateurs de la région, en raison de la gravité des faits reprochés et de la personnalité de l'accusé.
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